Daniel Vladimir Nava Toxqui est un technicien entomologiste de terrain en stage d’été qui travaille avec l’équipe de la faune terrestre de la Fédération canadienne de la faune.

En tant que biologiste de la faune, mon bureau se trouve partout dans la nature.

Mon travail peut sembler amusant et attrayant (et c’est le cas), mais il peut aussi présenter des inconvénients. On peut commencer par une belle journée ensoleillée et finir trempé sur le chemin du retour. On peut travailler au-delà des heures régulières, et devoir s’y remettre aussitôt après une nuit de sommeil. On peut être harcelé par les tiques, les moustiques et d’autres bibites désagréables.

Daniel sur le terrain.

J’aime être sur le terrain, mais il est parfois difficile d’endurer toutes les difficultés et parfois même les dangers.

Je crois pourtant à la finalité du travail des biologistes. Ma petite contribution à la protection de l’environnement minimise beaucoup tous les inconvénients liés à mon travail. J’apprécie de plus les petits plaisirs liés au travail sur le terrain : discuter avec des collègues, observer des espèces incroyables à l’état sauvage, bénéficier de vues imprenables, entre autres choses.

Étudier la diversité des réseaux trophiques dans les Prairies canadiennes

Cet été, je travaillais dans le magnifique habitat des Prairies canadiennes. Pour certains, cela peut sembler banal, mais pour moi, en tant que visiteur du Mexique, découvrir de nouveaux habitats, paysages et espèces sauvages dans un écosystème différent n’a pas de prix.

J’ai travaillé sur un projet concernant une partie du réseau trophique complexe et diversifié de cet écosystème, impliquant des insectes, des oiseaux et des végétaux. J’ai participé à l’échantillonnage des insectes et de la végétation afin d’obtenir les données nécessaires.

Pour les insectes, nous avons eu recours à des bacs jaunes, à des pièges à balayage et des pièges Malaise positionnés de manière stratégique dans des champs de propriétaires de ranch et des aires protégées afin d’obtenir la meilleure représentation possible de la réalité et de mesurer l’effet du pâturage sur le réseau faunique. Et laissez-moi vous dire que la diversité et la quantité d’insectes qu’on peut récolter dans les prairies sont impressionnantes. L’incroyable variété de la nature cachée au premier abord n’est perceptible que si on l’observe en profondeur.

Nous avons étudié les caractéristiques végétales des sites pour vérifier s’ils correspondent aux besoins en matière d’habitat des espèces indigènes, en particulier des espèces vedettes et parapluies. Si les habitats disposent de ce qui est nécessaire pour abriter des populations saines de faune indigène, alors nous contribuons à ce segment du réseau. Si les habitats ne disposent pas des éléments nécessaires, nous devons repenser nos actions et trouver comment faire mieux, nous impliquer et nous engager pour la cause dans la mesure de nos possibilités individuelles.

La conservation ne concerne pas seulement les animaux ou les plantes, il s’agit aussi de nous.

Il s’agit de maintenir le monde en bon état, afin que nous puissions continuer à y vivre et à y prospérer. Nous n’avons ainsi pas d’autre choix que de préserver et d’améliorer notre biodiversité, car la nature est notre patrimoine et l’héritage que nous léguons à nos enfants.

En fin de compte, nous devons faire preuve d’un peu d’amour et de respect pour notre planète, car c’est grâce à la biodiversité et à tous les processus impliqués que nous devons notre existence en tant qu’espèce.

Apprenez-en plus sur les travaux de la Fédération canadienne de la faune relatifs aux pollinisateurs en action.

A propos de l’auteur

Daniel est un biologiste de la faune, qui est né et a grandi au Mexique. Il se passionne pour les espèces sauvages et leur comportement. Il s’efforce de consacrer sa vie à la conservation de la biodiversité, à la photographie et à la vulgarisation scientifique.