Bonjour! Je m’appelle Annie, votre biologiste de quartier et coordonnatrice de Faune et flore du pays. Je ne vous cacherai pas que c’est probablement le plus beau métier du monde!

L’un des avantages de mon travail est que je peux contribuer au choix des espèces dont nous parlons. Nous essayons de mettre en valeur une grande diversité d’êtres vivants provenant des quatre coins du pays. Alors, lorsque l’équipe a réalisé que ça faisait très longtemps que nous n’avions pas tourné de vidéo dans la forêt pluviale côtière de la Colombie-Britannique, j’étais ravie! Il faut savoir que j’ai un faible pour les créatures les plus étranges, y compris celles que plusieurs considèrent comme… disons, peu attrayantes. Et comme nous n’avions encore jamais parlé d’un gastéropode à FFP, c’était l’occasion rêvée! Les gastéropodes comptent parmi les rares groupes d’animaux qui ont réussi à s’adapter aux trois grands types d’habitats : l’océan, les milieux d’eau douce et la terre ferme. Ils sont tous fascinants!

Cette année, nous allons à la rencontre de la limace-banane! Notre nouvelle vidéo et notre fiche d’information sur cette créature gluante seront lancées le 6 juin 2026. Mais pourquoi avoir choisi la limace-banane? D’abord, j’ai toujours aimé les animaux qui ressemblent à des fruits. Franchement, qui pourrait y résister?! Plus sérieusement, les gastéropodes sont vraiment fascinants. Ils appartiennent à l’embranchement des mollusques (Mollusca), tout comme les pieuvres et les huîtres. Ce sont des animaux sans squelette interne qui possèdent souvent une coquille dure qu’ils produisent eux-mêmes pour se protéger. Les limaces et les escargots font partie de la classe des gastéropodes, un groupe de mollusques dont le nom signifie littéralement « estomac-pied ». En effet, ils ne possèdent qu’un seul pied massif sur leur corps, qui est principalement constitué d’un estomac. Alors que les escargots peuvent se réfugier dans leur coquille, les limaces en sont dépourvues et doivent trouver d’autres moyens de se protéger. Et quand on est une créature molle, lente et dépourvue de dents, ce n’est pas chose facile! De nombreuses limaces comptent sur leur mucus, cette substance visqueuse qu’elles produisent pour se déplacer, pour leur donner un goût désagréable ou pour devenir si collantes qu’elles ne sont pas faciles à avaler. Certaines sont même toxiques!

Ce gastéropode jaunâtre ne fait pas exception. Il produit un mucus capable d’engourdir la bouche des oiseaux ou des mammifères qui tentent de le manger. Cette substance est même si épaisse qu’elle peut leur coller les mâchoires de certains reptiles prédateurs! Évidemment, même avec une bonne défense, il vaut mieux éviter de finir dans la gueule d’un prédateur. La limace-banane est donc très habile pour se dissimuler dans l’épais tapis des forêts pluviales côtières. Bien qu’il s’agisse de la plus grande limace du Canada — et de l’une des plus grandes limaces terrestres de la planète — elle est étonnamment difficile à repérer dans les endroits ombragés et humides sous les immenses arbres de son habitat.

Cet été, FFP vous fera découvrir certaines des espèces les plus emblématiques de la forêt pluviale côtière, dont la limace-banane. Vous souhaitez en apprendre davantage à son sujet? Si vous visitez une forêt pluviale cet été, ouvrez l’œil! Regardez où vous mettez les pieds (vous ne voudriez pas en écraser une) et observez attentivement le sol forestier. Vous pourriez apercevoir l’une de ces créatures fascinantes en train de se déplacer lentement. Et n’oubliez pas de consulter les médias sociaux et le site Web de FFP à www.hww.ca/fr/, pour obtenir encore plus d’information sur cette limace.