Qu’est-ce qu’un chemin pour les pollinisateurs?

L’habitat des pollinisateurs ne cesse de diminuer et de se fragmenter, en partie en raison de l’expansion des collectivités humaines, des corridors de transport et du secteur privé.

90 % des plantes à fleurs du monde qui dépendent entièrement ou partiellement de la pollinisation animale.

Mais ça n’a pas à être le cas. En fait, la création d’habitats pour les pollinisateurs peut être un aspect largement complémentaire de ces paysages.

pollinator

En travaillant de concert, les propriétaires de terres privées et publiques peuvent créer des chemins pour les pollinisateurs — des corridors de plantes indigènes exempts de pesticides qui fournissent une source de nutrition et un habitat aux pollinisateurs afin de les aider à se disperser dans de nouveaux habitats en réponse au changement climatique.

Les chemins pour les pollinisateurs rétablissent et créent une grande variété d’habitats permanents de grande qualité riches en fleurs sauvages. Ils peuvent être créés en reliant plusieurs éléments : des pâturages de fleurs sur les terres agricoles, des boulevards bordés par des plantes bénéfiques pour les pollinisateurs dans les villes et les villages, des jardins dans les cours, et des lignes de transport électrique tapissées de fleurs sauvages indigènes. Il n’existe pas d’approche unique.

L’objectif est de relier des propriétés situées à une distance comprise dans le parcours de la plupart des pollinisateurs indigènes de la région. Par exemple, si les abeilles indigènes locales ont un parcours d’environ 750 mètres, une distance inférieure à ce parcours séparerait les propriétés et idéalement, des corridors d’habitat indigène les relieraient.

Definition :  Les chemin pour les pollinisateurses sont les corridors de plantes indigènes exempts de pesticides qui fournissent une source de nutrition et un habitat aux pollinisateurs afin de les aider à se disperser dans de nouveaux habitats.

La création de chemins pour les pollinisateurs exige beaucoup de coordination et de planification, mais leurs avantages sont nombreux. Non seulement ils renforcent le nombre de pollinisateurs et les services qu’ils offrent, mais ils fournissent aussi un habitat pour d’autres espèces fauniques et une occasion pour les gens de participer à la planification du territoire et d’interagir de manière significative avec la nature. Avec comme objectif de rétablir au moins 150 000 hectares d’habitats riches en fleurs au Royaume-Uni, l’initiative B-Lines de l’organisme Buglife offre un excellent exemple de tous ces bienfaits.

Les entreprises peuvent créer des chemins pour les pollinisateurs

Les pipelines de gaz naturel, les corridors de transmission d’électricité, les champs de panneaux solaires et les parcs éoliens occupent des millions d’hectares de terre à travers le pays. Pour des raisons de sécurité, beaucoup d’entreprises doivent maintenir la végétation en deçà d’une certaine hauteur dans leurs champs et leurs droits de passage — les longues bandes de terre sous les lignes électriques, au-dessus/en bordure des pipelines, et le long des routes. La plupart des plantes bénéfiques pour les pollinisateurs conviennent bien à ces restrictions, ce qui en fait d’excellentes options pour gérer la végétation sur les terres d’entreprises.

Right of way

Les entreprises peuvent favoriser les habitats pour les pollinisateurs sur leurs terres de différentes façons. The first is to restore the disturbed landscape with natural, native vegetation – preferably with flowers and shrubs that are in bloom from early spring through to fall to ensure continuous pollen and nectar sources. The second is to maintain vegetation in a way that minimizes harm to pollinators where possible. For example, cutting back on harmful herbicides, mowing only at the end of the summer once pollinators have finished using the plants, and removing invasive species. Finally, companies can enhance pollinator habitat by planting flowers and shrubs that provide pollinators with nesting and overwintering sites.

Les agriculteurs peuvent contribuer aux chemins pour les pollinisateurs

High-clearance sprayer working a canola field in Canada.

Les agriculteurs peuvent contribuer au rétablissement des populations de pollinisateurs de différentes façons. Ils peuvent créer et maintenir une plus grande diversité d’habitats naturels, par exemple en plantant des plantes à fleurs indigènes autour des terres cultivées. Le maintien des haies et des terres boisées contribue aussi à soutenir les pollinisateurs sauvages, puisque de nombreuses espèces se nidifient dans ces habitats.

Les agriculteurs peuvent réduire l’exposition des pollinisateurs aux produits chimiques nocifs en réduisant leur usage de pesticides, en optant pour des solutions de rechange en matière de lutte antiparasitaire et en prenant des mesures pour réduire les pertes de pesticide à l’épandage des terres cultivées vers d’autres zones. En utilisant des colonies d’abeilles mellifères pour la pollinisation, les agriculteurs peuvent faire pression pour un meilleur contrôle des agents pathogènes et pour une meilleure réglementation du commerce et de l’usage des pollinisateurs commerciaux.

En faisant tout cela, les agriculteurs peuvent protéger les pollinisateurs qui utilisent leurs champs, offrir des habitats aux chemins pour les pollinisateurs et accroître de manière générale le nombre de pollinisateurs dans leurs habitats.

Vous pouvez contribuer aux chemins pour les pollinisateurs

Parent and child gardening

Avez-vous une propriété? Une cour? Un balcon? Un jardin communautaire? Vous pouvez être une partie intégrante des chemins nationaux pour les pollinisateurs.

Faites une différence pour la faune du Canada en signant la pétition Bannir pour lavenir! Il nest pas trop tard!

Offrez un abreuvoir aux papillons

L’intérêt pour le jardinage pour les papillons connaît un essor — une bonne chose, puisqu’il représente une manière importante d’aider les papillons et autres pollinisateurs.

Mais saviez-vous que certains papillons tirent aussi leurs nutriments du sable humide, du compost et du fumier (un comportement appelé « mud-puddling » en anglais), ainsi que de la sève des arbres et de la matière organique humide comme les fruits en décomposition, les déjections animales et la charogne?

Photo: Sarah Coulber, CWF Caption: This swallowtail is feeding on washed up organic matter along a river
Ce porte-queue est en train de se nourrir de matières organiques qui se sont amassées sur les bords d’une rivière. Photo: Sarah Coulber, FCF.

Bien que certaines de ces sources d’alimentation ne soient pas très appétissantes ou faciles à reproduire pour nous, nous pouvons aider les papillons à obtenir leurs minéraux en créant une flaque de boue près des plantes à fleurs.

Flaques de boue dans un jardin

Photos : Sarah Coulber, FCF Placez votre flaque de boue dans un endroit ensoleillé et à l’abri.
Placez votre flaque de boue dans un endroit ensoleillé et à l’abri. Photos : Sarah Coulber, FCF.

Pour créer une flaque de boue, il peut suffire de laisser le sol dénudé dans une partie de votre jardin pour les papillons. Autrement dit, gardez une zone sans paillis. Le paillis naturel non teint comme la paille, l’écorce déchiquetée ou les feuilles est très bénéfique, puisqu’il empêche la pousse des mauvaises herbes, garde la température des racines plus constante, retient l’humidité et ajoute lentement des nutriments au jardin.

Ajoutez des plantes indigènes comme les asters, les asclépiades, l’eupatoire pourpre et l’échinacée à votre jardin pour les papillons. Photo : Shelley O'Connell, membre du club de photo, QC
Ajoutez des plantes indigènes comme les asters, les asclépiades, l’eupatoire pourpre et l’échinacée à votre jardin pour les papillons. Photo : Shelley O’Connell, membre du club de photo, QC

Mais si vous laissez le sol dénudé à la lisière de votre jardin, il attirera beaucoup plus facilement les papillons une fois qu’il sera humide après la pluie ou l’arrosage. Vous pouvez bien sûr laisser une partie du sol dénudé même si vous n’avez pas de jardin pour les papillons — tout jardin de fleurs ou potager fera l’affaire. Assurez-vous que le sol soit à niveau ou qu’il s’enfonce légèrement à un endroit au lieu de se terminer en pente — comme les pentes permettre à l’eau de s’écouler plus facilement, garder la zone humide exigerait plus de travail et d’eau.

Flaques de boue dans un récipient

Vous pouvez aussi déposer de la terre sablonneuse (non pas du sable stérile) dans un récipient comme une soucoupe pour pot de fleurs ou une vasque. Vous pouvez même utiliser un vieux bol de cuisine ou un plat de cuisson en verre si vous ajoutez assez d’eau pour l’humidifier. Surveillez les précipitations pour voir à quelle fréquence vous devrez humidifier le récipient, mais ne vous inquiétez pas; vous n’aurez pas à le garder humide en tout temps! Pendant les périodes très pluvieuses, vous devrez peut-être même vider l’excédent d’eau.

Si vous voulez soutenir d’autres insectes bénéfiques, ajoutez de petites pierres dans une section du récipient pour que les insectes puissent s’y percher pour s’abreuver.

Autres conseils

 

mudpuddling
Un porte-queue pataugeant dans la boue dans un jardin en Colombie-Britannique. Photo : Shannon Roberts, membre du club de photo, C.-B.

Vous pouvez encourager les papillons à trouver et à utiliser les flaques de boue en ajoutant du compost frais ou du fumier. Cela est particulièrement important si la flaque de boue fait partie de votre jardin et que la terre est pauvre en minéraux. Vos plantes en profiteront aussi.

Les papillons préfèrent généralement les endroits ensoleillés et à l’abri — un facteur à considérer pour l’emplacement d’un jardin pour les papillons et d’une flaque de boue.

This Question Mark Butterfly was feeding at a dirt-filled crack in the CWF parking lot
Ce polygone à queue violacée s’est arrêté pour une collation à une craquelure remplie de terre dans le stationnement de la FCF. Photo : Sarah Coulber, FCF.

N’oubliez pas : bien que la plupart des papillons adultes aient besoin de fleurs pour se nourrir de nectar, les chenilles, elles, ont besoin des feuilles des plantes pour se nourrir. Les plantes dont les chenilles se nourrissent sont appelées « plantes hôtes ». Identifiez les papillons de votre région et tentez de trouver leurs plantes hôtes (consultez notre document Gardening for Butterflies [en anglais]). Essayez ensuite de voir si ces arbres, arbustes ou plantes herbacées se trouvent sur votre terrain. Si ce n’est pas le cas, envisagez d’en ajouter!

Il est bien sûr utile de rehausser un habitat pour les papillons avec de la nourriture et de l’eau, mais il est impératif que la zone soit sécuritaire pour les papillons qui y vivent ou qui la visitent. Évitez les pesticides autant que possible pour garder les papillons (et autres pollinisateurs) de votre quartier en sécurité.

Apprendre en chemin

mudpuddling

Encouragez les enfants à observer et à remarquer quels papillons visitent vos fleurs et fréquentent votre flaque de boue. Est-ce que certains papillons (comme les porte-queue) visitent les deux, ou est-ce que certaines espèces (comme les polygones à queue violacée et les amiraux qui visitent rarement les fleurs) ne visitent que la flaque de boue? Certains papillons qui ne fréquentent normalement pas les flaques de boue, comme les monarques, peuvent visiter votre oasis boueuse si l’été est particulièrement sec et chaud.

Vous pouvez tenter une expérience avec votre flaque de boue en remplissant la moitié du récipient avec du sable (non stérilisé) et l’autre moitié avec du compost ou du fumier pour voir quel côté est le plus populaire!

Le rétablissement des pollinisateurs, une étape cruciale!

Les pollinisateurs, comme les abeilles, les papillons, les papillons nocturnes et les mouches, jouent des rôles essentiels dans les écosystèmes et dans la production de notre nourriture.

Si vous avez déjà mangé une pomme ou porté un t-shirt en coton confortable, vous pouvez remercier un pollinisateur d’avoir transporté le pollen d’une fleur à l’autre de ces plantes.

40%
Percentage of invertebrate pollinator species – particularly bees and butterflies – facing extinction.

Malgré les importants services qu’ils fournissent, les populations de beaucoup de pollinisateurs sauvages sont en déclin, largement dû à des changements dans leur habitat, aux pratiques agricoles intensives et à l’usage de pesticides, aux espèces envahissantes, à la maladie et au changement climatique.

Bumblebee
Bombus tenarius | Photo : Wendy Riley

Heureusement, beaucoup de mesures peuvent être adoptées pour ramener le nombre de pollinisateurs à ce qu’il a déjà été. Nous pouvons créer un habitat en plantant des plantes bénéfiques pour les pollinisateurs en bordure des routes, dans les parcs et dans les corridors de services publics.

Nous pouvons soutenir des pratiques agricoles durables, comme la rotation des cultures et la conservation des haies. Nous pouvons interdire l’usage des pesticides nocifs. Ces mesures favorisent le « rétablissement des pollinisateurs » et exigent l’attention du secteur privé, des individus et de tous les paliers de gouvernement.

« Il est impératif dinvestir dans les initiatives qui visent à renverser les effets des pesticides et de la perte dhabitat sur nos pollinisateurs. Ensemble, nous pouvons changer les choses. Cest pourquoi laménagement dun chemin pour les pollinisateurs à travers le Canada et la création dun programme national de surveillance sont des initiatives clés qui nous permettront denrayer ce déclin et de rétablir les populations. » ~Carolyn Callaghan, biologiste responsable de la conservation en matière de faune terrestre de la FCF

 

Qu’est-ce que les gouvernements du Canada peuvent faire?

Syrphid Fly | Photo: Allan McDonald
Syrphid Fly | Photo : Allan McDonald

Les gouvernements doivent de toute urgence exercer le leadership nécessaire au rétablissement du nombre et de la diversité des pollinisateurs.

Au moyen de la législation, de politiques, de stratégies et de plans, ils ont le pouvoir d’intégrer la protection et le rétablissement des pollinisateurs à notre société. Ici au Canada, beaucoup de gouvernements municipaux, régionaux et provinciaux prennent des mesures en ce sens.

Par exemple, les villes de Vancouver et de Montréal, ainsi que les provinces du Québec et de l’Ontario, ont toutes mis en place des mesures d’interdiction ou de réduction de l’usage des néonicotinoïdes nocifs. La ville de Calgary a lancé de nombreux projets bénéfiques pour les pollinisateurs, incluant un boulevard pour les abeilles et papillons composé de fleurs sauvages et d’une variété d’habitats de nidification. La ville de Toronto a lancé sa Pollinator Protection Strategy (stratégie de protection des pollinisateurs) qui, entre autres initiatives, fournit des subventions aux membres de la collectivité afin de créer un habitat pour les pollinisateurs. L’Ontario a adopté un Plan daction pour la santé des pollinisateurs qui engage le gouvernement provincial à surveiller la santé des populations d’abeilles sauvages et régies.

Monarch Butterfly | Photo: Brenda Doherty, CWF Photo Club
Monarch Butterfly | Photo: Brenda Doherty, CWF Photo Club

Alors que les gouvernements municipaux, régionaux et provinciaux mènent la charge pour le rétablissement des pollinisateurs à travers le pays, le gouvernement fédéral suit-il le rythme? En tant que signataire de la Convention sur la diversité biologique, le Canada s’est engagé à soutenir la mise en place de stratégies et de plans nationaux pour conserver la diversité des pollinisateurs. La première ébauche de la Convention, le Pollinator Initiative Plan of Action (plan d’action de l’initiative pour les pollinisateurs) pour 2018 à 2030, encourage les gouvernements à considérer quatre objectifs en s’attaquant à la protection et au rétablissement. Le Canada a pris des mesures pour l’atteinte de certains de ces objectifs, mais il lui reste beaucoup de chemin à faire pour d’autres.

Que pouvez-vous faire? Joignez-vous à nous : signifions au gouvernement que nous avons besoin d’un plan d’action national pour le rétablissement des pollinisateurs bannirpourlavenir.org

Recette pour un pré indigène

Les prés et les prairies du sud du Canada commencent à fleurir.

À la Fédération canadienne de la faune, nous avons été occupés à créer des prés indigènes pour les pollinisateurs à trois endroits dans l’est de l’Ontario.

Les sites sont sur le bord de la route et sur des emprises. Il s’agit d’endroits à faible croissance idéaux pour fournir des habitats additionnels aux pollinisateurs. Nous voulions, avec nos partenaires HydroOne, le comté de Lanark et la Commission de la capitale nationale, partager avec vous la recette suivante pour créer un pré indigène.

Préparation

1. Choisissez un endroit

Les prés indigènes ont besoin de plein soleil. L’endroit peut être sec ou humide, mais nous avons découvert durant cette année très pluvieuse qu’il est plus facile de travailler dans un endroit qui est sec au plus tard à la fin du printemps! Les endroits ayant moins de plantes envahissantes (comme le panais sauvage et le roseau) sont aussi plus faciles à préparer.

2. Préparez le site

Avertissement : Cette étape peut prendre beaucoup de temps. Pour que les plantes indigènes aient une bonne chance de survivre, il est important de bien préparer les lits de semence et de s’assurer qu’ils soient débarrassés de mauvaises herbes.

Alexis Latemouille prépare le site pour le projet pilote près du ruisseau Green à Ottawa, site géré par la Commission de la capitale nationale.
Alexis Latemouille prépare le site pour le projet pilote près du ruisseau Green à Ottawa, site géré par la Commission de la capitale nationale.

Dans le cadre du projet, nous essayons diverses méthodes pour éliminer les mauvaises herbes :

  • Labourer
  • Cultiver de l’avoine pour faire de l’ombre aux mauvaises herbes
  • Vaporiser avec des herbicides
  • Cultiver des plantes saisonnières

Nous espérons connaître plus tard cette année les méthodes les plus efficaces pour éliminer les mauvaises herbes et permettre aux espèces indigènes de bien pousser. Nous continuerons de surveiller les résultats à long terme.

3. Commandez des semences indigènes

Ingrédients secs et ingrédients humides

Les « ingrédients » nécessaires à la création d’un bon pré diffèrent d’un endroit à l’autre. À nos sites plus humides, nous avons inclus des semences de plantes pour les pollinisateurs qui aiment avoir les « pieds mouillés », comme l’eupatoire maculée et l’eupatoire perfoliée. À nos sites plus secs, nous avons ajouté des plantes comme l’immortelle blanche et l’hélianthe scrofuleux.

Ingrédients courants

Nous avons inclus des graines d’asclépiade sauvage à tous les sites, car elle peut pousser dans toutes sortes de conditions. Il s’agit aussi de la plante hôte pour le papillon monarque et d’une excellente source de nectar pour d’autres insectes.

Proportion de graminées par rapport aux fleurs sauvages

Carolyn Callaghan recueille des graines d’asclépiade sauvage.
Carolyn Callaghan recueille des graines d’asclépiade sauvage.

Tous nos mélanges comportent environ 40 % de graminées indigènes (pour fournir des sites de nidification aux pollinisateurs) et 60 % de fleurs sauvages (pour fournir une variété de pollen et de nectar). Pour savoir où acheter vos semences, consultez la base de données électronique des fournisseurs de plantes indigènes de la FCF. Nous avions aussi recueilli de nombreuses espèces locales l’automne dernier. C’est une activité amusante qui nous a permis de créer un mélange pour chaque site d’environ 50 espèces. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’excellente ressource téléchargeable gratuite de la Xerces Society sur la collecte de graines indigènes.

4. Pesez et mélangez

De grosses semences indigènes sont pesées, dont des semences de graminées et d’asclépiade.
De grosses semences indigènes sont pesées, dont des semences de graminées et d’asclépiade.

Cette étape ressemble beaucoup à la cuisson. Puisque les semences indigènes sont chères, nous voulions utiliser exactement le bon montant à chaque site et rien de plus. Le montant de graines à utiliser a été pesé selon la superficie de chaque site.

Mélange de semences indigènes et de millet, une culture de protection.
Mélange de semences indigènes et de millet, une culture de protection.

Sur le terrain, nous avons mélangé les semences indigènes et une culture de protection (soit de l’avoine ou du millet). La culture de protection remplit deux fonctions. D’abord,  elle permet de mieux répandre les semences indigènes et de les répandre en couche plus mince. Ensuite, cette culture fournira de l’ombre aux jeunes plantes indigènes la première année, mais ne repoussera pas l’année suivante après le gel. Les semis indigènes seront alors en mesure de survivre seuls.

 

CWF and Hydro staff survey the pollinator project.

5. Rassemblez une équipe enthousiaste

Des membres du personnel de la FCF et des bénévoles (Samantha Reynolds, Emily Armstrong, Paul Wityk, Carolyn Callaghan, Kira Balson) qui ensemencent le site du projet pilote de HydroOne à Ottawa.
Des membres du personnel de la FCF et des bénévoles (Samantha Reynolds, Emily Armstrong, Paul Wityk, Carolyn Callaghan, Kira Balson) qui ensemencent le site du projet pilote de HydroOne à Ottawa.

C’est la partie amusante. Commandez du soleil et rassemblez une équipe. Bien que la tâche semblait ardue devant de si grands sites, ce fut étonnamment rapide. Grâce à nos huit employés et bénévoles, nous avons ensemencé un terrain de 1,5 hectare (3 acres) en quelques heures. Nous avons répandu notre mélange de graines en quadrillage dans les deux sens.

Notre objectif n’était pas d’entièrement recouvrir les sites de semence, mais de donner suffisamment d’espace à chaque plante pour qu’elle puisse fleurir et remplir le pré au courant des prochaines années. Nous avons ensemencé à la fin du printemps, mais l’automne est aussi un excellent moment pour ensemencer un pré indigène.

6. Ajoutez de la patience en grande quantité et attendez

Comme pour la cuisson, attendre le résultat est souvent la partie la plus difficile. Dans notre cas, il faut attendre des mois et même des années pour qu’apparaissent certaines espèces. Pour l’instant, nous avons terminé notre travail.

La nature s’occupera du reste.

 

monarch restoration sign

Nous sommes fiers d’annoncer qu’au cours du dernier mois, la Fédération canadienne de la faune et ses partenaires ont suivi cette recette et semé des acres d’habitat pour les pollinisateurs le long des routes et dans des corridors de services publics de l’est de l’Ontario. Un gros merci au personnel de HydroOne, du comté de Lanark et de la Commission de la capitale nationale qui a travaillé tellement fort pour que ce projet pilote se réalise et aussi à la Fondation Trillium de l’Ontario d’avoir financé le projet.

Gardez l’œil ouvert pour des nouveautés au courant de la saison!

Un bon départ pour les papillons monarques

La population des papillons monarques hivernant au Mexique a augmenté. Aidons-les à effectuer leur voyage de retour au Canada!

Les papillons monarques parcourent 4000 kilomètres pendant leur migration – soit l’équivalent de 95 marathons! Ils commencent leur voyage dans le nord, à la fin de l’été ou au début de l’automne. Alors que les monarques de l’ouest hivernent dans les pins, les cyprès et les eucalyptus de Californie, les monarques de l’est des Rocheuses se dirigent vers les forêts de sapins oyamel du Mexique pendant les mois d’hiver. La population totale de monarques a diminué d’environ 90 % depuis les années 90. Les monarques ont été évalués comme étant en voie de disparition par le Comité sur le statut des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 2016 . Le gouvernement fédéral n’a pas encore décidé d’accepter cette recommandation et de classer officiellement cette espèce comme étant en voie de disparition.

© Donna Cook

Un décompte récent indique cependant qu’après des années de déclin, l’effectif des monarques de l’aire d’hivernage au Mexique a augmenté.  « Les dernières évaluations réalisées au Mexique montrent que 14 colonies de papillons hivernants occupent une superficie totale de 6,05 hectares de forêt de sapins oyamel. », annonce Carolyn Callaghan, biologiste de la conservation principale, Programmes terrestres, de la Fédération canadienne de la faune. « Il s’agit d’une augmentation de 144 % par rapport aux résultats de 2018 et de la plus grande superficie d’occupation par les monarques enregistrée depuis 2006. » Le Fonds mondial pour la nature au Mexique, en collaboration avec des organisations partenaires, évalue annuellement la forêt de sapins oyamel depuis 1995.

L’augmentation observée serait attribuable aux conditions météorologiques favorables dans l’est de l’aire de répartition au printemps, à l’été et à l’automne 2018. Elle peut également être due en partie aux efforts récents, généralisés et à grande échelle, déployés aux États-Unis pour restaurer des milliers d’hectares avec des asclépiades et des plantes productrices de nectar.

« Il s’agit d’un résultat très attendu et prometteur, qui indique que les monarques ont effectivement connu une bonne année, comme beaucoup d’entre nous ont pu l’observer dans le sud du Canada. Cependant, des millions d’hectares d’habitat des monarques ont été perdus au cours des dernières décennies en raison de l’utilisation accrue des herbicides, de modifications des méthodes agricoles et d’autres aménagements. Si l’évolution positive de l’effectif des monarques se poursuit, le Canada doit faire sa part pour améliorer leur habitat à l’échelle des paysages. »

Une récente étude fondée sur des isotopes stables a montré qu’un pourcentage important des monarques hivernant au Mexique provient du sud du Canada. Or, comme le précise Carolyn Callaghan, le Canada accuse un retard considérable dans les efforts de rétablissement de cette espèce en détresse.

La restauration de l’habitat est en cours aux États-Unis, où des milliers d’hectares d’abords de routes et de couloirs de passage des services publics sont plantés d’asclépiades et d’autres fleurs sauvages nectarifères pour fournir des aires de reproduction et de ravitaillement aux papillons migrateurs. Les ministères des Transports, de l’Énergie et de l’Agriculture des États et du gouvernement fédéral y participent tous activement. Les abords des routes et les couloirs de passage des services publics sont également moins fauchés et moins pulvérisés de pesticides, ce qui permet de réaliser des économies de coûts et de préserver des habitats essentiels pour les monarques et de nombreux autres insectes pollinisateurs. Et les gouvernements des États-Unis apportent maintenant leur soutien aux agriculteurs pour planter des asclépiades et des plantes nectarifères, pour favoriser le rétablissement des monarques.

« La FCF et ses partenaires dévoués travaillent d’arrache-pied pour améliorer et augmenter l’habitat des monarques dans l’est de l’Ontario, ajoute Caroyne Callaghan. Nous espérons élargir notre projet pilote pour contribuer à rétablir davantage le réseau de migration des monarques dans le sud du Canada. Avec le soutien de la Fondation Trillium de l’Ontario et du partenariat de Hydro One, du comté de Lanark et de la Commission de la capitale nationale, nous réalisons des gains en matière d’habitats. Grâce au partenariat des gouvernements fédéral et provincial, nous pouvons jouer notre rôle dans la restauration du réseau de migration des monarques dans l’ensemble de leur aire de reproduction. » Et ce serait vraiment une bonne nouvelle pour les monarques.

Apprenez-en plus sur la façon dont la FCF aide les papillons monarques et comment vous pouvez vous impliquer.

 

Hola Monarcha! Visite des régions d’hivernage du papillon monarque

Notre blogueuse invitée Donna Cook est une guide naturaliste qui nous parle de sa récente visite des régions d’hivernage du papillon monarque au Mexique.

Nous nous étendons dans un pré de montagne et regardons vers le ciel. Quel bonheur que de voir ce ruban de milliers de papillons monarques défilé au-dessus de nos têtes!

Des ailes orange, noires et blanches voltigent dans une légère brise alors que les monarques se dirigent vers les grands sapins où ils se perchent annuellement d’octobre à mars. Tous les visiteurs parlent à voix basse pour ne pas déranger les insectes, mais on peut ressentir l’électricité dans l’air.

Comme de nombreux Canadiens, nous adorons visiter le Mexique. En février, nous nous sommes dirigés vers l’intérieur du pays pour découvrir les régions d’hivernage du papillon monarque.

Mariposa Monarcha

Ce papillon se nomme « Mariposa Monarcha » en espagnol — un nom aussi magnifique que cet insecte d’une beauté éclatante ayant un incroyable cycle de vie.

Comme nous, il arrive du Canada. Mais au contraire de nous, il a dû éviter des ouragans, trouver suffisamment de nourriture pour s’alimenter durant son déplacement et gérer des conditions météorologiques changeantes. Les populations de monarques sont à la baisse depuis les 20 dernières années et des demandes ont été déposées pour que cette espèce soit ajoutée à la liste des espèces canadiennes en voie de disparition.

Cerro Pelόn

© Donna Cook

Il existe quelques réserves de monarques au Mexique. Nous avons décidé de visiter la réserve de Cerro Pelόn en premier lieu. Il s’agit d’une des régions les moins visitées.

Des chevaux nous emportent le long d’un sentier escarpé à travers des couloirs de forêts et de denses parcelles de fleurs sauvages. Notre monture s’arrête pour que nous puissions descendre et marcher jusqu’aux arbres où se perchent les papillons. J’imagine les papillons qui se nourrissent de ces plantes colorées pour refaire leur réserve d’énergie avant leur long voyage vers le nord.

Les grands arbres juchoirs sont recouverts de millions de papillons. Leurs branches s’affaissent sous le poids de tous ces insectes. Quelques-uns de ces arbres sont visibles à partir du sentier et je me demande combien il y en a au total.

Nous continuons notre montée vers un pré où nous nous étendons pour regarder le ciel avec une cinquantaine d’autres visiteurs.

Quelle journée spectaculaire! Nous sommes redescendus du sentier recouverts de poussière, mais nous flottions tous sur un nuage.

El Rosario

© Donna Cook

Notre seconde destination est El Rosario. C’est ici que débarquent des milliers de visiteurs chaque fin de semaine en provenance de Mexico et d’ailleurs. Nous marchons du village jusqu’au début du sentier accompagnés d’enfants locaux. Ils nous lancent des « hola » et nous chantent une chanson sur le monarque. Leur enthousiasme nous fait sourire.

Les réserves de monarques jouent un rôle important pour l’économie locale en fournissant des emplois et un revenu à la collectivité. Les enfants vendent des souvenirs pour aider à soutenir leur famille.

Durant notre randonnée jusqu’à la réserve, nous pouvons constater que les vieux arbres de la forêt ancienne ont été coupés presque tout le long du chemin jusqu’aux arbres juchoirs. La déforestation est une des nombreuses menaces à la survie du monarque. Or, on plante de nouveaux arbres dans les zones d’hivernage et on déploie des efforts résolus pour les protéger.

L’environnement d’El Rosario est semblable à celui de Cerro Pelón, mais il y a davantage de papillons ici. Nous étions chanceux de pouvoir nous y rendre en milieu de semaine, car les foules y sont moins denses. Les papillons sont partout et se posent même sur certains membres du groupe. Le déclic des appareils photo se fait entendre sans arrêt et les jumelles sont passées de mains en mains. Une autre incroyable journée!

Regresando al norte

Nous retournerons au Canada, mais cette génération de monarques ne nous suivra pas. Ces papillons en question se dirigeront vers le nord en avril pour pondre des œufs sur des plantes d’asclépiade. La génération suivante poursuivra le voyage en se reproduisant en cours de route.

Les petits-enfants des papillons que nous avons vus au Mexique arriveront dans le sud du Canada à la fin de mai. Je compte les accueillir en cultivant de l’asclépiade et des fleurs sauvages indigènes pour les aider.

Dites « Hola Monarcha » dans votre jardin! Apprenez comment attirer le monarque dans votre jardin grâce au programme Espaces de vie de la FCF.

 

 

 

 

Plus de 83 000 partisans de la FCF se sont joints à un demi-million de Canadiens qui ne veulent plus des néonicotinoïdes

Des citoyens inquiets réclament une interdiction immédiate des pesticides à base de néonicotinoïdes qui tuent les abeilles au Canada.

Ottawa a conclu des consultations sur les dernières évaluations des risques liés aux néonicotinoïdes le mardi, 13 novembre 2018.

Les experts sont d’accord

Sur cette question, la Fédération canadienne de la faune a collaboré avec 13 groupes voués à la conservation, à la santé et à la défense de l’environnement, dont l’Ontario Beekeepers’ Association. Ensemble, nous avons demandé au gouvernement fédéral de mettre un terme à l’utilisation des insecticides à base de néonicotinoïdes au Canada sans plus tarder.

Alors que les groupes de conservation, santé et défense de l’environnement appuient le projet d’interdiction des néonicotinoïdes du gouvernement fédéral, ils l’exhortent à accélérer le calendrier de protection des pollinisateurs, insectes aquatiques autres espèces utiles. Une interdiction urgente est nécessaire pour prévenir la mise en péril de l’environnement.

Depuis 2013, plus de 460 000 personnes au Canada ont participé à diverses campagnes visant à bannir les néonicotinoïdes, signant des pétitions et écrivant des lettres au gouvernement fédéral en faveur d’une interdiction rapide de ces pesticides. Au cours des derniers mois, plus de 83 000 partisans de la FCF se sont ajoutés à cette liste croissante de citoyens inquiets en appuyant notre plan en cinq étapes visant non seulement à interdire les néonicotinoïdes, mais également à collaborer avec les agriculteurs et les décideurs, et à restaurer l’environnement après les effets dévastateurs de ces pesticides.

Les risques sont inacceptables

Cette semaine, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) du Canada a mené à bien des consultations publiques sur les propositions de suppression progressive des néonicotinoïdes clothianidine et thiaméthoxame dans trois à cinq ans. En 2016, l’ARLA a proposé d’éliminer progressivement un troisième néonicotinoïde, l’imidaclopride — une décision qui n’a pas encore été finalisée. Les résultats? Les risques résultant de la plupart des utilisations des néonicotinoïdes demeurent inacceptables.

La proposition de suppression progressive au ralenti des principaux néonicotinoïdes permettrait de poursuivre leur utilisation jusqu’en 2023 ou au-delà, même s’il a été démontré que les risques environnementaux sont inacceptables. Ce retard injustifié entraînera de nouveaux dommages écologiques généralisés et évitables, et est contraire à la Loi sur les pesticides que Santé Canada est tenu de respecter.

En revanche, la nouvelle interdiction générale de l’utilisation des néonicotinoïdes de l’Union européenne entrera en vigueur en décembre 2018, soit sept mois seulement après l’approbation de la réglementation par les États membres. En France, une interdiction complète des néonicotinoïdes est en place depuis le 1er septembre 2018.

« Nous disposons de toutes les connaissances scientifiques nécessaires relatives aux néonicotinoïdes. L’interdiction des néonicotinoïdes est la seule option possible si nous voulons éviter des impacts graves à long terme sur les écosystèmes mêmes qui soutiennent l’agriculture au Canada.  »
Carolyn Callaghan, Fédération canadienne de la faune

 

Le plan en cinq étapes de la FCF comprend :

  • Un appel à l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes
  • Le rétablissement des espèces affectées
  • L’encouragement de la recherche-développement de technologies de lutte antiparasitaire plus sécuritaires
  • Le soutien des agriculteurs par des alternatives pendant la période de transition
  • Un plaidoyer pour une réforme de la manière dont le gouvernement protège notre approvisionnement alimentaire

Pour plus d’informations, consultez le site web.

 

 

La vie secrète des abeilles et des guêpes

Lorsque nous pensons abeilles et guêpes, nous pensons miel, piqûres et peut-être même pollinisation.

Mais ce grand groupe d’insectes nous réserve tout un monde merveilleux à découvrir.

Les abeilles et guêpes solitaires

@ Sarah Coulber | FCF

Par exemple, saviez-vous que le Canada a des centaines d’espèces d’abeilles et de guêpes? La plupart sont de nature secrète et sont tellement dociles qu’il est facile de les avoir comme voisines. Elles ont tendance à vivre en solitaire. Dès qu’elles ont pondu des œufs dans des cellules préparées à cette fin, elles les approvisionnent en nourriture et s’envolent.  Les abeilles solitaires déposent habituellement un mélange de pollen et de nectar, tandis que les guêpes solitaires déposent la proie immobile de nombreuses espèces nuisibles, incitant ainsi les chercheurs à trouver des façons d’utiliser ces alliés bénéfiques dans le domaine de l’agriculture.

Les abeilles et guêpes solitaires font leur nid à différents endroits, comme sur le sol, dans le creux d’une tige ou dans la cavité d’un morceau de bois fait par d’autres insectes.

Les abeilles sociales

Quant aux espèces sociales qui vivent en colonie et travaillent ensemble, nous pensons le plus souvent à l’abeille mellifique. On la connaît pour sa capacité à produire du miel, mais elle n’est pas indigène – elle est domestique – et bien moins efficace comme pollinisatrice que nos espèces indigènes!

@ Viv Lynch | CWF Photo ClubLe bourdon est aussi social, mais vit en plus petite colonie que l’abeille mellifique. Mais saviez-vous que le bourdon n’est pas une espèce? Il fait partie du groupe des abeilles. Le bourdon a beaucoup de poils pour l’aider à polliniser dans des températures plus fraîches. En effet, c’est souvent la seule abeille que vous verrez butiner pendant un matin froid.  Le bourdon fait aussi partie du groupe d’insectes capables de polliniser certaines plantes, comme les tomates, par vibration. Elle émet une vibration tellement forte qu’elle cause certaines espèces de fleurs à libérer leur pollen.

Les abeilles et les guêpes sont de toutes les tailles et de toutes les couleurs, ce qui peut porter à confusion lorsqu’on ne peut pas observer l’insecte de près ou qu’on ne sait pas quoi chercher. Certaines petites abeilles de couleur bleu-vert ressemblent à des mouches, tandis que le syrphe est souvent pris pour une abeille ou une guêpe. Ce groupe de mouches, aussi appelé syrphide, est également un groupe important de pollinisateurs dans le climat boréal.

 

Le jardinage est bénéfique pour les enfants – et la faune aussi!

Votre école a-t-elle un jardin? De plus en plus d’éducateurs découvrent la magie d’un jardin scolaire comme outil de formation dynamique.

Le jardinage : l’un des moyens les plus faciles et accessibles de se rapprocher du monde naturel. Aucun matériel spécialisé n’est nécessaire et pas de transport par autobus requis. Même l’école la plus urbaine, avec peu de verdure, peut planter des graines dans un bac à plantes créé à partir d’une palette réutilisée et ainsi se doter d’un accès à la nature sur son propre terrain. Et dans certaines conditions, un jardin scolaire peut aussi aider la faune.

Kids gardening

Salles de classe extérieures

Les avantages reconnus et les occasions d’enseignement offerts par un jardin d’apprentissage sont infinis. Les jardins créent des environnements d’apprentissage de groupe inclusifs, adaptés à de nombreux différents styles d’apprentissage. Les enseignants peuvent parler d’une pluralité de sujets et s’attendre à un rendement scolaire amélioré de la part de leurs élèves — particulièrement dans le domaine des sciences. Les aptitudes sociales s’améliorent à mesure que les élèves, les enseignantes et enseignants, les parents et les bénévoles de la communauté travaillent ensemble. Lorsque les élèves partagent les leçons du jardin, ses fruits et ses légumes, ou contribuent à embellir les espaces où ils travaillent et jouent, il en découle une plus grande fierté vis-à-vis de l’école et un sentiment d’avoir contribué à la collectivité.

Teacher with kids gardening

Rien ne vaut passer du temps dans la nature pour nous rappeler que nous faisons partie du monde naturel et que nous n’en sommes pas détachés. Compte tenu du fait que nos vies modernes sont si occupées et laissent une si grande place aux écrans, il est facile d’oublier notre affinité avec la nature. Des études évaluées par les pairs nous rappellent que de passer du temps à l’extérieur, ou dans certains cas, de simplement regarder des arbres et des plantes est excellent pour la santé. À noter pour les éducateurs et les éducatrices — les effets observés incluent notamment une amélioration de la concentration, une diminution des niveaux de stress et une accélération des temps de guérison.

The earlier in life that kids get outside, the better – participating in outdoor nature activities at a young age with a trusted adult, like a teacher or family member, is one of the best predictors of a life-long conservation ethic.
Les enfants devraient passer du temps à l’extérieur le plus tôt possible – en participant à des activités extérieures, dans la nature, à un jeune âge avec un adulte digne de confiance, comme une enseignante ou un enseignant ou un membre de la famille, un enfant a de bonnes chances de développer une éthique de conservation qu’il gardera toute sa vie.

Ce fut mon expérience. J’ai grandi dans une famille qui léguait des plantes de jardin en héritage entre les générations. J’ai de nombreux souvenirs de mes parents, de mes grands-parents, de mes tantes et de mes cousins s’aidant à tour de rôle dans leurs jardins respectifs à la maison. Un été, ma mère m’a montré un exosquelette d’abeille dans le jardin et voilà! J’étais accro!

Comme éducateurs et éducatrices, vous êtes nombreux à donner des expériences de ce genre à vos élèves. Poursuivez votre bon travail et faites-nous part de vos expériences de jardinage dans les commentaires ci-dessous!

Des avantages pour la faune

Un jardin scolaire est merveilleux pour vos élèves, pour vous et vos collègues à l’école, pour votre communauté – et dans certaines conditions, nos voisins du règne animal peuvent aussi en profiter.

monarch catepillar
Un jardin sans pesticides et fertilisants chimiques est essentiel pour les pollinisateurs et présente beaucoup moins de risques pour la santé de votre collectivité scolaire.

Votre jardin scolaire peut aider certains de nos alliés préférés du jardinage – les pollinisateurs. Les abeilles, les papillons, les colibris et autres pollinisateurs nous offrent des aliments délicieux et des écosystèmes en santé et appuient notre économie. Cependant, ils font face à de nombreux défis dont la perte et la modification d’habitat, l’utilisation de pesticides et les changements climatiques. À mesure que les espaces urbains se développent pour accommoder une population en pleine croissance et ses besoins correspondants en infrastructure et alimentation, tout jardin qui soutient la faune peut jouer un rôle important dans la création d’habitats sécuritaires pour la faune, là où il n’y en aurait autrement pas.

Tous les jardins destinés à la faune doivent fournir de l’eau, de la nourriture et des abris. Les pollinisateurs ont besoin de fleurs riches en nectar et en pollen, qui reçoivent préférablement au moins six heures de soleil par jour. Un jardin sans pesticides et fertilisants chimiques est essentiel pour les pollinisateurs et présente beaucoup moins de risques pour la santé de votre collectivité scolaire.

Si votre école a des préoccupations relatives à un jardin sur place, songez à un emplacement de rechange, comme sur le terrain d’une bibliothèque ou d’un centre communautaire à proximité. Faites participer vos élèves à l’ensemble du processus – du choix des plantes à l’inventaire faunique du jardin.

Pour de l’information et des conseils sur les jardins scolaires pour pollinisateurs, ET pour célébrer votre excellent travail en faisant officiellement reconnaître votre jardin scolaire comme « habitat accueillant pour la faune » par la Fédération canadienne de la faune, joignez-vous à notre programme scolaire Espaces de vie. Vous et vos élèves pourriez profiter de ce qui pourrait se transformer en passe-temps pour la vie — et aider la faune du même coup.