Protégeons nos espèces les plus menacées en ce mois de février.

Qu’il s’agisse de longues journées de randonnée sur des sentiers escarpés à la recherche de la marmotte de l‘Île de Vancouver, un animal insaisissable, ou de promenades sur des plages balayées par le vent pour repérer les œufs de la raie tachetée, les naturalistes et les chercheurs et chercheuses de partout au Canada déploient des efforts considérables pour comprendre et protéger les espèces les plus menacées. Leur travail, souvent discret, patient et persévérant, nous aide à mieux appréhender les changements que subissent les espèces sauvages et les mesures que nous pouvons prendre pour aider celles qui en ont besoin.

Le 7 février est la Journée Inverser le rouge (lien en anglais), une occasion pour la communauté internationale de faire une pause et de célébrer les efforts de conservation déployés partout dans le monde. Au cœur d’Inverser le Rouge se trouve un mouvement porteur d’espoir, qui unit pays, organisations et individus autour d’une mission commune : enrayer le déclin de la biodiversité et favoriser le rétablissement des espèces. Ce nom s’inspire de la célèbre Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), une évaluation mondiale qui recense les espèces menacées d’extinction. En « inversant le rouge », l’objectif est de faire sortir les espèces des catégories des espèces menacées et de les ramener sur la voie du rétablissement.

Le travail national contribue à l’échelle internationale

Polar BearAu Canada, on entend souvent parler des espèces désignées par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Bien que le COSEPAC et l’UICN œuvrent tous deux à la protection de la biodiversité, leurs échelles d’action diffèrent. L’UICN évalue les espèces à l’échelle mondiale, tandis que le COSEPAC se concentre sur celles au Canada. Ces deux systèmes sont néanmoins liés : le COSEPAC utilise des critères inspirés des normes de l’UICN pour orienter ses propres évaluations. Ensemble, ils contribuent à un cadre de conservation plus vaste qui non seulement recense les espèces en péril, mais appuie aussi les politiques et les mesures nécessaires à leur protection.

Et les besoins sont considérables.

Le Canada compte plus de 800 espèces actuellement considérées comme en péril. Ce nombre peut paraître impressionnant, mais il nous rappelle aussi l’importance de chaque observation, de chaque donnée et de chaque regard porté sur le territoire. Les scientifiques ne peuvent pas être partout à la fois. C’est là que la science participative devient essentielle.

Vous avez les outils, vous avez le talent

iNaturalist Canada est l’un des outils les plus importants qui soutiennent cet effort. Toute personne possédant un téléphone ou un appareil photo peut contribuer des données utiles en enregistrant des sons ou en prenant des photos d’une plante, d’un animal ou d’un champignon, puis en les téléchargeant.

Pour les espèces rares et en voie de disparition, même une seule observation peut aider à combler d’importantes lacunes en matière d’information, en indiquant aux scientifiques et aux décisionnaires où une espèce est encore présente, les habitats essentiels à protéger, l’évolution possible des populations ou les endroits où des mesures de conservation sont les plus nécessaires. Pour les espèces si rares qu’il n’existe que quelques observations, ces contributions peuvent être déterminantes.

La connexion favorise la conservation

Mais iNaturalist ne se limite pas à la collecte de données. C’est aussi un moyen pour chacun et chacune de se rapprocher de la biodiversité qui l’entoure, d’apprendre le nom des espèces vivant dans les alentours, de découvrir celles qui sont menacées et de comprendre comment ses observations s’inscrivent dans un contexte plus large. La sensibilisation est l’un de nos atouts les plus précieux en matière de conservation, et iNaturalist Canada la rend accessible à tous.

À l’occasion de la Journée Inverser le rouge, nous rendons hommage non seulement aux scientifiques et aux organisations de conservation qui mènent les efforts de rétablissement, mais aussi les centaines de milliers de naturalistes amateurs qui, en étant tout simplement attentifs et attentives, contribuent à la conservation des espèces. Ensemble, nous pouvons vraiment inverser la tendance.

En savoir plus sur la façon dont la Fédération canadienne de la faune et le COSEPAC utilisent iNaturalist pour conserver et évaluer les espèces en péril au Canada >