Le Canada n’a plus que 20 % de ses prairies indigènes.

Lorsqu’on réfléchit à ce chiffre, il est presque difficile de l’accepter. Un tel pourcentage ne représente pas une réserve ou une marge confortable. C’est tout ce qui reste après que la majeure partie d’un paysage naturel a déjà disparu.

Voici l’état dans lequel se trouventactuellement les prairies indigènes du Canada. L’un des plus grands paysages naturels du Canada a été réduit à une fraction de ce qu’il était. Quand il ne reste qu’une fraction d’un lieu, d’un
domicile ou d’un avenir, chaque décision a plus de poids.

Si vous aviez la possibilité de le sauver, le feriez-vous?

Élever la voix

© Andrea Halwas-Larsen | CWF Photo Club
Aujourd’hui, vous avez l’occasion de défendre les dernières prairies indigènes du Canada, ainsi que leurs oiseaux comme les chevêches des terriers, leurs pollinisateurs, leurs renards véloces et les autres espèces qui en dépendent pour leur survie.

De loin, les prairies peuvent sembler tranquilles ou ordinaires, mais de près, elles sont animées et bourdonnent de vie. C’est là que les espèces s’abritent, élèvent leurs petits et suivent les rythmes saisonniers dont dépend leur survie.
Sans ces habitats, la faune se retrouve avec moins d’endroits où vivre, et aucun autre habitat de remplacement ne les attend ailleurs.

Des préoccupations à elles seules ne parviendront pas à façonner l’avenir de la faune des prairies. Il faut des gens qui choisissent d’agir pendant qu’il est encore temps de changer les choses.

Travailler avec les travailleurs


Les prairies sont aussi souvent des terres agricoles, où des personnes cultivent nos aliments et vivent de la terre. Les solutions de conservation doivent répondre aux réalités sur le terrain, notamment la conversion des pâturages,
les routes, les clôtures, le développement et d’autres décisions relatives à l’utilisation des terres, en mettant à profit la science, la collaboration et l’action pratique.

La majeure partie des prairies restantes est gérée par des producteurs locaux, qui travaillent la terre et préservent la biodiversité tout en assurant les besoins de leur famille. Les intendants locaux possèdent d’importantes connaissances, mais ils font aussi face à des pressions extérieures qui menacent leurs moyens de subsistance. Ils ont besoin de soutien, de ressources et d’outils de conservation pratiques pour maintenir leurs terres en tant que prairies, permettant ainsi d’assurer leur subsistance et celle de la faune.

Ce que vous pouvez faire

Nous croyons que des actions concrètes peuvent encore influencer l’avenir de la faune sauvage et de ses habitats. Soutenons ce travail avant que les occasions de le faire ne disparaissent davantage.

Levez la main — dites-nous que vous vous souciez de nos prairies indigènes !

La force de cette réponse viendra des Canadiens et Canadiennes désireux de se serrer les coudes et d’agir avant qu’il ne soit impossible de répondre aux besoins. Les prairies et la faune qui en dépendent ne peuvent pas parler pour elles-mêmes, mais votre voix, jointe à celle de bien d’autres, peut contribuer à faire en sorte que les 20 % des prairies restantes du Canada ne soient pas perdus dans le silence.

Votre soutien permet d’intégrer la science, le leadership en matière de conservation et des mesures pratiques dans les endroits où la faune a encore une chance. Il ne s’agit pas d’un travail à distance. Cela nécessite une connaissance du terrain, des partenariats crédibles et une compréhension claire des menaces actuelles pour les prairies indigènes du Canada.

Considérez l’action que vous allez entreprendre aujourd’hui comme un moyen de semer les graines du changement. En savoir plus, visitez le site web : Fédérationcanadiennedelafaune.ca/20pourcent