Les papillons monarques sont de retour après un long hiver passé au Mexique!
Le 26 avril 2026, un monarque a été observé en train de se nourrir de nectar à Toronto, en Ontario. Cette année, nous nous attendons de voir revenir le plus grand nombre de monarques depuis la saison d’hivernage de 2018-2019.
Compter individuellement les monarques regroupés dans les forêts de sapins oyamels du Mexique central serait une tâche impossible. Des millions de papillons se rassemblent dans les arbres, couvrant souvent les branches sur plusieurs couches.

Afin d’estimer plus précisément la taille de la population de monarques, les scientifiques mesurent la superficie totale de forêt occupée par les papillons durant l’hivernage. Plus la superficie est grande, plus la population est importante. Au cours de la saison d’hivernage 2025-2026, les monarques occupaient environ 2,95 hectares de forêt de sapins oyamels, soit une augmentation de 64 % par rapport à l’estimation de 1,79 hectare de l’an dernier! Bien que cette hausse soit encourageante, il est important de garder les choses en perspective. Les chercheurs estiment qu’il faut au moins six hectares de forêt occupée pour maintenir une population stable de monarques — un seuil qui n’a été atteint qu’à deux reprises au cours des 20 dernières années. Notre travail pour soutenir le rétablissement des monarques est donc loin d’être terminé!

Un des besoins les plus importants pour les monarques dans leurs aires de reproduction est l’asclépiade. Les monarques se fient exclusivement à l’asclépiade pour se reproduire. En effet, une seule chenille de monarque peut consommer jusqu’à 30 feuilles d’asclépiade commune durant ses 10 à 14 jours de développement! L’an dernier, les scientifiques ont estimé qu’on retrouvait au Canada environ 484 millions plantes d’asclépiade commune. Pour soutenir des populations florissantes de monarques, ce chiffre doit augmenter de 61 % ou de 295 millions plantes supplémentaires.
La Fédération canadienne de la faune travaille à rétablir des habitats de prairies indigènes riches en asclépiades et en plantes qui produisent du nectar. Ces paysages restaurés contribuent à soutenir les papillons monarques ainsi qu’une grande variété d’autres insectes et pollinisateurs.
La Fédération canadienne de la faune est reconnaissante du soutien de 407 ETR, dont le partenariat a permis de restaurer des habitats essentiels pour les pollinisateurs dans des régions situées le long du corridor autoroutier 407 ETR. Grâce à ce soutien, plus de 14 hectares d’habitat ont été restaurés dans la région du Grand Toronto et de Hamilton au cours des trois dernières années, portant à 1 828 hectares la superficie totale restaurée par la FCF depuis 2019.

Comment aider les monarques
L’aide apportée aux monarques ne se limite pas aux grands projets de restauration. Les gestes individuels peuvent eux aussi faire une réelle différence! Vous pouvez aider en :
- plantant de l’asclépiade indigène et des fleurs riches en nectar, comme la monarde fistuleuse (Monarda fistulosa), l’aster de Nouvelle-Angleterre (Symphyotrichum novae-angliae) et la rudbeckie hérissée (Rudbeckia hirta)
- laissant l’asclépiade pousser dans les jardins, les terrains résidentiels ou les terres agricoles marginales
- participant à la science communautaire en signalant les observations de monarques sur iNaturalist
- évitant autant que possible d’utiliser des pesticides et des herbicides
Ensemble, ces actions contribuent à créer des milieux où les monarques et d’autres insectes et pollinisateurs peuvent prospérer.