Êtes-vous ouvert à la possibilité de cohabiter avec des chauves-souris?

Entendez-vous des petits cris aigus? Apercevez-vous des chauves-souris tournant autour de votre toit?

Il est possible que vous partagiez votre demeure avec des chauves-souris. Bien que cette idée puisse vous effrayer, ne mettez pas tout de suite votre maison à vendre. Il est plus facile que vous pourriez le  croire de cohabiter avec des chauves-souris.

Pourquoi sont-elles là?

En un mot, pour nicher. Au printemps, les femelles se cherchent des endroits pour nicher et élever leurs petits. Les bébés naissent entre les mois de juin et d’août. Donc, si vous avez des chauves-souris dans le grenier en ce moment, il y a de fortes chances qu’il y ait aussi des petits. Il semblerait que les chauves-souris retournent tous les ans au même endroit pour mettre bas.

Je veux qu’elles partent!

Alors qu’arrive-t-il si vous expulsez les chauves-souris durant l’été? Vous n’aimerez pas la réponse. Lorsque vous expulsez des femelles durant l’été, vous laissez vraisemblablement mourir les bébés sans défense. Si vous voulez vraiment expulser une chauve-souris, le meilleur temps pour le faire est en septembre ou octobre. Peu importe ce que vous faites, ne les expulsez pas entre les mois de mai et août ou durant l’hiver.

Y a-t-il une autre façon?

Oui. Apprendre à cohabiter avec elle. Il est tellement important de prendre du recul et vraiment y penser. De nombreuses chauves-souris du Canada sont en péril. La pipistrelle de l’Est, le vespertilion nordique et la petite chauve-souris brune sont tous inscrits comme espèces en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. La chauve-souris blonde et la chauve-souris rousse sont menacées.  Et le vespertilion à queue frangée, l’oreillard maculé, l’oreillard de Townsend, le vespertilion pygmée de l’ouest, le vespertilion de Yuma et le molossidé sont des espèces préoccupantes.

Ces chauves-souris sont en péril pour diverses raisons, mais une des plus importantes est la perte d’habitat. Elles n’ont simplement plus assez d’endroits pour élire domicile. Et lorsqu’on sait que leur survie dépend moins des taux de natalité que des taux de survie et qu’elles ont seulement un ou deux bébés par année, il est essentiel de leur fournir des endroits où pourront survivre ces petits.

Mais comment pourrais-je vivre avec une… ou plusieurs (aïe!) chauves-souris?

Heureusement, votre nouvelle coloc ne partagera pas votre salle de toilette. En fait, vous ne la verrez presque jamais. Les chauves-souris préfèrent vivre dans les greniers. Vous pouvez donc adapter votre demeure pour leur fournir un perchoir sécuritaire. Les blocages, cloisons et points d’entrée et de sortie ne sont que quelques rénovations que vous pouvez faire pour reléguer les chauves-souris à une section particulière du grenier.

Cela étant dit, il faut prendre quelques précautions pour faire en sorte que cet arrangement est sécuritaire. Habituellement, le plus grand problème est le guano de chauves-souris. Placez une toile de protection dans votre grenier pour le recueillir et lavez la toile une ou deux fois par année pour veiller à ce que les excréments ne nuisent pas à votre santé.

Apprenez-en plus sur comment vous pouvez aider les chauves-souris à Aidonsleschauves-souris.ca.

 

Une nouvelle menace pour les chauves-souris

Un malheur n’arrive jamais seul. Comment pouvons-nous aider les chauves-souris face à cette nouvelle menace?

Le Canada abrite 19 espèces de chauves-souris, et chacune d’entre elles est importante pour notre environnement et notre économie.

Quand le soleil se couche, les chauves-souris se mettent au travail et ingurgitent les parasites nuisibles de votre jardin (moustiques, prenez garde!). Elles sont également extrêmement bénéfiques pour l’agriculture. Les chauves-souris rapportent des économies de 30 millions de dollars par année au secteur agricole. Mais malheureusement, elles sont confrontées à des menaces écrasantes qui pourraient les éradiquer. De la perte de leur habitat au syndrome du museau blanc, les chauves-souris du Canada font face à des défis majeurs. Et maintenant, les chercheurs craignent d’avoir affaire à une autre menace : les néonicotinoïdes.

Pour mettre les choses en contexte , l’industrie agricole a beaucoup changé au cours des 20 dernières années en ce qui concerne la gestion des parasites. Des insecticides systémiques, comme les néonicotinoïdes, ont été introduits, qui pénètrent directement dans les plantes – des racines jusqu’aux feuilles. Nous savons déjà que les néonicotinoïdes ont des effets dévastateurs sur les abeilles, les papillons et d’autres pollinisateurs, mais il semble que les chauves-souris aussi en soient très affectées.

Les néonicotinoïdes peuvent avoir un impact sur les chauves-souris de trois manières :

  1. La réduction du nombre d’insectes disponibles
  2. L’empoisonnement, lorsqu’elles avalent des insectes qui ont été exposés aux néonicotinoïdes
  3. L’attaque de leur système immunitaire, qui les rend plus vulnérables aux maladies

Famine

Les chauves-souris nécessitent de nombreux insectes pour manger à leur faim. En une nuit, une seule chauve-souris peut ingurgiter de 30 à 50 % de son poids corporel en insectes. Bien que les néonicotinoïdes ne soient pas les seuls responsables du déclin mondial des insectes, ils n’améliorent certainement pas les choses!

Poison

Lorsque les chauves-souris mangent des insectes, elles risquent d’ingérer le pesticide. Les insectes peuvent être exposés aux néonicotinoïdes et transporter le pesticide sur leurs ailes, leurs écailles ou leurs poils. L’ingestion de nombreux insectes infectés peut affecter la capacité des chauves-souris à se déplacer par écholocation, et avoir d’autres conséquences sur leur santé.

Maladie

Les néonicotinoïdes peuvent demeurer dans les corps des chauve-souris pendant longtemps. Une étude de recherche, portant sur les tissus de chauve-souris testés au cours de l’hiver, a révélé la présence de néonicotinoïdes. Une exposition prolongée des chauves-souris aux néonicotinoïdes pourrait fragiliser leur système immunitaire et les rendre plus vulnérables à des maladies comme le syndrome du museau blanc.

 

Quels animaux sont sur le point de disparaître et comment pouvons-nous les sauver ?

Il y a 700 espèces en voie de disparition. Quels animaux sont sur le point de disparaître et comment pouvons-nous les sauver ?

Le Canada possède une biodiversité si riche qu’il peut être surprenant d’apprendre que plus de 700 espèces sont menacées d’extinction. C’est malheureusement le cas. Bien que l’avenir puisse paraître sombre pour ces espèces, cela ne signifie pas que les choses ne peuvent s’améliorer. Il suffit de regarder, par exemple, le faucon pèlerin, l’aster rigide, l’herbe de bison et le chabot à tête courte leur situation s’est améliorée!

Voyons si nous pouvons changer les choses pour les espèces ci-dessous actuellement classées « en voie de disparition » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), un comité qui conseille le gouvernement sur le statut des espèces sauvages menacées d’extinction.

La tortue luth

leatherback sea turtle
Cette espèce fait face à de nombreuses menaces, notamment un taux de prédation élevé sur les nouveau-nés, les braconniers d’œufs, l’enchevêtrement dans l’équipement de pêche, les collisions avec des bateaux et la pollution marine.

(population de l’Atlantique et population du Pacifique)
En voie de disparition

Les tortues luths ont évolué il y a environ 100 millions d’années. C’est vrai, elles étaient là quand les dinosaures étaient en vie ! Elles portent le nom de leur carapace coriace, différente des carapaces dures des autres tortues marines. Elles  peuvent peser jusqu’à 900 kilogrammes, ce qui en fait la plus grande tortue de mer vivante. Leur proie principale est la méduse. Au lieu de dents, elles ont des cornes qu’elles utilisent pour attraper leur proie. Leur œsophage est tapissé d’épines acérées qui déchiquettent les méduses. Cette espèce fait face à de nombreuses menaces, notamment un taux de prédation élevé sur les nouveau-nés, les braconniers d’œufs, l’enchevêtrement dans l’équipement de pêche, les collisions avec des bateaux et la pollution marine. 

La petite chauve-souris brune

little brown bat
Difficile de croire qu’il n’y a pas si longtemps, c’était l’espèce de chauve-souris la plus répandue au Canada. Depuis 2010, leur population a diminué de 94 % de la Nouvelle-Écosse à l’Ontario.

En voie de disparition

La petite chauve-souris brune pèse entre sept et neuf grammes, soit environ le poids de huit trombones ordinaires ! Les femelles sont légèrement plus grandes que les mâles, ils se ressemblent. On les trouve dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, même s’il n’y a que des signalements occasionnels pour le Nunavut. Elles n’émigrent généralement pas à l’extérieur du Canada, mais peuvent parcourir jusqu’à 1 000 kilomètres entre leurs perchoirs d’été et ceux d’hiver.

Difficile de croire qu’il n’y a pas si longtemps, c’était l’espèce de chauve-souris la plus répandue au Canada. Depuis 2010, leur population a diminué de 94 % de la Nouvelle-Écosse à l’Ontario. La cause – le syndrome du nez blanc. Cette maladie est causée par le champignon Geomyces destructans. On pense qu’elle est originaire d’Europe et apportée par des explorateurs de grottes. Le champignon se développe sur leur nez et d’autres zones sans fourrure pendant leur hibernation. Les chauves-souris se réveillent plus souvent que d’habitude, ce qui épuise rapidement leurs réserves de graisse. En plus de l’impact de ce champignon sur deux autres espèces de chauves-souris, certains scientifiques considèrent qu’il s’agit du déclin des mammifères le plus rapide jamais enregistré. Les autres menaces pesant sur les petites chauves-souris brunes comprennent la perte d’habitat et les pesticides.

La chevêche des terriers

burrowing owl profile
En 2015, la population canadienne était estimée à environ 270 individus.

En voie de disparition

La chevêche des terriers est plus petite qu’un pigeon et mesure environ 20 centimètres de hauteur et pèse entre 125 et 185 grammes. La principale population des prairies se reproduit en Alberta et en Saskatchewan, mais on peut également en trouver quelques-unes dans le sud-ouest du Manitoba. Il existe également une petite population réintroduite dans le centre-sud de la Colombie-Britannique. Elles préfèrent les prairies sèches à herbes courtes et utilisent les terriers abandonnés de mammifères terrestres, y compris les chiens de prairie et les écureuils terrestres, pour la nidification, le repos et la conservation des aliments.

Au cours des 40 dernières années, cette espèce a connu une diminution significative de sa densité. Bien que la conversion de prairies en terres cultivées ait pu être un facteur important de leur déclin passé, leurs menaces actuelles incluent la perte de proies, les intempéries et les conséquences de l’expansion des énergies renouvelables. En 2015, la population canadienne était estimée à environ 270 individus.

Le psithyre bohemian

En voie de disparition

Les psithyre bohemian  mesurent de 12 à 18 millimètres de long. On les a trouvés dans toutes les provinces et tous les territoires du Canada, à l’exception du Nunavut. Cependant, depuis 1991, ils n’ont été enregistrés qu’en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Leurs habitats comprennent des terres agricoles mixtes, des prairies ouvertes, des zones urbaines et la forêt boréale. Un fait intéressant à propos de ces bourdons, c’est qu’ils n’ont pas d’ouvrières. Les femelles accouplées trouvent à la place un nid hôte et après avoir tué la reine hôte, elle pond ses œufs qui sont ensuite pris en charge par les abeilles ouvrières hôtes. La principale menace pour ce bourdon est la perte de populations de bourdons hôtes, notamment le bourdon à plaques rouillées, le bourdon à bandes jaunes et le bourdon occidental; espèces qui sont également inscrites comme espèces en péril par le COSEPAC.

La baleine noire de l’Atlantique Nord

North Atlantic right whale
Les collisions avec des bateaux et l’enchevêtrement dans l’équipement de pêche sont les causes de décès les plus communes pour ces animaux et on compte maintenant moins de 450 individus dans le monde.

En voie de disparition

La baleine noire de l’Atlantique Nord mesure environ 16 mètres de long. Les femelles mesurent environ un mètre de plus que les mâles et peuvent peser jusqu’à 63 500 kg. C’est de la même longueur et deux fois le poids d’un camion de transport! Ils viennent au Canada atlantique pour se nourrir de zooplancton.

En 2017, 12 baleines noires de l’Atlantique Nord sont mortes dans les eaux canadiennes, ce qui représente probablement l’événement de mortalité le plus élevé pour cette espèce depuis l’interdiction de la chasse à la baleine commerciale en 1937. Les collisions avec des bateaux et l’enchevêtrement dans l’équipement de pêche sont les causes de décès les plus communes pour ces animaux et on compte maintenant moins de 450 individus dans le monde.

Papillon monarque

monarch butterfly
The main threats facing this species in Canada include the use of herbicides and the loss of milkweeds.

En voie de disparition

Je pense que la plupart d’entre nous connaissent le papillon monarque — cet emblématique papillon orange et noir. On les trouve dans les dix provinces et les Territoires du Nord-Ouest. Les monarques de l’est hivernent dans les montagnes du centre du Mexique tandis que les monarques de l’ouest hivernent sur la côte californienne. L’asclépiade est extrêmement importante, car c’est la seule plante alimentaire pour les chenilles monarques. Les produits chimiques présents dans les asclépiades font que les chenilles et les adultes ont un goût désagréable pour de nombreux oiseaux. L’utilisation des herbicides et la perte d’asclépiade sont les principales menaces pesant sur cette espèce au Canada.

Changeons l’avenir apparemment sombre de ces espèces et de toutes les espèces en péril. C’est déjà arrivé, faisons-le à nouveau !

Qu’avez-vous fait cet été? Voici quelques-unes des choses que nous avons accomplies….

En tant que plus grand organisme de conservation à but non lucratif soutenu par des donateurs au Canada, nous avons décidé de vous faire rapport de nos réalisations durant la saison estivale de travail sur le terrain cette année. Il y a eu des réussites et des échecs, mais tout notre travail nous a aidés à mieux comprendre les espèces en question afin de mieux conserver la faune du Canada.

À la rescousse de l’anguille d’Amérique

L’équipe de la Fédération canadienne de la faune consacrée aux sciences aquatiques a mené des recherches sur l’anguille d’Amérique dans la rivière des Outaouais au courant de l’été. L’anguille est confrontée à de nombreux défis, et ses populations sont en déclin depuis quelques années. Nos recherches cet été incluaient :

  • la détermination des routes migratoires en aval qu’adoptent les anguilles en passant la centrale hydroélectrique des chutes Chaudière. Pour ce faire, nous avons placé 40 récepteurs acoustiques dans l’eau en aval et en amont des chutes. Ainsi, nous avons pu cibler les anguilles qui se préparaient à migrer en aval pour retourner à leurs aires de reproduction dans la mer des Sargasses.
  • le recensement des individus pour déterminer combien il y a de cette espèce en péril dans la région. Nous avons utilisé deux méthodes :
    • des trappes en filet, qui nous ont permis d’attraper plus de 3 600 poissons et d’identifier 22 différentes espèces (malheureusement, nous n’avons trouvé qu’une seule anguille).
    • la pêche électrique en bateau la nuit, qui stupéfie temporairement les poissons. Ça peut sembler extrême, mais les poissons ne sont pas blessés, et il est essentiel que nous sachions combien il reste d’anguilles puisque cette espèce disparaît rapidement. Ces recherches nous ont fourni des idées sur les façons de protéger – et idéalement de rétablir – les populations d’anguilles.

Apprenez-en davantage sur les obstacles dans les rivières et sur leurs effets sur les espèces aquatiques.

Votre lac et vous

Les évaluations de la santé des rivages dans le cadre du programme Votre lac et vous nous ont tenus occupés cet été. Après l’été de 2018, nous aurons évalué 157 lacs et environ 37 830 propriétés riveraines! Grâce à nos sept partenaires régionaux répartis à l’échelle de trois provinces, la Fédération canadienne de la faune et son partenaire national Watersheds Canada ont été en mesure :

  • d’être actifs sur 18 lacs en Ontario, Alberta et Saskatchewan.
  • d’évaluer la santé des rivages d’environ 3 570 propriétés riveraines.

Au début de 2019, les propriétaires riverains en question recevront un rapport personnalisé qui décrira l’état de santé de leur rivage et recommandera des mesures d’amélioration.

Pour de plus amples renseignements sur le programme conjoint de la FCF et de Watersheds Canada Votre lac et vous, visitez LoveYourLake.ca

À l’aide des chauves-souris

L’équipe de la Fédération canadienne de la faune consacrée aux chauves-souris a travaillé fort ce printemps et cet été à promouvoir la conservation des chauves-souris. L’objectif du programme est d’assurer la survie des espèces de chauves-souris en péril du Canada. Une grande partie de notre saison s’est concentrée sur les chauves-souris qui habitent dans des structures anthropiques, comme les granges et les greniers.

La FCF est heureuse d’avoir pu s’associer avec des étudiants de l’Université Carleton et de l’Université d’Ottawa pour promouvoir la conservation des chauves-souris. Nos recherches cet été comprenaient :

  • l’élaboration et la diffusion de pratiques exemplaires de gestion et de procédures opérationnelles standards.
  • l’identification de gîtes de maternité qui abritent la petite chauve-souris brune en voie de disparition pour que nous puissions connaître les habitats qu’il faut protéger.
  • la collecte de données biophysiques sur les perchoirs afin d’orienter la création d’habitats idéaux et une stratégie de rétablissement.
  • l’évaluation de l’efficacité de différents abris pour chauves-souris pour déterminer la meilleure conception selon l’espèce et la région (urbaine par rapport à rurale, p. ex.).
  • la promotion de l’observation de chauves-souris au moyen de la science citoyenne et de la sensibilisation de collectivités à l’échelle du pays.

En passant le mot et en découvrant les meilleures façons d’aider ces espèces en péril, nous espérons réduire le montant de fois que leurs habitats sont détruits et, évidemment, réduire l’effet de la destruction des habitats sur ces mammifères. Grâce aux messages efficaces, à la sensibilisation et aux stratégies de gestion, nous espérons réduire la fréquence et les effets de la destruction des habitats et soutenir la santé, le rétablissement et la survie des chauves-souris en péril.

Apprenez-en davantage sur les chauves-souris du Canada à Aidezleschauvessouris.ca.

Au secours des tortues

L’équipe de la Fédération canadienne de la faune consacrée aux tortues a été très occupée cet été! Notre saison de travail sur le terrain incluait :

  • des enquêtes sur la tortue mouchetée en voie de disparition. Notre objectif était de trouver de nouveaux endroits qui comptaient l’espèce en déclin afin d’accroître l’étendue d’habitat protégé. Pour ce faire, nous avons obtenu la permission de nombreux propriétaires fonciers de mener des enquêtes dans les milieux humides sur leur terrain. Nous avons trouvé des tortues mouchetées dans dix milieux humides privés et gouvernementaux.
  • des enquêtes sur les chaussées où l’on retrouve souvent des tortues mortes. En identifiant ces endroits, nous sommes mieux armés pour militer en faveur de mesures d’atténuation sur les chaussées – comme les clôtures pour la faune – à ces endroits qui protégeraient les tortues et d’autres animaux sauvages. Cette année, nous avons trouvé plus de 500 tortues mortes sur les chaussées de la région d’Ottawa, dont plus de 60 tortues mouchetées.
  • la collecte d’œufs de tortues pondues dans des endroits à risque, comme sur l’accotement des chaussées. En recueillant et en incubant les œufs et en remettant les petits dans le milieu humide le plus près, nous avons pu compenser la perte de tortues sur les chaussées. Les œufs ont été incubés avec succès, et nous avons remis en liberté près de 400 tortues mouchetées et serpentines.

Apprenez-en davantage sur notre travail de protection des tortues à Aidonslestortues.ca.

Un soutien pour les oiseaux

Cette année, le biologiste de la Fédération canadienne de la faune, Nathan Clements, a passé 10 jours à traverser la région de la baie de la Reine-Maude dans le Nunavut. Son travail incluait :

  • le bagage d’oies rieuses et de bernaches de Hutchins afin de suivre ces oies arctiques et subarctiques dans leur migration à l’échelle du continent. Plus de 2 500 oies ont été baguées, ce qui est légèrement au-dessus de la cible du Plan conjoint des oies de l’Arctique.

L’organisme responsable, le Plan conjoint des oies de l’Arctique, travaille en collaboration avec ders partenaires pour fournir une approche coordonnée et rentable à l’obtention de renseignements prioritaires pour la gestion des oies qui nichent dans le Nord. La Fédération canadienne de la faune est un partenaire du Plan, ainsi que le Service canadien de la faune, le Fish & Wildlife Service des États-Unis, les organismes de protection de la faune des États et provinces des quatre voies migratoires et d’autres organisations non gouvernementales. L’approche collaborative est particulièrement utile pour mener des recherches dans l’Arctique où la logistique est plus coûteuse et où un rendement maximal des ressources est souhaitable.

Des mesures pour sauver le saumon

La Fédération canadienne de la faune, l’Université Carleton, les Premières Nations de Carcross-Tagish et la Société d’énergie du Yukon étudient la migration du saumon quinnat dans les régions les plus éloignées de leur montaison près de Whitehorse. Ces poissons arrivent de la mer de Béring, à près de 3000 kilomètres. Ils sont confrontés à de nombreux défis durant leur migration de frai. Selon les dossiers historiques, leurs populations sont en déclin depuis des décennies. Nous menons donc des recherches pour comprendre pourquoi et comment nous pouvons les aider. Le saumon quinnat est le roi du saumon du Pacifique. Il s’agit d’une population remarquable de cette espèce. Nous tentons de minimiser les effets de nos recherches sur les individus et sommes honorés de travailler avec la collectivité locale envers leur conservation.

Au courant des deux derniers étés, nous avons :

  • implanté des transmetteurs acoustiques dans des poissons
  • suivi leurs déplacements au fur et à mesure qu’ils s’approchaient de la centrale hydroélectrique de Whitehorse, traversaient la plus longue échelle à poissons au monde et poursuivaient leur parcours jusqu’à leur frayère.
  • marqué autant de poissons que possible. Nous avons à ce jour marqué 138 poissons. Nous saurons comment ils se sont débrouillés d’ici la mi-septembre, une fois que leur montaison est terminée et que nous avons récupéré les données de nos appareils de télémesure acoustique.

Apprenez-en davantage sur ce travail.

La FCF veut secourir les pollinisateurs

Pour mieux comprendre le rôle des habitats naturels pour les pollinisateurs sauvages, la Fédération canadienne de la faune a lancé une étude de trois ans dans le comté de Norfolk en Ontario. L’objectif du projet est d’examiner le lien entre la diversité et l’abondance des insectes pollinisateurs et trois types d’habitats : les forêts, les haies et les lisières herbeuses.

Une multitude d’espèces bénéfiques, comme les abeilles et les syrphides, doivent être conservées sur les terres fortement cultivées si les fermiers veulent bénéficier des services écosystémiques comme la pollinisation. Nous croyons que les habitats naturels, comme les forêts et les haies, jouent un rôle important de conservation au sein de terres à exploitation agricole intensive.

Durant notre première saison sur le terrain en cet été de 2018, nous avons :

  • recueilli des insectes pollinisateurs au moyen de pièges spécialisés dans 11 fermes du comté Norfolk dans le sud de l’Ontario. Chaque piège recueillait des milliers d’insectes, qu’on devait par la suite trier et identifier manuellement.
  • comparé les résultats des insectes identifiés manuellement à ceux des insectes identifiés au moyen d’un code à barres génétique. Si les codes à barres génétiques fournissent des résultats semblables à l’identification manuelle, nous aurons une méthode rapide et efficace de déterminer l’abondance et la diversité des pollinisateurs dans différents types d’habitats sur des terres agricoles. Nous espérons ainsi pouvoir fournir des conseils aux fermiers sur les types d’habitats naturels qui sont bénéfiques pour l’agriculture et la faune.

Les résultats de la recherche seront remis aux fermiers et aux gouvernements afin d’encourager l’adoption de pratiques, programmes et politiques agricoles durables.

Projet pour venir en aide aux baleines

En utilisant nos connaissances sur la biologie des baleines et les principes de base sur les effets des collisions, nous élaborons un modèle informatique qui peut prédire si une collision entre une baleine et un navire blessera gravement la baleine. Le modèle informatique tiendra compte de caractéristiques particulières de la baleine noire (p.ex., l’épaisseur de la graisse) et des petits navires (p.ex., son poids). Ce nouvel outil de prévision des effets des collisions avec les navires permettra aux responsables de la réglementation d’explorer comment le risque de blessures aux baleines noires à la suite d’une collision avec un navire changent selon la taille, la vitesse et la conception des navires.

Ce travail a comme objectif d’orienter des recommandations sur l’atténuation des risques. Pour ce faire, nous avons besoin de données scientifiques fiables et exactes. Nous aurons l’occasion d’améliorer la précision de ce travail et de proposer des mesures d’atténuation des risques au fur et à mesure que nous établissons les facteurs dont il faut tenir compte durant les collisions.

Apprenez-en davantage sur les interventions de secours des animaux marins au Canada en consultant le site Web de l’Alliance canadienne des réseaux d’urgence pour les mammifères marins.

Il nous en reste encore beaucoup à faire!

Grâce au soutien financier de nos donateurs dévoués, la Fédération canadienne de la faune a été en mesure de faire de grandes avancées dans le domaine de la conservation au Canada. Mais, en raison de la perte d’habitats et du changement climatique, la faune du Canada a besoin de votre aide plus que jamais.

Nous vous remercions de vous soucier de la faune du Canada et de bien vouloir soutenir notre travail.

12 dates nature à retenir pour l’année scolaire qui commence

C’est une nouvelle année scolaire!

C’est le moment idéal pour incorporer quelques festivités et activités en nature amusantes à vos projets. Il y a énormément de choses à célébrer au Canada et dans le monde.

Choisissez vos préférées parmi les dates ci-dessous et organisez une activité spéciale! Si vous le faites, n’oubliez pas de nous le dire sur votre réseau de médias sociaux favori.

1. 15 septembre 2018 : Nettoyage international des berges

Si vous ne vous trouvez pas près d’un océan, choisissez un lac, un étang ou un ruisseau de votre région, rassemblez un groupe et allez améliorer un habitat en ramassant quelques déchets!

Pour vous aider :

En savoir plus : Comment nettoyer les rivages

2. De septembre à décembre : Classes nature

Célébrez à la fois les mots et la faune avec la Fédération canadienne de la faune en participant aux Classes nature. Les Classes nature font partie d’un programme conçu pour encourager les jeunes à participer à des activités de conservation et de littératie, voire à publier leur travail dans le magazine WILD! La date limite d’inscription est le 22 décembre 2018!

En savoir plus : Classes nature (en anglais)

3. 26 septembre 2018 : Journée nationale de l’arbre

La Journée de l’arbre est une célébration de tous les importants avantages que procurent les arbres, comme un air pur, la stabilisation des sols, des abris, de la nourriture pour la faune et plus encore!

Pour vous aider :

En savoir plus : Journée de l’arbre

4. October 2018: Collecte de fonds pour le programme Aidons les chauves-souris

Même les chauves-souris ont besoin de superhéros! Organisez une fête d’Halloween pour vos enfants…et pour les chauves-souris! Tous les fonds amassés seront consacrés à la recherche pour la conservation des chauves-souris à la Fédération canadienne de la faune.

Pour vous aider :

En savoir plus : Aidons les chauves-souris

5. De novembre à janvier : Prix canadiens d’excellence en conservation

awards

Si vous connaissez quelqu’un qui contribue aux efforts de conservation au Canada, la Fédération canadienne de la faune vous invite à soumettre sa candidature dans le cadre de notre programme de Prix canadiens d’excellence en conservation. Informez-vous particulièrement sur le Prix de la conservation chez les jeunes Wade Luzny, le Prix Éducation-nature et le Prix de mentorat des jeunes.

Pour vous aider :

En savoir plus : Prix canadiens d’excellence en conservation

6. De novembre à décembre Souhaits pour la faune

wildlife wishes fr

Au nom de notre précieuse faune canadienne, joignez-vous aux jeunes qui font des souhaits des Fêtes pour la faune. Célébrez la saison des Fêtes en aidant la faune du Canada et les espaces sauvages qu’elle habite. Revenez le 1er novembre pour du contenu à jour!

Pour vous aider :

En savoir plus : Souhaits pour la faune

7. De janvier à février : Sous zéro

Découvrez les nombreuses façons dont vous pouvez vous rapprocher de la nature et les bienfaits dont vous pouvez profiter en allant dehors pendant l’hiver. Que ce soit en faisant des activités extérieures ou des quiz en ligne, explorez le monde sous zéro!

Pour vous aider :

En savoir plus : Sous zéro

8. 16 février 2019 : Journée mondiale de la baleine

Il y a tellement de choses à apprendre ce jour-là. Commencez par l’Alliance canadienne des réseaux d’urgences pour les mammifères marins (ACRUMM)! C’est une excellente façon d’apprendre quoi faire si vous vous trouvez en présence d’une urgence touchant un animal marin.

Pour vous aider :

En savoir plus : Alliance canadienne des réseaux d’urgences pour les mammifères marins

9. De février à avril : Espaces de vie

Les jeunes de 9 à 12 ans se mobilisent en créant des habitats pour pollinisateurs et en partageant cette expérience avec d’autres élèves. Dans le cadre d’une classe en ligne, les participants de partout au pays interagissent tout en apprenant sur les pollinisateurs, en découvrant comment mettre au point un habitat adapté et en échangeant des photos et des histoires sur les espaces sauvages qu’ils ont créés pour les abeilles, les papillons et les autres pollinisateurs.

Pour vous aider :

En savoir plus : Espaces de vie

10. Du 7 au 13 avril 2019 : Semaine nationale de la conservation de la faune

Célébrons ce qui nous unit tous à la faune! Partagez votre lien en ligne en utilisant le mot-clic #MerciLaFaune. Vous pouvez parler d’une courte expérience, de votre animal préféré, d’un moment qui a changé votre vie – tout ce que vous souhaitez célébrer avec nous. Nous écrivons une lettre de remerciement à la faune canadienne et nous en sommes tous les auteurs!

Pour vous aider :

En savoir plus : Semaine nationale de la conservation de la faune

11. Mai 2019 : Programme Aidons les chauves-souris

bat on cloth

Le printemps est une période critique pour la petite chauve-souris brune, l’une des espèces canadiennes les plus en danger à l’heure actuelle. Vous pouvez fournir un refuge à cette espèce importante en fabriquant votre propre abri pour chauves-souris! Utilisez cette ressource pour bâtir un abri pour chauves-souris avec votre classe et installez-le à l’école!

Pour vous aider :

En savoir plus : Aidonsleschauves-souris.ca

12. Du 8 au 14 juin : Semaine des rivières et des océans

La Semaine des rivières et des océans nous rappelle qu’il est de notre responsabilité à tous de prendre soin de l’eau. Joignez-vous à la FCF pour célébrer la Semaine des rivières et des océans et aidez-nous à renverser le courant qui menace les cours d’eau canadiens et la vie qu’ils soutiennent.

En savoir plus : Semaine des rivières et des océans

Quelques dates nature supplémentaires à surveiller :
Toute l’année :
Éducation-Nature
Toute l’année :
Club nature pour familles
27 février 2019 :
Journée mondiale de l’ours polaire
17 avril :
Journée d’appréciation de la chauve-souris
22 avril :
Jour de la Terre
20 mai :
Journée mondiale de l’abeille
23 mai :
Journée de la tortue

Nous espérons que vous aurez du plaisir à vous préparer en vue de ces dates cette année!

Une fin triste et un début heureux pour les chauves-souris d’Almonte

Nos chauves-souris sont en liberté!

Si vous n’avez pas suivi les périples, les voici : ces animaux hibernants se sont fait évincer du nichoir qu’ils occupaient depuis plus de 50 ans. Ce lieu leur servait d’hibernaculum pendant l’hiver. Leur expulsion a rendu leur survie particulièrement difficile. Cependant, grâce à l’aide de la communauté, des sympathisants de la FCF et du Sanctuaire pour animaux sauvages de la vallée de la Rideau (RVWS), les chauves-souris ont pu passer l’hiver dans des « frigos » spéciaux et ont pu être relâchées au printemps.

bat house installation
Il est important de savoir que les chauves-souris canadiennes, en particulier ces sérotines brunes, présentent un haut niveau de fidélité au site, ce qui fait qu’elles reviendront toujours à leur nichoir primaire.

Pas de place

Malheureusement, la direction de l’église n’était pas d’accord avec notre idée d’offrir un autre nichoir aux bêtes sur les lieux. Ceci a rendu la tâche encore plus difficile, alors que nous tentions d’atténuer les effets néfastes causés par l’évincement des chauves-souris. Dans l’idéal, nous aurions installé des nichoirs pour chauves-souris sur le terrain de l’église. Au lieu de cela, nous avons dû trouver un autre emplacement adéquat à proximité de l’église.

Avec l’aide de Shaun McLaughlin, maire de Mississippi Mills, et de Calvin Murphy, directeur municipal des loisirs, la Fédération canadienne de la faune a pu dénicher un habitat qui convienne aux chauves-souris : le club de curling Almonte, immédiatement à côté de l’église.

Enfin à la maison!

releasing bats into new CWF bat houseCe printemps, mes collègues et moi sommes rendus à Mississippi Mills, en Ontario, pour libérer les chauves-souris rescapées qui avaient passé l’hiver avec Linda Laurus et le Sanctuaire pour animaux sauvages de la vallée de la Rideau.

Les chauves-souris ont été relâchées dans leur nouveau nichoir et tout s’est bien déroulé. Les bêtes nocturnes étaient amicales, bavardaient tout le temps, et semblaient très heureuses d’être de retour au bercail. Les sérotines brunes participent maintenant à l’équilibre de l’écosystème en s’alimentant d’insectes volants nocturnes.

En plus des nichoirs installés au club de curling Almonte, la Mississippi River Parkway Commission a également décidé d’installer un grand condo à grandes chauves-souris dans le parc Metcalfe Geoheritage. Cette zone offre un habitat d’alimentation important pour les chauves-souris locales. De plus, cette installation servira de lieu d’engagement et d’éducation pour la communauté.

Le pesticide de la nature

Il est très important de comprendre le rôle que jouent les chauves-souris dans l’environnement. Elles servent de pesticide naturel : elles économisent d’ailleurs des millions de dollars à l’industrie agricole chaque année, car elles s’alimentent d’insectes nuisibles. Il est aussi primordial de bien comprendre le rôle que nous pouvons jouer dans la protection de ces animaux.

Cette installation offre l’occasion d’organiser des sessions informatives et de sensibiliser la communauté au sort de nos chauves-souris, et à leur mode de niche. C’est ainsi que tout un chacun pourra développer des techniques pour veiller sur les espèces en voie de disparition et pourra identifier les espèces qui nichent sur leur propriété.

https://youtu.be/X1msH03Bk9Y

Elles ont vraiment besoin de nous

La majorité des espèces de chauves-souris de l’Ontario sont en voie de disparition et les autres le sont presque également. La croissance de leur population est trop lente pour contrer les éléments perturbateurs actuels et à venir. Nous devons agir. Ces nichoirs aménagés représentent une étape importante qui pointe dans la bonne direction.

Il est bien évident que la Fédération canadienne de la faune n’aurait pas pu sauver ces chauves-souris sans l’aide du RVWS, de nos donateurs, des personnes facilitatrices travaillant à la municipalité de Mississippi Mills et de la communauté locale. Cette aventure témoigne de la grandeur et de la bienveillance d’une communauté pleine de ressource qui sait prêter main forte quand les temps sont durs. Des initiatives comme celle-ci changent la donne pour les espèces qui ont besoin d’un coup de main. Les résultats que nous avons tous atteints ont une incidence directe et durable dans la nature qui nous entoure.

Des remerciements tous particuliers à : Linda Laurus (directrice du Sanctuaire pour animaux sauvages de la vallée de la Rideau), Jefferson Drost (Homes4Wildlife), Pascal Meunier (chef des pompiers de Mississippi Mills), Shaun McLaughlin (maire de Mississippi Mills), Calvin Murphy (gestionnaire municipal des loisirs), Scott Newton (corporation Mississippi River Power).

 

46 chauves-souris secourues rentrent chez elles

Après un long hiver, les 46 chauves-souris secourues en décembre dernier à Mississippi Mills, en Ontario, rentrent chez elles.

Vous vous souvenez peut-être que, début décembre 2017, la Fédération canadienne de la faune a été contactée par un résident de Mississippi Mills, une ville située à 50 kilomètres à l’ouest d’Ottawa. On nous a signalé qu’un certain nombre de chauves-souris étaient accrochées à l’extérieur de l’église paroissiale Holy Mary depuis plus d’une semaine – l’église avait expulsé les chauves-souris en août 2017 – et celles-ci risquait de mourir de froid.

Ma collègue Carolyn Callaghan et moi-même sommes arrivés pour découvrir de nombreuses grappes de grandes chauves-souris brunes accrochées à l’extérieur de l’église. Après avoir vérifié que les chauves-souris étaient en état de torpeur (un sommeil profond et froid) et qu’il était peu probable qu’elles s’envolent vers un autre perchoir, Carolyn et moi avons recueilli celles qui étaient à notre portée, autant que possible. Au total, nous avons secouru 26 chauves-souris ce jour-là.

In total, we rescued 26 Big Brown Bats that day.
Au total, nous avons secouru 26 chauves-souris ce jour-là.

Au cours de nos recherches, nous avons mis en évidence trois groupes supplémentaires de chauves-souris qui étaient hors de portée : un groupe de chaque côté du beffroi, et le troisième sous l’avant-toit à l’arrière de l’église. Je suis retourné à l’église le dimanche 10 décembre. Avec l’aide du Service d’incendie de Mississippi, nous avons recueilli 20 chauves-souris supplémentaires. À ce stade, les chauves-souris se trouvaient à l’extérieur de l’église depuis plus de deux semaines. La température avait été glaciale et devait descendre à -20 degrés Celsius pendant les deux semaines suivantes.

mississippi mills fire truck helps rescue 20 bats
Avec l’aide du Service d’incendie Mississippi Mills, nous avons recueilli 20 chauves-souris supplémentaires.

Comment les événements se sont-ils déroulés?

J’ai eu une conversation avec la Nuisance Wildlife Control Organization (NWCO) qui a procédé à l’expulsion. On m’a dit que l’expulsion avait été effectuée sans incident. Des portes à sens unique ont été installées sur l’église à la fin du mois d’août 2017. En octobre 2017, ils ont estimé qu’il n’y avait plus de chauves-souris perchées à l’intérieur de l’église, et ont ainsi scellé toutes les ouvertures restantes. À la fin du mois de novembre, cependant, des membres du public ont rapporté que les chauves-souris étaient retournées à l’église, qu’elles ne pouvaient pas accéder à leur perchoir et qu’elles avaient décidé de se percher à l’extérieur du bâtiment.

Rescued Big Brown Bat
Les 46 grandes chauves-souris brunes ont été transférées au Rideau Valley Wildlife Sanctuary (RVSV) où elles ont passé l’hiver.

Elles mangent autant?!

Les 46 grandes chauves-souris brunes ont été transférées au Rideau Valley Wildlife Sanctuary (RVWS) où elles ont passé l’hiver. Sachez-le : les chauves-souris ont un gros appétit. Elles travaillent dur pour contrôler nos populations d’insectes. Pendant les mois d’été, une chauve-souris peut avaler jusqu’à l’équivalent de son poids en insectes en une seule nuit. Cet hiver, nos rescapées ont consommé 7500 vers de farine chaque semaine, soit 160 000 au total!

Comme vous pouvez l’imaginer, nourrir les chauves-souris est une activité à la fois coûteuse et chronophage. Le RVWS dispose d’une méthode vraiment efficace de conservation de ces ressources. Son personnel a profité de la capacité naturelle des chauves-souris de conserver leurs propres ressources (c’est-à-dire de réduire leur dépense énergétique) et a mis en place un « réfrigérateur à chauves-souris » pour simuler un hibernacle (perchoir hivernal protégé). Par « réfrigérateur pour chauves-souris », je veux parler d’un réfrigérateur domestique, maintenu froid, dont la porte reste entrouverte pour permettre la circulation de l’air. La clé ici est d’abaisser la température de l’environnement des chauves-souris pour leur signaler de diminuer leur température corporelle et, ainsi, leur taux métabolique.

Cet hiver, nos rescapées ont consommé 7500 vers de farine par semaine, soit 160 000 au total!
Cet hiver, nos rescapées ont consommé 7500 vers de farine par semaine, soit 160 000 au total!

En d’autres termes, la fréquence cardiaque en station debout d’une chauve-souris se situe en été entre 120 et 200 battements par minute (bpm). Lorsqu’elles chassent à des vitesses extrêmes, leur fréquence cardiaque peut atteindre le chiffre incroyable de 1000 bpm. Lorsque les chauves-souris hibernent, le froid les pousse à abaisser leur fréquence cardiaque à 20 battements par minute. Ce phénomène appelé « torpeur » permet aux chauves-souris de se reposer – avec des réveils périodiques – tout l’hiver sans manger.

Les chauves-souris rentrent chez elles!

Grâce au soutien de gens comme vous, la Fédération canadienne de la faune a recueilli suffisamment d’argent pour financer les coûts liés à l’hivernage des chauves-souris au RVWS. Nous libérerons les chauves-souris au niveau de l’église de Mississippi Mills début mai 2018. Il est probable que si celles-ci ne localisent pas d’hibernacle approprié d’ici l’hiver 2018, elles se percheront à nouveau à l’extérieur de l’église ou dans une crevasse inhospitalière, et qu’elles périront au bout de quelques semaines de torpeur.

 

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Les Bat Rangers

Il y a quelques semaines, j’ai été contacté par une enseignante d’école primaire enthousiaste qui m’a expliqué qu’elle et ses élèves avaient fait quelque chose de spécial en cette saison des Fêtes. La semaine dernière, je me suis déplacée jusqu’à Courtice, en Ontario, pour les rencontrer tous et leur parler de la petite chauve-souris brune en voie de disparition. J’ai aussi participé à leur événement de construction d’abri pour chauves-souris. Nous en avons fabriqué 25 pour les fermiers locaux. C’était une expérience très gratifiante, c’est le moins qu’on puisse dire.

Michelle Rodriguez est une enseignante d’école primaire à la St Mother Teresa Catholic School de Courtice, en Ontario. Michelle et son groupe composé de première et de deuxième année sont très passionnés par la sauvegarde des chauves-souris, tout particulièrement la petite chauve-souris brune en voie de disparition. Ensemble, ils ont créé un groupe du nom de Bat Rangers. Chaque année, les Bat Rangers passent des mois à effectuer des recherches, à parler avec des experts dans l’étude des chauves-souris, et à créer des connexions de communauté pour promouvoir la conservation de la petite chauve-souris brune.

Leurs objectifs principaux sont de :

  • Sensibiliser sur la petite chauve-souris brune par des affiches, des articles de journaux et des publications sur les médias sociaux.
  • Construire autant d’abris pour chauves-souris que possible pour leur fournir un site de perchage alternatif.
  • Recevoir un soutien de leur communauté pour aider à sauver la petite chauve-souris brune.

Les efforts acharnés de Michelle devraient être applaudis, à l’intérieur comme à l’extérieur de la salle de classe. Si chaque école avait un professeur comme Michelle, et un groupe de jeunes naturalistes comme les Bat Rangers, la petite chauve-souris brune ne serait peut-être pas autant en danger.

L’initiative de Michelle fait mouche. Mobiliser la communauté en fournissant des renseignements utiles, déboulonner les mythes avec précision et distribuer des abris pour chauves-souris aux fermiers et à la communauté locale est une bonne manière de promouvoir la conservation des espèces en voie de disparition et des chauves-souris de manière générale de façon positive. Les chauves-souris sont souvent considérées comme étant des nuisibles et traitées comme tel. C’est ironique, puis leur seul but sur Terre est de gérer les nuisibles bien souvent dangereux qui peuvent mettre en danger nos écosystèmes et nos sources de nourriture. Les chauves-souris mangent des insectes. Des tas d’insectes.

Les chauves-souris se sentent chez elle (littéralement) dans les environnements urbains et ruraux, et ont donc à faire face à de nombreuses menaces. La Fédération canadienne de la faune travaille dur à la promotion de la conservation des chauves-souris. Nos efforts, combinés avec ceux des groupes comme les Bat Rangers, sont un bon point de départ pour aider nos espèces en voie de disparition, mais nous ne pouvons pas tout faire. Une communauté engagée peut aller plus loin pour sauvegarder les systèmes interconnectés qui nous gardent en vie. Coexister est notre seule option, alors restez informés!

Comment pouvez-vous vous impliquer? Venez nous voir en ligne : www.aidezleschauvessouris.ca.

Cinq mythes qui entachent l’image des chauves-souris canadiennes

Vous êtes-vous déjà senti incompris? C’est une sensation horrible n’est-ce pas? Vous n’êtes pas seul. Les chauves-souris ont connu une mauvaise réputation pendant des années. Il y a eu un tas de rumeurs sur ces mammifères ailés qui sont en vérité toutes… fausses. Dénonçons quelques-uns de ces mythes! C’est parti!

Mythe n° 1 : Les chauves-souris sont des rongeurs

Alors là, pas du tout! Elles n’ont aucun rapport avec eux, de près ou de loin. En vérité, elles sont plus proches des primates et des lémuriens qu’elles le sont des souris ou des rats. Elles font partie d’un ordre de la classe des Mammalia appelé Chiroptera (chiroptères), qui veut dire « main-ailes ».

Mythe n° 2 : Les chauves-souris sont aveugles

Elles voient très bien en fait. Oui oui. Je pense que les gens se trompent le plus souvent sur cet aspect parce qu’ils savent que la plupart des chauves-souris ont besoin de leur sonar pour se frayer un chemin. Puisque la plupart des chauves-souris ne peuvent pas voir dans le noir, lorsqu’elles sont le plus actives, elles comptent sur leur système de sonar interne pour se diriger à une vitesse incroyable dans le noir total!

Mythe n° 3 : Les chauves-souris vont aller voler dans vos cheveux

Ça vient d’où ça, d’abord? Le système d’écholocalisation d’une chauve-souris est tellement précis qu’elle peut tourner autour d’un cheveu accroché au plafond! Les chauves-souris ne s’intéressent pas vraiment aux humains. Si l’une d’elles vole trop près de votre tête, c’est probablement pour chasser un moustique qui s’apprête à vous piquer. Gardez votre calme.

Mythe n° 4 : Les chauves-souris sucent le sang

Les seules chauves-souris à sucer le sang sont les chauves-souris vampires du Mexique, ainsi que celles d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Elles lèchent le sang des vaches, des poules, et d’autres animaux. Pas des humains! Il ne faut pas avoir peur d’elles. Celles qui vivent au Canada mangent des insectes (adieu les moustiques!), et jouent un rôle très important dans la régulation des insectes nuisibles. Saviez-vous qu’elles font économiser à l’industrie agricole canadienne des millions de dollars?

Mythe n° 5 : Les chauves-souris ont la rage

Je pense qu’il faut mettre les choses au clair. Les chauves-souris peuvent transmettre la rage. Comme votre chien, votre chat, ou l’écureuil qui essaient de voler les graines de votre mangeoire à oiseaux. En fait, le risque qu’une chauve-souris puisse transmettre la rage est tellement faible que la menace envers les humains est incroyablement faible aussi. Bien sûr, nous ne vous encourageons pas à aller dans une cave et à essayer de faire des câlins à ces animaux, car comme tous les animaux sauvages, elles vous mordront par autodéfense.

Aidez à la conservation des chauves-souris au Canada

Ce sont des millions de chauves-souris qui sont décédés au Canada au cours des 10 dernières années. Elles pourraient ne pas être en mesure de se rétablir sans notre aide. Voici des choses que vous pouvez faire pour aider à la conservation des chauves-souris au Canada :

Maintenant que vous en savez plus sur les chauves-souris au Canada, voyons si vous pouvez obtenir 100 % à ce questionnaire!

Arrêtez la propagation du champignon

Le Centre canadien coopératif de la santé de la faune vient de publier un nouveau protocole de décontamination national destiné aux spéléologues, pour tenter de limiter la propagation du champignon qui cause le syndrome du museau blanc (SMB) chez les chauves-souris.

Le syndrome du museau blanc (SMB) est une maladie fongique mortelle qui tue les chauves-souris pendant l’hiver. Les grottes et les mines où les chauves-souris hibernent ne devraient pas être utilisées l’hiver à des fins récréatives, car si les populations de chauves-souris sont trop perturbées, il peut en résulter une augmentation de leur mortalité. Malheureusement, le champignon qui cause le SMB est présent dans les grottes et les mines toute l’année, même en l’absence de chauves-souris. Ce champignon se retrouve à la fois sur le sol et les parois des grottes. Par conséquent, les protocoles de décontamination doivent être appliqués toute l’année.

Le champignon qui cause le SMB n’a pas encore été trouvé à l’ouest de l’Ontario au Canada, bien qu’il ait été documenté dans l’État de Washington. De plus, et étonnamment, il n’a pas été documenté à Terre-Neuve. Il est très important que le matériel utilisé dans les grottes présentant le champignon responsable du SMB ne soit jamais utilisé dans les grottes ne présentant pas ce champignon. Bien que le champignon responsable de la maladie puisse se transmettre principalement d’une chauve-souris à l’autre, il peut aussi être propagé par des humains et par le matériel qu’ils emploient lorsqu’ils visitent les hibernacles (cavernes, mines et autres habitats où hibernent les chauves-souris). On pense que l’introduction de ce champignon européen en Amérique du Nord est liée à des activités humaines.

Il est important de décontaminer le matériel de spéléologie même dans les zones présentant le champignon responsable du SMB, afin d’empêcher la propagation des diverses souches du champignon vers de nouvelles zones. Bien qu’une seule souche du champignon responsable du SMB ait été trouvée en Amérique du Nord, les champignons peuvent muter ou évoluer rapidement, avec des effets potentiellement dévastateurs pour les quelques chauves-souris survivant à la maladie. En outre, les grottes abritent de nombreux microorganismes en plus du champignon responsable du SMB, et la transmission de ces espèces à de nouveaux secteurs peut avoir des conséquences imprévues.

La méthode de décontamination appropriée du matériel submersible consiste à le submerger dans l’eau à une température d’au moins 55 °C (131 °F) pendant au moins 20 minutes. Le matériel non submersible peut être essuyé à fond avec de l’alcool, du peroxyde d’hydrogène ou une solution à base d’eau de javel. Les produits EnviroCare Moldex sont très efficaces pour éliminer le champignon responsable du SMB, et peuvent être achetés chez Canadian Tire, partout au Canada. Vous trouverez plus d’information ici.

Assurez-vous de pratiquer la spéléologie de manière responsable et d’éduquer les autres au sujet de cette menace qui pèse sur les chauves-souris!