Votre arrière-cour peut faire toute la différence
Parlons oiseaux, insectes et arrière-cours! Ces trois éléments ont peut-être plus de liens entre eux que vous ne le pensez. Les oiseaux migrateurs comptent parmi les plus incroyables voyageurs de la planète. Et même si leur périple dépend de nombreux facteurs, un élément est essentiel pour bon nombre de ceux-ci : les insectes! Des chenilles aux coléoptères, ces minuscules bestioles fournissent le carburant nécessaire à leurs longs et épuisants trajets. En fait, les oiseaux insectivores engloutissent entre 400 et 500 millions de tonnes d’insectes chaque année! Même les oiseaux qui ne se nourrissent pas exclusivement d’insectes en consomment une bonne quantité au fil des saisons.
Les oiseaux sont en danger
Saviez-vous qu’en 50 ans, l’Amérique du Nord a perdu plus de 3 milliards d’oiseaux? Et le plus inquiétant, c’est que la majorité de ces pertes concerne des espèces qui dépendent des insectes pour se nourrir. Mais pas de panique! La bonne nouvelle, c’est que si on aide les insectes à prospérer, on aide aussi tout un tas d’autres espèces — dont nos amis à plumes. Alors si vous cherchez une façon concrète de faire une différence, votre arrière-cour pourrait bien être l’endroit idéal pour commencer!
Ce que vous pouvez faire
Voici quelques gestes simples que vous pouvez poser pour protéger les insectes — et, par le fait même, les oiseaux!
1. Apprenez à connaître les insectes
Le savoir, c’est le pouvoir! Plus vous en savez, mieux vous pouvez aider les insectes. Des papillons aux abeilles, en passant par nos fabuleuses mouches, chaque insecte joue un rôle important. Vous pouvez en apprendre davantage sur ces petites bêtes ici.
2. Faites moins de nettoyage dans votre arrière-cour
L’une des façons les plus simples d’attirer les insectes dans votre cour, c’est justement d’en faire un peu moins. Les feuilles mortes et les tas de branches offrent un abri et de la nourriture à de nombreux insectes.
Vous pouvez aider les papillons et les papillons de nuit, comme la saisie des pommiers et le papillon lune, en laissant les feuilles mortes sous les arbres lorsque c’est possible. Vous leur permettrez ainsi de compléter leur cycle de vie ou leur métamorphose.
3. Ajoutez une bûche à votre terrain
Les bûches font d’excellents hôtels à insectes! Certaines abeilles solitaires y nichent, tandis que les zones humides sous l’écorce offrent un refuge idéal pour de nombreux insectes. Les carabes et certains papillons utilisent les parties sèches pour passer l’hiver.
Si la bûche est placée à la verticale, vous pouvez la stabiliser en enterrant une extrémité de quelques centimètres dans le sol.
4. Dites non aux néonicotinoïdes
Les pesticides de type néonicotinoïde nuisent aux insectes — et aux oiseaux qui s’en nourrissent. Ces produits chimiques peuvent retarder la migration, réduire les réserves de graisse et nuire au succès de reproduction des oiseaux chanteurs. Évitez les pesticides dans votre jardin et privilégiez les plantes indigènes.
5. Éteignez les lumières
Les lumières artificielles désorientent les insectes nocturnes comme les papillons de nuit et les lucioles, ce qui peut entraîner leur épuisement… voire leur mort. Réduisez la pollution lumineuse en éteignant les lumières extérieures ou en installant des détecteurs de mouvement. Et rangez les néons à mouches — ils n’attirent pas les moustiques, mais plutôt les insectes utiles comme les papillons de nuit!
6. Partagez vos observations sur iNaturalist.ca
Si les insectes vous fascinent, pourquoi ne pas aider les scientifiques à suivre leurs populations? En prenant des photos d’insectes et en les téléchargeant sur iNaturalist.ca, vous contribuez à une précieuse base de données qui aide les chercheurs à mieux comprendre les populations d’insectes et leurs habitats. Chaque papillon, coléoptère ou abeille que vous observez peut faire une vraie différence pour la recherche et la protection de ces petites bêtes aux grands rôles!
Il suffit de télécharger l’application iNaturalist ou de visiter le site iNaturalist.ca pour partager vos observations!
7. Ajoutez des plantes indigènes à votre arrière-cour
De nombreux insectes dépendent des plantes indigènes avec lesquelles ils ont évolué pendant des centaines d’années. Avec la perte d’habitats et l’introduction fréquente de nouveaux arbres, arbustes et vivaces au lieu d’espèces indigènes, on observe un déclin marqué des populations d’insectes — et des oiseaux qui en dépendent. Certains insectes, comme les papillons et les papillons de nuit, sont des spécialistes qui ont besoin de plantes hôtes pour leurs larves, comme c’est le cas du papillon monarque. D’autres, comme certaines abeilles solitaires, dépendent de fleurs particulières pour se nourrir.