Offrez un abreuvoir aux papillons

L’intérêt pour le jardinage pour les papillons connaît un essor — une bonne chose, puisqu’il représente une manière importante d’aider les papillons et autres pollinisateurs.

Mais saviez-vous que certains papillons tirent aussi leurs nutriments du sable humide, du compost et du fumier (un comportement appelé « mud-puddling » en anglais), ainsi que de la sève des arbres et de la matière organique humide comme les fruits en décomposition, les déjections animales et la charogne?

Photo: Sarah Coulber, CWF Caption: This swallowtail is feeding on washed up organic matter along a river
Ce porte-queue est en train de se nourrir de matières organiques qui se sont amassées sur les bords d’une rivière. Photo: Sarah Coulber, FCF.

Bien que certaines de ces sources d’alimentation ne soient pas très appétissantes ou faciles à reproduire pour nous, nous pouvons aider les papillons à obtenir leurs minéraux en créant une flaque de boue près des plantes à fleurs.

Flaques de boue dans un jardin

Photos : Sarah Coulber, FCF Placez votre flaque de boue dans un endroit ensoleillé et à l’abri.
Placez votre flaque de boue dans un endroit ensoleillé et à l’abri. Photos : Sarah Coulber, FCF.

Pour créer une flaque de boue, il peut suffire de laisser le sol dénudé dans une partie de votre jardin pour les papillons. Autrement dit, gardez une zone sans paillis. Le paillis naturel non teint comme la paille, l’écorce déchiquetée ou les feuilles est très bénéfique, puisqu’il empêche la pousse des mauvaises herbes, garde la température des racines plus constante, retient l’humidité et ajoute lentement des nutriments au jardin.

Ajoutez des plantes indigènes comme les asters, les asclépiades, l’eupatoire pourpre et l’échinacée à votre jardin pour les papillons. Photo : Shelley O'Connell, membre du club de photo, QC
Ajoutez des plantes indigènes comme les asters, les asclépiades, l’eupatoire pourpre et l’échinacée à votre jardin pour les papillons. Photo : Shelley O’Connell, membre du club de photo, QC

Mais si vous laissez le sol dénudé à la lisière de votre jardin, il attirera beaucoup plus facilement les papillons une fois qu’il sera humide après la pluie ou l’arrosage. Vous pouvez bien sûr laisser une partie du sol dénudé même si vous n’avez pas de jardin pour les papillons — tout jardin de fleurs ou potager fera l’affaire. Assurez-vous que le sol soit à niveau ou qu’il s’enfonce légèrement à un endroit au lieu de se terminer en pente — comme les pentes permettre à l’eau de s’écouler plus facilement, garder la zone humide exigerait plus de travail et d’eau.

Flaques de boue dans un récipient

Vous pouvez aussi déposer de la terre sablonneuse (non pas du sable stérile) dans un récipient comme une soucoupe pour pot de fleurs ou une vasque. Vous pouvez même utiliser un vieux bol de cuisine ou un plat de cuisson en verre si vous ajoutez assez d’eau pour l’humidifier. Surveillez les précipitations pour voir à quelle fréquence vous devrez humidifier le récipient, mais ne vous inquiétez pas; vous n’aurez pas à le garder humide en tout temps! Pendant les périodes très pluvieuses, vous devrez peut-être même vider l’excédent d’eau.

Si vous voulez soutenir d’autres insectes bénéfiques, ajoutez de petites pierres dans une section du récipient pour que les insectes puissent s’y percher pour s’abreuver.

Autres conseils

 

mudpuddling
Un porte-queue pataugeant dans la boue dans un jardin en Colombie-Britannique. Photo : Shannon Roberts, membre du club de photo, C.-B.

Vous pouvez encourager les papillons à trouver et à utiliser les flaques de boue en ajoutant du compost frais ou du fumier. Cela est particulièrement important si la flaque de boue fait partie de votre jardin et que la terre est pauvre en minéraux. Vos plantes en profiteront aussi.

Les papillons préfèrent généralement les endroits ensoleillés et à l’abri — un facteur à considérer pour l’emplacement d’un jardin pour les papillons et d’une flaque de boue.

This Question Mark Butterfly was feeding at a dirt-filled crack in the CWF parking lot
Ce polygone à queue violacée s’est arrêté pour une collation à une craquelure remplie de terre dans le stationnement de la FCF. Photo : Sarah Coulber, FCF.

N’oubliez pas : bien que la plupart des papillons adultes aient besoin de fleurs pour se nourrir de nectar, les chenilles, elles, ont besoin des feuilles des plantes pour se nourrir. Les plantes dont les chenilles se nourrissent sont appelées « plantes hôtes ». Identifiez les papillons de votre région et tentez de trouver leurs plantes hôtes (consultez notre document Gardening for Butterflies [en anglais]). Essayez ensuite de voir si ces arbres, arbustes ou plantes herbacées se trouvent sur votre terrain. Si ce n’est pas le cas, envisagez d’en ajouter!

Il est bien sûr utile de rehausser un habitat pour les papillons avec de la nourriture et de l’eau, mais il est impératif que la zone soit sécuritaire pour les papillons qui y vivent ou qui la visitent. Évitez les pesticides autant que possible pour garder les papillons (et autres pollinisateurs) de votre quartier en sécurité.

Apprendre en chemin

mudpuddling

Encouragez les enfants à observer et à remarquer quels papillons visitent vos fleurs et fréquentent votre flaque de boue. Est-ce que certains papillons (comme les porte-queue) visitent les deux, ou est-ce que certaines espèces (comme les polygones à queue violacée et les amiraux qui visitent rarement les fleurs) ne visitent que la flaque de boue? Certains papillons qui ne fréquentent normalement pas les flaques de boue, comme les monarques, peuvent visiter votre oasis boueuse si l’été est particulièrement sec et chaud.

Vous pouvez tenter une expérience avec votre flaque de boue en remplissant la moitié du récipient avec du sable (non stérilisé) et l’autre moitié avec du compost ou du fumier pour voir quel côté est le plus populaire!

Recette pour un pré indigène

Les prés et les prairies du sud du Canada commencent à fleurir.

À la Fédération canadienne de la faune, nous avons été occupés à créer des prés indigènes pour les pollinisateurs à trois endroits dans l’est de l’Ontario.

Les sites sont sur le bord de la route et sur des emprises. Il s’agit d’endroits à faible croissance idéaux pour fournir des habitats additionnels aux pollinisateurs. Nous voulions, avec nos partenaires HydroOne, le comté de Lanark et la Commission de la capitale nationale, partager avec vous la recette suivante pour créer un pré indigène.

Préparation

1. Choisissez un endroit

Les prés indigènes ont besoin de plein soleil. L’endroit peut être sec ou humide, mais nous avons découvert durant cette année très pluvieuse qu’il est plus facile de travailler dans un endroit qui est sec au plus tard à la fin du printemps! Les endroits ayant moins de plantes envahissantes (comme le panais sauvage et le roseau) sont aussi plus faciles à préparer.

2. Préparez le site

Avertissement : Cette étape peut prendre beaucoup de temps. Pour que les plantes indigènes aient une bonne chance de survivre, il est important de bien préparer les lits de semence et de s’assurer qu’ils soient débarrassés de mauvaises herbes.

Alexis Latemouille prépare le site pour le projet pilote près du ruisseau Green à Ottawa, site géré par la Commission de la capitale nationale.
Alexis Latemouille prépare le site pour le projet pilote près du ruisseau Green à Ottawa, site géré par la Commission de la capitale nationale.

Dans le cadre du projet, nous essayons diverses méthodes pour éliminer les mauvaises herbes :

  • Labourer
  • Cultiver de l’avoine pour faire de l’ombre aux mauvaises herbes
  • Vaporiser avec des herbicides
  • Cultiver des plantes saisonnières

Nous espérons connaître plus tard cette année les méthodes les plus efficaces pour éliminer les mauvaises herbes et permettre aux espèces indigènes de bien pousser. Nous continuerons de surveiller les résultats à long terme.

3. Commandez des semences indigènes

Ingrédients secs et ingrédients humides

Les « ingrédients » nécessaires à la création d’un bon pré diffèrent d’un endroit à l’autre. À nos sites plus humides, nous avons inclus des semences de plantes pour les pollinisateurs qui aiment avoir les « pieds mouillés », comme l’eupatoire maculée et l’eupatoire perfoliée. À nos sites plus secs, nous avons ajouté des plantes comme l’immortelle blanche et l’hélianthe scrofuleux.

Ingrédients courants

Nous avons inclus des graines d’asclépiade sauvage à tous les sites, car elle peut pousser dans toutes sortes de conditions. Il s’agit aussi de la plante hôte pour le papillon monarque et d’une excellente source de nectar pour d’autres insectes.

Proportion de graminées par rapport aux fleurs sauvages

Carolyn Callaghan recueille des graines d’asclépiade sauvage.
Carolyn Callaghan recueille des graines d’asclépiade sauvage.

Tous nos mélanges comportent environ 40 % de graminées indigènes (pour fournir des sites de nidification aux pollinisateurs) et 60 % de fleurs sauvages (pour fournir une variété de pollen et de nectar). Pour savoir où acheter vos semences, consultez la base de données électronique des fournisseurs de plantes indigènes de la FCF. Nous avions aussi recueilli de nombreuses espèces locales l’automne dernier. C’est une activité amusante qui nous a permis de créer un mélange pour chaque site d’environ 50 espèces. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’excellente ressource téléchargeable gratuite de la Xerces Society sur la collecte de graines indigènes.

4. Pesez et mélangez

De grosses semences indigènes sont pesées, dont des semences de graminées et d’asclépiade.
De grosses semences indigènes sont pesées, dont des semences de graminées et d’asclépiade.

Cette étape ressemble beaucoup à la cuisson. Puisque les semences indigènes sont chères, nous voulions utiliser exactement le bon montant à chaque site et rien de plus. Le montant de graines à utiliser a été pesé selon la superficie de chaque site.

Mélange de semences indigènes et de millet, une culture de protection.
Mélange de semences indigènes et de millet, une culture de protection.

Sur le terrain, nous avons mélangé les semences indigènes et une culture de protection (soit de l’avoine ou du millet). La culture de protection remplit deux fonctions. D’abord,  elle permet de mieux répandre les semences indigènes et de les répandre en couche plus mince. Ensuite, cette culture fournira de l’ombre aux jeunes plantes indigènes la première année, mais ne repoussera pas l’année suivante après le gel. Les semis indigènes seront alors en mesure de survivre seuls.

 

CWF and Hydro staff survey the pollinator project.

5. Rassemblez une équipe enthousiaste

Des membres du personnel de la FCF et des bénévoles (Samantha Reynolds, Emily Armstrong, Paul Wityk, Carolyn Callaghan, Kira Balson) qui ensemencent le site du projet pilote de HydroOne à Ottawa.
Des membres du personnel de la FCF et des bénévoles (Samantha Reynolds, Emily Armstrong, Paul Wityk, Carolyn Callaghan, Kira Balson) qui ensemencent le site du projet pilote de HydroOne à Ottawa.

C’est la partie amusante. Commandez du soleil et rassemblez une équipe. Bien que la tâche semblait ardue devant de si grands sites, ce fut étonnamment rapide. Grâce à nos huit employés et bénévoles, nous avons ensemencé un terrain de 1,5 hectare (3 acres) en quelques heures. Nous avons répandu notre mélange de graines en quadrillage dans les deux sens.

Notre objectif n’était pas d’entièrement recouvrir les sites de semence, mais de donner suffisamment d’espace à chaque plante pour qu’elle puisse fleurir et remplir le pré au courant des prochaines années. Nous avons ensemencé à la fin du printemps, mais l’automne est aussi un excellent moment pour ensemencer un pré indigène.

6. Ajoutez de la patience en grande quantité et attendez

Comme pour la cuisson, attendre le résultat est souvent la partie la plus difficile. Dans notre cas, il faut attendre des mois et même des années pour qu’apparaissent certaines espèces. Pour l’instant, nous avons terminé notre travail.

La nature s’occupera du reste.

 

monarch restoration sign

Nous sommes fiers d’annoncer qu’au cours du dernier mois, la Fédération canadienne de la faune et ses partenaires ont suivi cette recette et semé des acres d’habitat pour les pollinisateurs le long des routes et dans des corridors de services publics de l’est de l’Ontario. Un gros merci au personnel de HydroOne, du comté de Lanark et de la Commission de la capitale nationale qui a travaillé tellement fort pour que ce projet pilote se réalise et aussi à la Fondation Trillium de l’Ontario d’avoir financé le projet.

Gardez l’œil ouvert pour des nouveautés au courant de la saison!

16 façons de protéger votre jardin durant une sécheresse sans trop gaspiller d’eau

Je me souviens très bien de ma première sécheresse.

C’était en 2012 durant une vague de chaleur interminable en Ontario. C’était l’année où j’ai décidé pour la première fois de faire un potager. Il n’a pas survécu.

Le gazon fut le premier à rendre l’âme. Le soleil l’a complètement asséché. Le sol s’est alors mis à se fissurer. Il était tellement sec qu’il est devenu hydrophobe, c’est-à-dire qu’il repoussait toute tentative d’arrosage, un peu comme une éponge sèche. C’est par la suite qu’est mort (*pleurs*) mon potager. Il n’avait aucune chance de survie. J’avais un puits foré. Je devais donc arrêter d’arroser pour conserver l’eau.

Vint alors le tarissement des étangs et des marais dans ma région. Je n’avais jamais vu ça! Depuis cette sécheresse, j’ai appris certaines choses que je mettrais en œuvre si jamais je décide de me créer un autre potager. Espérons qu’il réussira mieux que mon dernier.

Voici ce qu’il faut faire et ne pas faire pour préserver la verdure durant une sécheresse sans utiliser trop d’eau :

  1. Donnez la priorité aux plantes établies. Les plantes existantes sont mieux enracinées et auront besoin de moins d’eau que les plantes que vous venez de mettre en terre.
  2. Donnez la priorité aux plantes indigènes et aux fleurs sauvages. Les plantes indigènes comme l’asclépiade, la dalée violette, le panicaut des tourbières, l’oponce fragile, la verveine veloutée et autres ont tendance à mieux résister à la sécheresse. Elles fournissent aussi une source essentielle de nourriture et un abri aux pollinisateurs et aux insectes et bestioles bénéfiques qui en ont besoin durant une sécheresse.
  3. Vérifiez vos plantes. Taillez les fleurs et les feuilles mortes pour aider les plantes à conserver leur énergie durant la sécheresse.
  4. Arrosez fréquemment et profondément. Évitez que le sol de votre jardin devienne hydrophobe en l’arrosant longuement et en profondeur, jusqu’à ce qu’il soit bien hydraté. Il semblerait contraire à l’intuition d’arroser lentement le sol durant une sécheresse, mais vous économiserez de l’eau à long terme en arrosant plus lentement et profondément et en utilisant une irrigation au goutte-à-goutte pour humidifier le sol le plus possible en gaspillant le moins d’eau possible.
  5. Ne soyez pas trop attaché à votre pelouse. Les pelouses sont décoratives. Envisagez de ne pas arroser votre pelouse. Elle pourrait devenir brune durant les chaleurs intenses, mais il s’agit habituellement d’un gazon en dormance plutôt que d’un gazon mort.
  6. Utilisez de la bonne terre. Ajoutez du compost tous les ans pour y procurer des nutriments et pour l’aider à demeurer humide.

spreading mulch in a garden

  1. Ajoutez du paillis. Ajoutez du paillis aux parties exposées du jardin pour réduire l’évaporation. Le paillis contribue aussi à maintenir les racines à la bonne température durant l’été. Les plantes peuvent alors mieux s’adapter aux sécheresses. De plus, le paillis prévient l’érosion et la prolifération de mauvaises herbes.
  2. Aidez les pollinisateurs. Ajoutez un petit bol d’eau entouré de pierres dans un endroit ombragé du jardin pour permettre aux pollinisateurs et aux insectes bénéfiques de se reposer tout en s’abreuvant.
  3. Ne mettez pas d’engrais dans votre jardin durant une sécheresse. L’engrais encourage votre jardin à pousser, ce qui exige de l’eau.
  4. Utilisez de l’eau de pluie. Installez des barils de pluie pour capturer l’eau qui pourrait s’écouler des gouttières et utilisez-la pour arroser votre jardin.
  5. Réutilisez l’eau usée (eau grise). Vous rincez des raisins  ou des pommes de terre? Vous laissez couler l’eau quelques minutes avant de prendre une douche? Utilisez des bassins pour recueillir cette eau afin d’arroser votre jardin. Ou encore, installez un système d’eau grise pour réutiliser l’eau dont vous vous servez pour faire la vaisselle ou le lavage. Une solution gagnante!

irrigation

  1. Arrosez tôt le matin. Ainsi, vous réduirez l’évaporation et éviterez que le soleil brûle les gouttelettes d’eau sur les feuilles. L’arrosage le matin permet aussi aux plantes de sécher avant la nuit, ce qui aide à prévenir l’infestation par des organismes nuisibles qui aiment les environnements humides (limaces, champignon, etc.)
  2. Retirez les mauvaises herbes. C’est particulièrement important durant une sécheresse, car les mauvaises herbes peuvent capturer de la précieuse humidité du sol.
  3. Ne plantez pas de nouvelles plantes durant une sécheresse, car ces plantes nécessitent plus d’eau.
  4. Dirigez l’eau vers les endroits qui en ont le plus besoin. Pour les plantes ayant besoin plus d’eau, placez une bouteille d’eau dont la base a été retirée près de la plante et arrosez par le goulot de la bouteille. Cette technique permet de diriger l’eau vers les racines de la plante.
  5. Préparez-vous pour l’année suivante. On ne peut prédire le temps qu’il fera durant les étés à venir, mais on peut se préparer pour une sécheresse en ajoutant du compost l’automne, en cultivant des fleurs sauvages, des plantes et des arbustes, résistants aux sécheresses.

 En avons-nous oublié? Faites-nous part de vos méthodes de jardinage éprouvées.

 

8 faits intéressants sur la guêpe qui vous feront l’aimer!

La guêpe n’a pas la meilleure réputation.

En effet, on ne l’accueille pas chaleureusement à nos BBQ et pique-niques extérieurs. Comme vous vous en doutez, des études indiquent que la guêpe est beaucoup moins aimée que sa cousine l’abeille. Nos sentiments négatifs envers la guêpe sont vraisemblablement dus à notre manque de connaissances par rapport aux avantages importants qu’offre cet insecte au fonctionnement, à la santé et à la viabilité de la planète.

Cette bestiole travaillante est en réalité un des organismes les plus économiques et écologiques pour l’humanité. Elle pollinise les récoltes et les fleurs. Elle est aussi incroyablement efficace à gérer les populations d’insectes nuisibles.

Wask on flower @ Martin Tampier | CWF Photo Club
@ Martin Tampier | Club de photographie de la FCF

La prochaine fois que vous avez un mouvement de recul à la vue d’une guêpe bourdonnante pendant vos festivités estivales, plutôt que de sortir la tapette à mouches, pensez aux faits intéressants suivants :

  1. On retrouve des guêpes partout, sauf en Antarctique.
  2. Les guêpes se reconnaissent entre elles grâce à leurs motifs faciaux uniques.
  3. Il existe 30 000 espèces identifiées de guêpes.
  4. Les guêpes peuvent fabriquer leur propre papier pour bâtir leur nid en machant et recrachant des morceaux d’écorce.
  5. Les guêpes sociales utilisent leur dard comme moyen de défense, tandis que les guêpes solitaires utilisent leur dard et venin pour chasser.
  6. Seule la femelle a un dard et ce dard est en réalité un organe modifié de ponte d’œufs.
  7. Les guêpes sont de toutes les couleurs : rouges, orange, vertes, bleues et, bien sûr, jaunes et noires.
  8. Il est prouvé que les guêpes sont capables d’utiliser la logique pour tirer des conclusions à partir de deux éléments d’information distincts. Il s’agirait vraisemblablement de la première hypothèse que les invertébrés sont en mesure d’arriver à des déductions logiques.

Apprenez-en plus sur comment la Fédération canadienne de la faune aide nos pollinisateurs à Bannirpourlavenir.org.

 

Pour les colibris, la vie est une question de variété – Galerie de photos

Les colibris sont connus pour le vol stationnaire qu’ils effectuent devant les fleurs dont ils se nourrissent.

Ils parviennent à ce vol stationnaire en battant des ailes rapidement – à raison de 50 battements d’ailes par seconde en moyenne. Et quand le nectar des fleurs se fait rare, ils se nourrissent de la sève des arbres grâce aux trous creusés par les pics maculés. En fait, on pense que les colibris suivent les pics maculés pour profiter des trous de sève fraîchement préparés.

Mais ils mangent encore bien d’autres choses! Saviez-vous qu’en plus d’une source sûre en nectar de fleurs leur fournissant des glucides et des minéraux, les colibris ont également besoin de consommer des araignées et des insectes pour leurs protéines? Les colibris ont aussi besoin d’arbres pour se percher, se cacher et nicher.

Voici certaines des photos du concours de photographie de la Fédération canadienne de la faune montrant les colibris du Canada dans leur habitat.

Abri

Canadian hummingbirds must have trees for nesting and resting. © Nadia Boudreau, CWF Photo Club
Les colibris canadiens doivent disposer d’arbres pour se nicher et se reposer.
© Nadia Boudreau, Club de photographie de la FCF

Ils construisent leurs minuscules nids à l’aide de matériel végétal, comme du chardon, de la quenouille, du saule, du pissenlit et le duvet du peuplier deltoïde, de petites plumes, des écailles de bourgeons et des toiles d’araignées. Parfois, l’extérieur de leurs nids est couvert de lichens, de mousses, de fleurs séchées ou de petits morceaux d’écorce. Les femelles utilisent l’ensemble de leur corps pour façonner le nid, compressant et tissant les matériaux, et les poussant contre les parois.

Les arbres et les arbustes sont aussi des lieux idéaux pour observer et pour se reposer (ou s’étirer).

Nourriture

Hummingbird feeding © Tania Simpson
Alors que les mangeoires alimentées d’eau sucrée permettent d’observer ces magnifiques oiseaux de près, les fleurs demeurent leur source de nourriture parfaitement équilibrée. © Tania Simpson, Club de photographie de la FCF

En plus de divers sucres et d’eau, le nectar contient d’autres composés, notamment des acides aminés. Les colibris se nourrissent de fleurs de forme tubulaire, grandes et petites. Et ils sont généralement attirés par le rouge vif.

Quant aux types de fleurs auxquelles ils rendent visitent et quand, des études ont montré que les colibris savent quand une fleur est à son maximum de production de nectar et ils planifient leurs visites en conséquence!

Certaines grappes de fleurs poussent le long d’une tige comme les sauges, tandis que d’autres possèdent une inflorescence compacte, comme les zinnias. Dans les deux cas, les fleurs fleurissent successivement, aussi ne coupez pas leurs vieilles inflorescences trop tôt, car elles pourraient produire quelques fleurs de plus pour nourrir un colibri affamé!

Monarde et bergamote

Eupatoires maculées et zinnias

Ancolie et sauge

Lobélie cardinale et physostégie de Virginie

Impatiente et chèvrefeuille

Apprenez-en plus sur les colibris et d’autres amis aviaires au Canada sur le site Web Passion pour les oiseaux de la Fédération canadienne de la faune.

Le jardinage est bénéfique pour les enfants – et la faune aussi!

Votre école a-t-elle un jardin? De plus en plus d’éducateurs découvrent la magie d’un jardin scolaire comme outil de formation dynamique.

Le jardinage : l’un des moyens les plus faciles et accessibles de se rapprocher du monde naturel. Aucun matériel spécialisé n’est nécessaire et pas de transport par autobus requis. Même l’école la plus urbaine, avec peu de verdure, peut planter des graines dans un bac à plantes créé à partir d’une palette réutilisée et ainsi se doter d’un accès à la nature sur son propre terrain. Et dans certaines conditions, un jardin scolaire peut aussi aider la faune.

Kids gardening

Salles de classe extérieures

Les avantages reconnus et les occasions d’enseignement offerts par un jardin d’apprentissage sont infinis. Les jardins créent des environnements d’apprentissage de groupe inclusifs, adaptés à de nombreux différents styles d’apprentissage. Les enseignants peuvent parler d’une pluralité de sujets et s’attendre à un rendement scolaire amélioré de la part de leurs élèves — particulièrement dans le domaine des sciences. Les aptitudes sociales s’améliorent à mesure que les élèves, les enseignantes et enseignants, les parents et les bénévoles de la communauté travaillent ensemble. Lorsque les élèves partagent les leçons du jardin, ses fruits et ses légumes, ou contribuent à embellir les espaces où ils travaillent et jouent, il en découle une plus grande fierté vis-à-vis de l’école et un sentiment d’avoir contribué à la collectivité.

Teacher with kids gardening

Rien ne vaut passer du temps dans la nature pour nous rappeler que nous faisons partie du monde naturel et que nous n’en sommes pas détachés. Compte tenu du fait que nos vies modernes sont si occupées et laissent une si grande place aux écrans, il est facile d’oublier notre affinité avec la nature. Des études évaluées par les pairs nous rappellent que de passer du temps à l’extérieur, ou dans certains cas, de simplement regarder des arbres et des plantes est excellent pour la santé. À noter pour les éducateurs et les éducatrices — les effets observés incluent notamment une amélioration de la concentration, une diminution des niveaux de stress et une accélération des temps de guérison.

The earlier in life that kids get outside, the better – participating in outdoor nature activities at a young age with a trusted adult, like a teacher or family member, is one of the best predictors of a life-long conservation ethic.
Les enfants devraient passer du temps à l’extérieur le plus tôt possible – en participant à des activités extérieures, dans la nature, à un jeune âge avec un adulte digne de confiance, comme une enseignante ou un enseignant ou un membre de la famille, un enfant a de bonnes chances de développer une éthique de conservation qu’il gardera toute sa vie.

Ce fut mon expérience. J’ai grandi dans une famille qui léguait des plantes de jardin en héritage entre les générations. J’ai de nombreux souvenirs de mes parents, de mes grands-parents, de mes tantes et de mes cousins s’aidant à tour de rôle dans leurs jardins respectifs à la maison. Un été, ma mère m’a montré un exosquelette d’abeille dans le jardin et voilà! J’étais accro!

Comme éducateurs et éducatrices, vous êtes nombreux à donner des expériences de ce genre à vos élèves. Poursuivez votre bon travail et faites-nous part de vos expériences de jardinage dans les commentaires ci-dessous!

Des avantages pour la faune

Un jardin scolaire est merveilleux pour vos élèves, pour vous et vos collègues à l’école, pour votre communauté – et dans certaines conditions, nos voisins du règne animal peuvent aussi en profiter.

monarch catepillar
Un jardin sans pesticides et fertilisants chimiques est essentiel pour les pollinisateurs et présente beaucoup moins de risques pour la santé de votre collectivité scolaire.

Votre jardin scolaire peut aider certains de nos alliés préférés du jardinage – les pollinisateurs. Les abeilles, les papillons, les colibris et autres pollinisateurs nous offrent des aliments délicieux et des écosystèmes en santé et appuient notre économie. Cependant, ils font face à de nombreux défis dont la perte et la modification d’habitat, l’utilisation de pesticides et les changements climatiques. À mesure que les espaces urbains se développent pour accommoder une population en pleine croissance et ses besoins correspondants en infrastructure et alimentation, tout jardin qui soutient la faune peut jouer un rôle important dans la création d’habitats sécuritaires pour la faune, là où il n’y en aurait autrement pas.

Tous les jardins destinés à la faune doivent fournir de l’eau, de la nourriture et des abris. Les pollinisateurs ont besoin de fleurs riches en nectar et en pollen, qui reçoivent préférablement au moins six heures de soleil par jour. Un jardin sans pesticides et fertilisants chimiques est essentiel pour les pollinisateurs et présente beaucoup moins de risques pour la santé de votre collectivité scolaire.

Si votre école a des préoccupations relatives à un jardin sur place, songez à un emplacement de rechange, comme sur le terrain d’une bibliothèque ou d’un centre communautaire à proximité. Faites participer vos élèves à l’ensemble du processus – du choix des plantes à l’inventaire faunique du jardin.

Pour de l’information et des conseils sur les jardins scolaires pour pollinisateurs, ET pour célébrer votre excellent travail en faisant officiellement reconnaître votre jardin scolaire comme « habitat accueillant pour la faune » par la Fédération canadienne de la faune, joignez-vous à notre programme scolaire Espaces de vie. Vous et vos élèves pourriez profiter de ce qui pourrait se transformer en passe-temps pour la vie — et aider la faune du même coup.

Économiser de l’eau en beauté

Transformez vos citernes pluviales en jolie composante en de votre jardin!

Comme le temps devient de plus en plus imprévisible, c’est une bonne idée de se préparer à toutes les éventualités. Nous pouvons certainement avoir des pluies torrentielles, mais nous pouvons aussi connaître des périodes de sécheresse. Et ces périodes de sécheresse peuvent durer plus longtemps et être plus fréquentes de nos jours. Arrosez vos plantes et faites baisser vos factures d’eau en intégrant des citernes pluviales dans votre jardin. Les avantages sont nombreux – dont non le moindre est de ne plus avoir à traîner et à enrouler le boyau d’arrosage!

citernes pluviales

Installez les citernes pluviales près de la maison sous les tuyaux de descente qui transportent l’eau de pluie des gouttières. Vous pouvez également installer une citerne pluviale à côté d’une remise. Consultez ce lien pour des conseils sur l’installation.

Ne soyez pas rebuté par les modèles conventionnels en plastique. Il existe de nouvelles options et façons de transformer ces articles potentiellement hideux en élément intéressant et attirant de votre jardin.

Couvrez-la

Bien qu’il n’y ait rien de mal avec une citerne en plastique – surtout si elle est entourée de plantes ayant différentes textures et couleurs – vous pouvez quand même l’embellir grâce à ces idées pour la recouvrir.

Cachet rétro

Si vous aimez l’apparence du bois, utilisez un vieux tonneau à vin. C’est un look classique qui s’agence bien avec tous les jardins.

Cachet rétro

Citernes peintes

Si vous avez un côté artistique ou voulez permettre à vos enfants d’exprimer leur créativité, ces citernes pourraient vous servir de source d’inspiration!

Nouveaux modèles

Il y a maintenant beaucoup plus d’options pour l’achat de citernes pluviales, que ce soit des modèles en plastique stylisés ou en céramique qui permettent aux plantes de pousser dessus.

Peu importe le jardin ou le lieu, les citernes pluviales peuvent être un ajout amusant et attirant dans votre espace et contribuent à rendre votre jardin accueillant pour la faune.