{"id":5915,"date":"2018-10-22T15:14:31","date_gmt":"2018-10-22T15:14:31","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.cwf-fcf.org\/?p=5915"},"modified":"2019-03-26T13:23:58","modified_gmt":"2019-03-26T13:23:58","slug":"a-la-decouverte-de-gault-et-le-lacher-prise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/fr\/a-la-decouverte-de-gault-et-le-lacher-prise\/","title":{"rendered":"\u00c0 la d\u00e9couverte de Gault et le l\u00e2cher-prise"},"content":{"rendered":"<p><strong><em><a href=\"http:\/\/cwf-fcf.org\/en\/explore-our-work\/education\/canadian-conservation-corps\/group-5\/michelle-parry.html?src=blog\">Michelle Parry<\/a><\/em><\/strong><em><strong> est une participante du <\/strong><\/em><strong><em><a href=\"http:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/notre-travail\/education\/canadian-conservation-corps\/group-5\/\">groupe 5<\/a><\/em><\/strong><em><strong> du <\/strong><\/em><strong><a href=\"http:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/notre-travail\/education\/canadian-conservation-corps\/\">Corps de conservation canadien<\/a><\/strong><em><strong>. <\/strong><\/em><\/p>\n<p>J\u2019adore l\u2019oc\u00e9an, mais encore une fois, je me retrouvais sur une montagne. L\u2019exp\u00e9dition en nature de mon exp\u00e9rience d\u2019apprentissage s\u2019est pass\u00e9e dans les Rocheuses canadiennes, juste \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de Cochrane en Alberta. Maintenant, la montagne qui constitue la r\u00e9serve naturelle de Gault serait mon domicile pendant trois mois. \u00c0 quel moment suis-je tomb\u00e9e en amour avec les montagnes? Pendant notre s\u00e9jour \u00e0 Gault, mes colloques et moi avons v\u00e9cu toute une gamme d\u2019\u00e9motions par rapport \u00e0 cet endroit.<\/p>\n<p><strong>La r\u00e9serve naturelle<\/strong><\/p>\n<p>Le brigadier Gault a l\u00e9gu\u00e9 le mont Saint-Hilaire \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 McGill en 1958. Le mont se divise en deux parties, une publique, l\u2019autre priv\u00e9e. La fronti\u00e8re passe directement \u00e0 travers le lac nich\u00e9 dans la petite vall\u00e9e entre les deux collines. En effet, la\u00a0\u00ab\u00a0montagne\u00a0\u00bb est constitu\u00e9e d\u2019un lac en hauteur entour\u00e9 de collines rocailleuses. \u00c0 premi\u00e8re vue, notre nouveau logement me semblait sombre, modeste et perdu au milieu de nulle part. Heureusement, ce \u00ab\u00a0nulle part\u00a0\u00bb \u00e9tait d\u2019une grande beaut\u00e9. Nous pouvions voir le lac de l\u2019entr\u00e9e de notre cabane. Nous entendions le jour et la nuit le cri des bernaches migratrices qui se reposaient sur le lac. Un r\u00e9seau de sentiers publics passait juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de notre logis. Du c\u00f4t\u00e9 priv\u00e9 de la montagne, en plus de la r\u00e9serve envahie par la v\u00e9g\u00e9tation, on retrouve plusieurs espaces am\u00e9nag\u00e9s\u00a0: la maison Gault, deux laboratoires scientifiques, des chalets et un des plus vastes chantiers exp\u00e9rimentaux de la r\u00e9gion. Il va sans dire que j\u2019avais h\u00e2te de d\u00e9couvrir le type d\u2019exp\u00e9riences qu\u2019on y menait et comment nous pouvions y participer pour en apprendre davantage sur le c\u00f4t\u00e9 technique de la conservation sur le terrain.<\/p>\n<p><strong>La routine quotidienne<\/strong><\/p>\n<p>Plus d\u2019une semaine s\u2019\u00e9tait \u00e9coul\u00e9e et nous n\u2019avions touch\u00e9 \u00e0 aucun \u00e9quipement scientifique, mis \u00e0 part des pelles et des pioches. Les pioches sont vraiment cool quand elles sont utilis\u00e9es pour percer un trou dans la glace afin d\u2019y installer des sacs m\u00e9socosmes pour surveiller la hausse des temp\u00e9ratures. On se sent comme un v\u00e9ritable Viking durant cette t\u00e2che, mais, cher lecteur, vous devrez attendre mon prochain blogue pour en apprendre plus sur toutes nos activit\u00e9s scientifiques hivernales. La premi\u00e8re semaine, en fait les deux premi\u00e8res semaines, ont \u00e9t\u00e9 pass\u00e9es \u00e0 d\u00e9placer des roches et \u00e0 pelleter de la terre. J\u2019ai appris deux nouveaux mots fran\u00e7ais qui resteront \u00e0 jamais grav\u00e9s dans ma m\u00e9moire\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>La chaudi\u00e8re<\/li>\n<li>Des foug\u00e8res<\/li>\n<\/ul>\n<p>J\u2019ai trouv\u00e9 le travail sur les sentiers tr\u00e8s valorisant. Beaucoup de gens se sont arr\u00eat\u00e9s pour nous remercier. Toutefois, il n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s stimulant sur le plan intellectuel. Bien que je fusse heureuse d\u2019aider avec l\u2019am\u00e9nagement des nouveaux sentiers de randonn\u00e9e, je commen\u00e7ais \u00e0 me demander si nous ferions autre chose. J\u2019\u00e9tais tellement absorb\u00e9 par la lenteur des progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s durant nos travaux manuels que j\u2019oubliais de regarder et d\u2019appr\u00e9cier la beaut\u00e9 automnale. Ce n\u2019est que plus tard que j\u2019ai d\u00e9couvert des occasions d\u2019apprentissage dissimul\u00e9es dans toutes les \u00e9tapes du stage.<\/p>\n<p><strong>Gens, biscuits et caf\u00e9 <\/strong><\/p>\n<p>D\u00e8s la premi\u00e8re journ\u00e9e, les employ\u00e9s de Gault ont \u00e9t\u00e9 fantastiques. Sonya, qui s\u2019occupe de la maison Gault, s\u2019assurait qu\u2019il y avait suffisamment de biscuits tous les jours dans la cuisine des employ\u00e9s. Charles, qui travaillait avec nous sur les sentiers, nous a apport\u00e9 des boissons pour nous remercier de notre labeur. Tout le monde arr\u00eatait pour nous parler, m\u00eame s\u2019il s\u2019agissait de la p\u00e9riode de pointe. Ils \u00e9taient tous tr\u00e8s patients avec ceux d\u2019entre nous qui ne parlaient pas couramment le fran\u00e7ais. Ce sont ces gens qui ont fait du stage une exp\u00e9rience m\u00e9morable. Leur amabilit\u00e9 et attitude positive envers le travail m\u2019ont fait prendre conscience de la magie de l\u2019endroit. Le rythme et le concept du temps sont tellement diff\u00e9rents lorsqu\u2019on doit travailler selon les saisons. Il y a des moments o\u00f9 l\u2019on doit se d\u00e9p\u00eacher et des moments o\u00f9 l\u2019on doit attendre. Lorsqu\u2019il pleut, on trouve des choses \u00e0 faire \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, mais s\u2019il fait beau, on fait ce qu\u2019on peut \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Nous avons travaill\u00e9 dur sur les sentiers au d\u00e9but du stage parce qu\u2019ils devaient \u00eatre nettoy\u00e9s avant la premi\u00e8re neige. Une fois que nous avons pu rencontrer le directeur associ\u00e9, on nous a pr\u00e9sent\u00e9 d\u2019autres options d\u2019activ\u00e9s auxquelles nous pouvions contribuer : liste d\u2019esp\u00e8ces, inventaire, recherche sur les chauves-souris, collecte des donn\u00e9es des thermom\u00e8tres sur le terrain, construction d\u2019une station m\u00e9t\u00e9orologique. On nous a aussi encourag\u00e9s \u00e0 concevoir nos propres projets. Oui, j\u2019allais m\u2019y plaire \u00e9norm\u00e9ment.<\/p>\n<p><em>Les opinions exprim\u00e9es sont celles des participants et ne refl\u00e8tent pas n\u00e9cessairement le point de vue de la F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"post-excerpt\">Michelle Parry est une participante du groupe 5 du Corps de conservation canadien. J\u2019adore l\u2019oc\u00e9an, mais encore une fois, je me retrouvais sur une montagne. 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