{"id":16355,"date":"2026-02-05T18:55:54","date_gmt":"2026-02-05T18:55:54","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/?p=16355"},"modified":"2026-02-26T20:45:47","modified_gmt":"2026-02-26T20:45:47","slug":"des-blaireaux-en-bonne-sante-cest-la-garantie-de-prairies-saines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/fr\/des-blaireaux-en-bonne-sante-cest-la-garantie-de-prairies-saines\/","title":{"rendered":"Des blaireaux en bonne sant\u00e9, c\u2019est la garantie de prairies saines."},"content":{"rendered":"<h2>\u00c0 mesure que <span data-olk-copy-source=\"MessageBody\">l\u2019hiver canadien avance<\/span>, les blaireaux d\u2019Am\u00e9rique se pr\u00e9lassent dans leurs terriers saisonniers<\/h2>\n<p>Le blaireau d\u2019Am\u00e9rique (<em>Taxidea taxus<\/em>) est un mammif\u00e8re pr\u00e9sent dans les prairies du Canada, de la Colombie-Britannique \u00e0 l\u2019Ontario. Les chercheurs ont distingu\u00e9 trois populations de blaireaux au Canada\u202f:<\/p>\n<ul>\n<li>Sud-ouest de l\u2019Ontario<\/li>\n<li>Kootenays\/Prairie\/Rivi\u00e8re \u00e0 la pluie<\/li>\n<li>Cariboo\/Thompson\/Okanagan<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les blaireaux sont consid\u00e9r\u00e9s comme une esp\u00e8ce pr\u00e9occupante dans les prairies, en raison de leur sensibilit\u00e9 aux activit\u00e9s humaines ou aux al\u00e9as naturels, et comme une esp\u00e8ce en p\u00e9ril (menac\u00e9e d\u2019extinction ou de disparition) dans les autres r\u00e9gions. Si vous n\u2019avez jamais vu de blaireau au Canada, vous n\u2019\u00eates pas seul. Les blaireaux sont non seulement discrets par nature, nocturnes et tendent \u00e0 \u00e9viter les humains, mais passent \u00e9galement une partie de leur temps \u00e0 l\u2019abri dans leurs terriers. Surtout en hiver.<\/p>\n<figure id=\"attachment_16325\" aria-describedby=\"caption-attachment-16325\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16325 size-grid\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/555-1-2en-figure1-gc-ca-530x380.jpg\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"380\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-16325\" class=\"wp-caption-text\">Figure\u202f1\u202f: Aire de r\u00e9partition approximative des blaireaux en Am\u00e9rique du Nord (voir Canada.ca)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Se cacher sans hiberner<\/h3>\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence de plusieurs autres mammif\u00e8res nordiques qui restent terr\u00e9s durant l\u2019hiver canadien, les blaireaux n\u2019hibernent pas. Pour affronter les hivers rigoureux des prairies canadiennes, ils se retirent dans leurs terriers. Entre novembre et mars, ils y demeurent \u00e0 l\u2019abri du froid. Des chercheurs de Thompson Rivers University, du gouvernement de la Colombie-Britannique et de Conservation de la nature Canada ont constat\u00e9 que les terriers utilis\u00e9s en hiver pr\u00e9sentent une couverture v\u00e9g\u00e9tale plus dense et un nombre d\u2019entr\u00e9es plus \u00e9lev\u00e9 que ceux d\u2019\u00e9t\u00e9, ce qui laisse penser que les blaireaux passent une plus grande partie de la saison froide sous terre. Ils peuvent occuper jusqu\u2019\u00e0 quinze terriers durant l\u2019hiver, mais ne r\u00e9sident r\u00e9ellement que dans un ou deux.<\/p>\n<figure id=\"attachment_16327\" aria-describedby=\"caption-attachment-16327\" style=\"width: 1100px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16327 size-standard\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Samantha-Shappas-badger-burrow-1100x640.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"640\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-16327\" class=\"wp-caption-text\">photo d\u2019un terrier de blaireau, Cr\u00e9dit\u202f: Samantha Shappas<\/figcaption><\/figure>\n<p>Pendant une partie du temps pass\u00e9 sous terre, les blaireaux sombrent dans une torpeur l\u00e9g\u00e8re, une forme d\u2019hibernation tr\u00e8s br\u00e8ve durant laquelle leur rythme cardiaque diminue de moiti\u00e9 et leur temp\u00e9rature corporelle baisse de 9\u202f\u00b0C. On ignore ce qui provoque leur r\u00e9veil. Cela est sans doute li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tat de leurs r\u00e9serves de graisse\u202f: lorsqu\u2019ils ont faim, ils se r\u00e9veillent et sortent pour s\u2019alimenter. Ce comportement repr\u00e9sente un compromis, car chercher de la nourriture dans un environnement expos\u00e9 au froid demande beaucoup d\u2019\u00e9nergie. La nourriture des blaireaux\u202f\u2013 compos\u00e9e notamment de spermophiles (ou \u00e9cureuils terrestres), de gaufres \u00e0 poches, de souris et de campagnols\u202f\u2013 est tr\u00e8s \u00e9nergique, mais se fait rare durant la saison hivernale.<\/p>\n<figure id=\"attachment_16326\" aria-describedby=\"caption-attachment-16326\" style=\"width: 1100px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-16326 size-standard\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Terri-Shaddick-badger-burrow-snow-1100x640.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"640\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-16326\" class=\"wp-caption-text\">Blaireau canadien en hiver. Cr\u00e9dit photo\u202f: Terri Shaddick_ClubdephotographiedelaFCF<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les \u00e9tudes r\u00e9v\u00e8lent que les blaireaux sortent de leurs terriers m\u00eame par un froid intense et sous une neige \u00e9paisse. Pouss\u00e9s par la faim, ils sortent principalement la nuit, qui est souvent le moment le plus froid de la journ\u00e9e. C&#8217;est pourquoi la disparition de l\u2019habitat des prairies canadiennes les affecte\u202f: lorsque leurs terrains de chasse sont fragment\u00e9s ou disparaissent, ils emmagasinent moins de r\u00e9serves de graisse en pr\u00e9vision de l\u2019hiver et ont moins d\u2019occasions de les reconstituer pendant la saison froide. Un habitat de prairies en bonne sant\u00e9 est ainsi indispensable pour assurer la vitalit\u00e9 des populations de blaireaux.<\/p>\n<h3>Le creusement des terriers contribue \u00e0 enrichir les \u00e9cosyst\u00e8mes des prairies<\/h3>\n<p>Partout au Canada, les m\u00e9thodes que les blaireaux emploient pour am\u00e9nager leurs terriers en vue de l\u2019hiver profitent \u00e0 de nombreuses plantes et \u00e0 de nombreux animaux. En creusant des terriers et en y entreposant leurs r\u00e9serves alimentaires (notamment de la v\u00e9g\u00e9tation), les blaireaux contribuent \u00e0 la sant\u00e9 des prairies en favorisant l\u2019infiltration de l\u2019eau et la circulation des nutriments. Leurs terriers servent aussi d\u2019abri \u00e0 d\u2019autres esp\u00e8ces, comme les crotales de l\u2019ouest, les chev\u00eaches des terriers ou encore les renards v\u00e9loces. Les blaireaux, tout comme les castors dans d\u2019autres \u00e9cosyst\u00e8mes, jouent un r\u00f4le d\u2019ing\u00e9nieurs essentiel au fonctionnement des prairies.<\/p>\n<p>La conservation des prairies naturelles, notamment celles indispensables \u00e0 la survie des blaireaux, est l\u2019objectif du programme de conservation des prairies indig\u00e8nes de la FCF. Nous travaillons aux c\u00f4t\u00e9s des producteurs et des propri\u00e9taires fonciers afin de promouvoir l\u2019habitat naturel des prairies canadiennes et de pr\u00e9server leur riche biodiversit\u00e9, \u00e0 laquelle contribue le blaireau d\u2019Am\u00e9rique.<\/p>\n<p>D\u00e9couvrez le travail entrepris par la FCF sur <a href=\"https:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/prairies.html\">Les prairies indig\u00e8nes du Canada<\/a> ou apprenez-en plus sur <a href=\"https:\/\/canadasgrasslands.ca\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">CoalitionCanadienneDesPrairies.ca\/fr<\/a><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"post-excerpt\">\u00c0 mesure que l\u2019hiver canadien avance, les blaireaux d\u2019Am\u00e9rique se pr\u00e9lassent dans leurs terriers saisonniers Le blaireau d\u2019Am\u00e9rique (Taxidea taxus) est un mammif\u00e8re pr\u00e9sent dans les prairies du Canada, de&hellip;<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":16326,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[794],"tags":[923,929],"class_list":["post-16355","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-contact-avec-la-nature","tag-especes-en-peril","tag-prairies"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16355","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16355"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16355\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16478,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16355\/revisions\/16478"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16326"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16355"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16355"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16355"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}