{"id":15824,"date":"2025-09-10T14:50:46","date_gmt":"2025-09-10T14:50:46","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/?p=15824"},"modified":"2026-01-08T14:59:38","modified_gmt":"2026-01-08T14:59:38","slug":"retablissement-du-pimizi-reflexions-a-la-suite-dun-echange-de-savoirs-en-mikmaki","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/fr\/retablissement-du-pimizi-reflexions-a-la-suite-dun-echange-de-savoirs-en-mikmaki\/","title":{"rendered":"R\u00e9tablissement du pimizi : r\u00e9flexions \u00e0 la suite d\u2019un \u00e9change de savoirs en Mi\u2019kma\u2019ki"},"content":{"rendered":"<h2>En mars 2025, un groupe de d\u00e9tenteurs du savoir, de gardiens autochtones et de praticiens du domaine de la conservation provenant de partout au Canada s\u2019est r\u00e9uni \u00e0 Antigonish et sur le territoire de la Premi\u00e8re Nation Paqtnkek.<\/h2>\n<p>La rencontre, \u00e0 la fois pratique culturelle et \u00e9change de connaissances, portait sur l\u2019anguille d\u2019Am\u00e9rique (<em>Anguilla rostrata<\/em>), appel\u00e9e \u00ab pimizi \u00bb en algonquin-anichinabemowin.<\/p>\n<p>Cette rencontre faisait suite aux relations \u00e9tablies et aux id\u00e9es exprim\u00e9es lors de la conf\u00e9rence sur le r\u00e9tablissement du pimizi organis\u00e9e par la Premi\u00e8re Nation de Kitigan Zibi \u00e0 Maniwaki en septembre\u202f2024. Le but de la visite \u00e9tait d\u2019apprendre des leaders mi\u2019kmaq les m\u00e9thodes traditionnelles de p\u00eache, les savoirs \u00e9cologiques et juridiques, ainsi que la signification culturelle de l\u2019anguille, tout en explorant le potentiel de mettre sur pied des initiatives de r\u00e9tablissement interr\u00e9gionales dirig\u00e9es par des Autochtones.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-grid wp-image-15795 aligncenter\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Picture4-530x380.png\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"380\" \/><\/p>\n<p>Parmi les participants se trouvaient des repr\u00e9sentants de la Premi\u00e8re Nation Kitigan Zibi, de la Premi\u00e8re Nation de Timiskaming, de la Premi\u00e8re Nation de Kebaowek, de la bande des Mohawks de Akwesasne, de la Premi\u00e8re Nation de Hiawatha, de l\u2019Institut des sciences environnementales du fleuve Saint-Laurent et de la F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune. Le rassemblement a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9 par Jane McMillan, Ph.d., et l\u2019A\u00een\u00e9 r\u00e9sident \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 St Francis Xavier, Kerry Prosper. Ces derniers ont \u00e9t\u00e9 appuy\u00e9s par le personnel de l\u2019Unama\u2019ki Institute of Natural Resources et de membres de la communaut\u00e9 mi\u2019kmaq.<\/p>\n<figure id=\"attachment_15797\" aria-describedby=\"caption-attachment-15797\" style=\"width: 530px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-15797 size-grid\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Jonathan-Cote-KZA-Guardians-Coordinator-Image-credit-Stephany-Hildebrand-530x380.png\" alt=\"\" width=\"530\" height=\"380\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-15797\" class=\"wp-caption-text\">Jonathan Cote, coordonnateur des gardiens de la Premi\u00e8re Nation KZA<br \/>mention de source : Stephany Hildebrand<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les activit\u00e9s comprenaient une s\u00e9ance de bienvenue et une discussion avec le personnel de l\u2019Unama\u2019ki Institute of Natural Resources et de l\u2019Universit\u00e9 St Francis Xavier), ainsi que des visites de sites locaux de p\u00eache \u00e0 l\u2019anguille, dont l\u2019endroit o\u00f9 Donald Marshall Jr. a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u2014 un \u00e9v\u00e9nement qui a men\u00e9 \u00e0 une d\u00e9cision phare de la Cour supr\u00eame sur les droits issus des trait\u00e9s des Mi\u2019kmaq. Les participants ont aussi pris part \u00e0 une exp\u00e9rience pratique avec l\u2019a\u00een\u00e9 Kerry Prosper, qui a g\u00e9n\u00e9reusement partag\u00e9 ses connaissances sur les harpons \u00e0 anguille, le cuir d\u2019anguille et les techniques de pr\u00e9paration. Il a effectivement guid\u00e9 le groupe alors qu\u2019il apprenait \u00e0 \u00e9charner, fileter et cuisiner l\u2019anguille. Aaron Prosper a offert un expos\u00e9 riche et instructif sur l\u2019histoire des relations issues des trait\u00e9s en Mi\u2019kma\u2019ki et a parl\u00e9 de la mise en \u0153uvre contemporaine de la gouvernance, des droits et des relations mi\u2019kmaq selon l\u2019interpr\u00e9tation des trait\u00e9s. Son intervention a abord\u00e9 les premiers contacts avec les Europ\u00e9ens et d\u00e9crit l\u2019esprit v\u00e9ritable et l\u2019intention des trait\u00e9s de paix et d\u2019amiti\u00e9. Les repas partag\u00e9s entre les participants et les h\u00f4tes et les r\u00e9cits oraux racont\u00e9s tout au long du s\u00e9jour ont favoris\u00e9 d\u2019importants \u00e9changes.<\/p>\n<h3>La visite a suscit\u00e9 de nombreuses r\u00e9flexions :<\/h3>\n<div style=\"background-color: #99cecd; padding: 40px; margin-bottom: 40px;\">\n<p>\u00ab Le s\u00e9jour en Mi\u2019kma\u2019ki a \u00e9t\u00e9 une exp\u00e9rience marquante et r\u00e9v\u00e9latrice. Il \u00e9tait centr\u00e9 sur l\u2019apprentissage du lien profond que les peuples mi\u2019kmaq et algonquin entretiennent tous deux avec l\u2019anguille d\u2019Am\u00e9rique. Pendant que nous y \u00e9tions, nous avons eu le privil\u00e8ge d\u2019en apprendre davantage sur les trait\u00e9s conclus entre les Mi\u2019kmaq et la Couronne, et sur la fa\u00e7on dont ces accords historiques continuent de fa\u00e7onner et de mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve leurs luttes actuelles pour les droits de r\u00e9colte. Entendre parler de la d\u00e9cision Donald Marshall par des personnes qui le connaissaient personnellement a ajout\u00e9 une dimension percutante \u00e0 ce que je n\u2019avais jusque-l\u00e0 rencontr\u00e9 que dans un cadre acad\u00e9mique. \u00c7a m\u2019a rappel\u00e9 \u00e0 quel point ces batailles juridiques sont intimement li\u00e9es \u00e0 la vie et au bien-\u00eatre de personnes et de communaut\u00e9s r\u00e9elles. Ce qui m\u2019a le plus marqu\u00e9e, c\u2019est la force et la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 d\u2019esprit des gens que nous avons rencontr\u00e9s. Malgr\u00e9 les d\u00e9fis persistants au sein de leur nation et avec des forces ext\u00e9rieures, ils nous ont accueillis et transmis leur savoir avec beaucoup de soin et de fiert\u00e9, t\u00e9moignage de la r\u00e9silience que partagent nos nations. En cela, nous n\u2019avons pas de meilleur enseignant que l\u2019anguille. Je suis tr\u00e8s reconnaissante d\u2019avoir v\u00e9cu cette exp\u00e9rience et d\u2019avoir appris de l\u2019anguille aux c\u00f4t\u00e9s de nos fr\u00e8res et s\u0153urs mi\u2019kmaq. \u00bb<\/p>\n<ul>\n<li>Melodie Hurtubise, Premi\u00e8re Nation de Timiskaming<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div style=\"background-color: #eef0f0; padding: 40px; margin-bottom: 40px;\">\n<p>\u00ab Je suis tr\u00e8s reconnaissante d\u2019avoir eu l\u2019occasion de voyager pour rencontrer nos proches de l\u2019Est, en Mi\u2019kma\u2019ki. Leurs connaissances sur l\u2019anguille \u00e9taient inspirantes. Ils nous ont fourni un exemple \u00e0 suivre en nous montrant comment ils naviguent dans la soci\u00e9t\u00e9 occidentale tout en demeurant fermement attach\u00e9s \u00e0 leurs valeurs traditionnelles. Cette exp\u00e9rience a mis en lumi\u00e8re \u00e0 quel point le pimizi est important pour toutes les personnes qui ont d\u00e9pendu des r\u00e9seaux fluviaux partout dans l\u2019est du Canada. Il me semble que l\u2019anguille est la repr\u00e9sentation m\u00eame de la communaut\u00e9 et de l\u2019unit\u00e9. Tout comme elle voyage en groupe, elle rassemble les gens. Sa r\u00e9silience, sa capacit\u00e9 d\u2019adaptation et son unicit\u00e9 incarnent directement les peuples des Premi\u00e8res Nations sur ce territoire. J\u2019ai encore beaucoup \u00e0 apprendre au sujet de ce membre de notre grande famille. Miigwetch. \u00bb<\/p>\n<ul>\n<li>Dolcy Meness, Kitigan Zibi Anishinabeg<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div style=\"background-color: #99cecd; padding: 40px; margin-bottom: 40px;\">\n<p>\u00ab En repensant \u00e0 notre r\u00e9cent voyage \u00e0 Antigonish, nous ressentons une profonde gratitude pour l\u2019occasion qui nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e de tisser des liens avec la communaut\u00e9 mi\u2019kmaq et de mieux comprendre l\u2019importance culturelle et historique de l\u2019anguille. Cette exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 un puissant rappel de la r\u00e9silience et de la force des peuples autochtones, ainsi que de leur lien profond avec la terre, ses ressources et les multiples formes de vie qui la partagent. Les r\u00e9cits que nous avons entendus, les traditions que nous avons d\u00e9couvertes et les savoirs qui nous ont \u00e9t\u00e9 transmis ont renforc\u00e9 notre reconnaissance de l\u2019importance de pr\u00e9server et de respecter les pratiques autochtones. Nous sommes honor\u00e9s d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 invit\u00e9s \u00e0 prendre part \u00e0 cette exp\u00e9rience, et nous repartons avec un engagement renouvel\u00e9 \u00e0 soutenir les communaut\u00e9s autochtones dans leur lutte continue pour la justice, la pr\u00e9servation culturelle et la protection de l\u2019anguille. Cette exp\u00e9rience nous a rappel\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une plus grande sensibilit\u00e9 culturelle et l\u2019importance de continuer \u00e0 \u00e9couter, \u00e0 apprendre des voix autochtones et \u00e0 nouer des liens avec ces peuples. \u00bb<\/p>\n<ul>\n<li>Sarah Sra et Nick Lapointe, F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<div style=\"background-color: #eef0f0; padding: 40px; margin-bottom: 40px;\">\n<p>\u00ab La premi\u00e8re fois que j\u2019ai vu une anguille, c\u2019\u00e9tait lorsque ma famille s\u2019est install\u00e9e \u00e0 Cornwall, en Ontario, au milieu des ann\u00e9es 1990. Je me souviens distinctement avoir vu des anguilles d\u00e9coup\u00e9es sur le rivage, \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode o\u00f9 les raisins sauvages \u00e9taient m\u00fbrs. Ce n\u2019est que plus tard dans ma vie que j\u2019ai appris la v\u00e9rit\u00e9 : depuis la construction du barrage Moses-Saunders, les anguilles sont tu\u00e9es \u00e0 un rythme alarmant par les turbines. On estime que de 23 \u00e0 25% d\u2019entre elles p\u00e9rissent chaque ann\u00e9e en tentant de retourner frayer dans la mer des Sargasses \u2014 un voyage essentiel que l\u2019esp\u00e8ce accomplit depuis des mill\u00e9naires. Et \u00e0 environ 100\u202fkm en aval, au barrage de Beauharnois, nous en perdons un autre 23 \u00e0 25 %. Bien que ces chiffres et la r\u00e9alit\u00e9 de la situation soient abondamment document\u00e9s dans des \u00e9tudes scientifiques, l\u2019esp\u00e8ce n\u2019est pas largement connue du grand public. \u00c0 moins de passer beaucoup de temps sur l\u2019eau ou d\u2019\u00eatre un A\u00een\u00e9, on peut m\u00eame ignorer que des anguilles habitent encore dans le fleuve. Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, je suis devenue profond\u00e9ment fascin\u00e9 par les anguilles et leur histoire. J\u2019ai eu le privil\u00e8ge d\u2019apprendre aupr\u00e8s d\u2019Akwesasronon l\u2019importance de l\u2019anguille pour la communaut\u00e9, \u00e0 la fois comme rem\u00e8de et comme source alimentaire autrefois vitale. Je ne peux qu\u2019imaginer le profond sentiment de perte ressenti par ceux qui d\u00e9pendaient de ce cousin aquatique. Qu\u2019est-ce que ce devait \u00eatre que de les voir s\u2019\u00e9chouer mortes sur les rives de leurs propres arri\u00e8re-cours, puis de constater leur disparition \u00e9ventuelle? En 2022, des personnes de la r\u00e9gion ont communiqu\u00e9 avec l\u2019Institut des sciences environnementales du fleuve Saint-Laurent, un organisme sans but lucratif situ\u00e9 sur les rives du Saint-Laurent, \u00e0 Cornwall, pour signaler la pr\u00e9sence de centaines d\u2019anguilles mortes au fond du fleuve. Une \u00e9quipe de scientifiques, de techniciens et moi-m\u00eame (\u00e0 titre de photographe et de communicatrice scientifique) sommes partis en bateau pour enqu\u00eater. Le choc que nous avons ressenti en voyant la situation de nos propres yeux a \u00e9t\u00e9 accablant. Nous savions que des anguilles mortes \u00e9taient signal\u00e9es, mais rien ne nous avait pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 terrifiante \u00e0 laquelle nous avons \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s. Des centaines d\u2019anguilles jonchaient le lit du fleuve, mais ce qui rendait la sc\u00e8ne encore plus d\u00e9chirante, c\u2019est que plusieurs n\u2019\u00e9taient pas compl\u00e8tement mortes \u2014 certaines \u00e9taient paralys\u00e9es, d\u2019autres bless\u00e9es mais encore vivantes, se tordant de douleur. Les scientifiques croient que ces anguilles proviennent probablement d\u2019un programme d\u2019empoissonnement lanc\u00e9 dans les ann\u00e9es 2000 pour r\u00e9tablir la population dans le fleuve Saint-Laurent. Pour des raisons encore mal comprises, les anguilles issues de l\u2019empoissonnement ont tendance \u00e0 migrer plusieurs mois plus tard que leurs cong\u00e9n\u00e8res sauvages. \u00c0 bien des \u00e9gards, ces anguilles, ainsi que les amas tragiques de poissons morts ou souffrants, sont devenues un symbole \u00e0 la fois d\u2019espoir et d\u2019urgence \u2014 un rappel que nous avons une autre chance de changer les choses et de partager leur histoire.<\/p>\n<p>Avan\u00e7ons jusqu\u2019en 2025, quand Leora m\u2019a invit\u00e9e \u00e0 participer \u00e0 un voyage pour en apprendre davantage sur les anguilles selon la perspective mi\u2019kmaq. Mon ami Abraham Francis m\u2019a accompagn\u00e9e pour repr\u00e9senter le fleuve Saint-Laurent. Pour moi, l\u2019exp\u00e9rience a mis en lumi\u00e8re les degr\u00e9s variables de perte ressentis par les communaut\u00e9s autochtones face \u00e0 l\u2019anguille. Pour les Algonquins, la d\u00e9connexion avec l\u2019anguille s\u2019\u00e9tend sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations. Autrefois, les anguilles \u00e9taient aussi abondantes et significatives dans le bassin versant de la rivi\u00e8re des Outaouais que dans le Saint-Laurent, mais aujourd\u2019hui, peu de gens savent qu\u2019elles ont d\u00e9j\u00e0 exist\u00e9 sur ce territoire. J\u2019ai pu constater \u00e0 quel point la trajectoire de ce que nous vivons sur le Saint-Laurent pourrait faire \u00e9cho aux pertes ressenties par les Algonquins. Pour les Mi\u2019kmaq, qui p\u00eachent encore activement l\u2019anguille, le d\u00e9clin des populations est devenu de plus en plus marqu\u00e9. L\u2019histoire de Donald Marshall Jr. et du harc\u00e8lement que lui et sa partenaire, Jane McMillan, ont subi de la part du gouvernement m\u2019a rappel\u00e9 l\u2019importance des liens communautaires et des r\u00e9cits. Je n\u2019ai pu m\u2019emp\u00eacher de r\u00e9fl\u00e9chir au fait qu\u2019un seul p\u00eacheur et sa partenaire ont d\u00fb endurer tant d\u2019\u00e9preuves, alors que les industries responsables d\u2019une grande partie de ces pertes sont demeur\u00e9es largement non r\u00e9glement\u00e9es et exempt\u00e9es d\u2019adopter des mesures concr\u00e8tes pour prot\u00e9ger l\u2019esp\u00e8ce. J\u2019ai senti \u00e0 quel point ce rassemblement \u00e9tait puissant pour l\u2019\u00e9change de savoirs et la mise en place d\u2019assises pour de futurs efforts d\u2019organismes en faveur de l\u2019anguille. Le rythme de la rencontre \u00e9tait lent, avec un horaire souple qui permettait de cr\u00e9er des liens et de b\u00e2tir des relations. M\u00eame si la perte et le deuil demeurent bien pr\u00e9sents, cette rencontre a \u00e9t\u00e9 porteuse d\u2019espoir, positive et, pour moi (et peut-\u00eatre pour d\u2019autres aussi), gu\u00e9rissante.<\/p>\n<p>Comme l\u2019a dit Leora, les anguilles sont une esp\u00e8ce qui unit \u2014 et elles le sont v\u00e9ritablement. \u00bb<\/p>\n<ul>\n<li>Stephany Hildebrand, l\u2019Institut des sciences environnementales du fleuve Saint-Laurent<\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<p>Cet \u00e9change de savoirs a \u00e9t\u00e9 rendu possible gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019appui du Conservation Through Reconciliation Partnership et de l\u2019Universit\u00e9 de Guelph (avec un financement obtenu par Leora et administr\u00e9 par le Cooke Lab de l\u2019Universit\u00e9 Carleton), de la Lenfest Foundation par l\u2019entremise de Jane McMillan, ainsi que de la F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune.<\/p>\n<p>Nous remercions toutes les personnes qui ont partag\u00e9 leur temps, leurs r\u00e9cits et leurs enseignements \u2014 et au pimizi, ce proche dont le parcours continue de guider et de relier les communaut\u00e9s d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre de l\u2019\u00cele de la Tortue.<\/p>\n<p>Le Conservation Through Reconciliation Partnership a offert un soutien financier \u00e0 des \u00e9tudiants autochtones et des chercheurs postdoctoraux qui m\u00e8nent des projets communautaires de conservation et de recherche. Pour en savoir plus sur leur travail\u202f: <a href=\"https:\/\/conservation-reconciliation.ca\">conservation-reconciliation.ca<\/a>.<\/p>\n<p><!--\n\n\n<h4>Learn more about the Canadian Wildlife Federation's work with the <a href=\"https:\/\/cwf-fcf.org\/en\/explore\/eels\/?utm_medium=referral&amp;utm_source=blog&amp;utm_campaign=eel&amp;utm_content=25362\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">American Eel &gt;<\/a><\/h4>\n\n\n--><\/p>\n<h5>Autrices : Leora Gansworth, Sarah Sra et Nick Lapointe<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"post-excerpt\">En mars 2025, un groupe de d\u00e9tenteurs du savoir, de gardiens autochtones et de praticiens du domaine de la conservation provenant de partout au Canada s\u2019est r\u00e9uni \u00e0 Antigonish et&hellip;<\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15796,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[792,806],"tags":[1117,10255],"class_list":["post-15824","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-especes-en-peril","category-lacs-cours-deau","tag-anguille-d-amerique","tag-indigenous-knowledge-fr"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15824","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15824"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15824\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16257,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15824\/revisions\/16257"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15796"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15824"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15824"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15824"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}