{"id":15378,"date":"2025-04-03T12:19:02","date_gmt":"2025-04-03T12:19:02","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/?p=15378"},"modified":"2025-04-08T15:42:22","modified_gmt":"2025-04-08T15:42:22","slug":"les-marathoniens-de-la-nature","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/fr\/les-marathoniens-de-la-nature\/","title":{"rendered":"Les marathoniens de la nature"},"content":{"rendered":"<h2><b>Les grandes migrations en cours<\/b><\/h2>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Avez-vous aper\u00e7u votre premier merle d\u2019Am\u00e9rique sautillant sur la pelouse ou entendu le cri des bernaches du Canada dans le ciel? Ces oiseaux annoncent l\u2019arriv\u00e9e du printemps alors qu\u2019ils reviennent \u00e0 leurs aires de reproduction au Canada. Mais ils ne sont pas les seuls \u00e0 migrer! Des mammif\u00e8res aux poissons en passant par les reptiles, voici quelques-uns des migrateurs les plus extraordinaires du r\u00e8gne animal.<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"font-weight: 400;\">Anguille d\u2019Am\u00e9rique<\/span><\/h3>\n<figure style=\"width: 1920px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/American-eel-SL106_CWF-sean-landsman-1920x1272.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"1272\" \/><figcaption class=\"wp-caption-text\">Anguille d\u2019Am\u00e9rique (<em>Anguilla rostrata<\/em>) \u00a9Sean Landsman<\/figcaption><\/figure>\n<p><a href=\"https:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/anguilles\/\"><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019anguille d\u2019Am\u00e9rique<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\"> est une v\u00e9ritable athl\u00e8te de l\u2019endurance : elle parcourt une distance impressionnante de 5\u202f000\u00a0kilom\u00e8tres \u00e0 partir des cours d\u2019eau de l\u2019Ontario jusqu\u2019\u00e0 la mer des Sargasses pr\u00e8s des Bermudes pour se reproduire. Une seule femelle peut pondre jusqu\u2019\u00e0 22\u00a0millions d\u2019\u0153ufs (bien que ce nombre varie g\u00e9n\u00e9ralement entre 500\u00a0000 et 4\u00a0millions). Ses descendants entreprennent ensuite le long voyage de retour vers les eaux canadiennes.<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"><br \/>\n<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">Vu l\u2019ampleur de ce p\u00e9riple, on pourrait croire que le d\u00e9fi le plus difficile pour ces anguilles est le voyage lui-m\u00eame et l\u2019\u00e9nergie qu\u2019il exige. Malheureusement, ce n\u2019est pas le cas. Elles doivent faire face \u00e0 de nombreuses menaces en chemin, notamment les barrages et les turbines, qui peuvent tuer les adultes durant leur retour vers la mer. Ces obstacles rendent leur parcours presque impossible \u00e0 r\u00e9aliser. En fait, les populations d\u2019anguilles d\u2019Am\u00e9rique en Ontario ont chut\u00e9 de plus de 99\u00a0%, ce qui en fait l\u2019un des animaux migrateurs les plus menac\u00e9s au pays.<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"font-weight: 400;\">Chauve-souris cendr\u00e9e<\/span><\/h3>\n<figure style=\"width: 640px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/hoary.jpg\" width=\"640\" height=\"485\" \/><figcaption class=\"wp-caption-text\">Chauve-souris cendr\u00e9e (<em>Lasiurus cinereus<\/em>) \u00a9Merlin Tuttle<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Apr\u00e8s avoir pass\u00e9 l\u2019hiver dans des r\u00e9gions plus chaudes, les <\/span><a href=\"https:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/chauves-souris\/essentiels.html\"><span style=\"font-weight: 400;\">chauves-souris cendr\u00e9es<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\"> regagnent les for\u00eats du Canada, de la Colombie-Britannique jusqu\u2019\u00e0 la Nouvelle-\u00c9cosse. Non seulement elles parcourent de longues distances, mais elles volent aussi rapidement \u2014 jusqu\u2019\u00e0 20 kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019heure \u2014 et \u00e0 des altitudes atteignant 2\u00a0400\u00a0m\u00e8tres. Elles tirent leur \u00e9nergie de festins nocturnes de papillons de nuit et de moustiques, mais leur migration est sem\u00e9e d\u2019emb\u00fbches. Les \u00e9oliennes repr\u00e9sentent une menace majeure, et sans intervention, cette esp\u00e8ce pourrait dispara\u00eetre d\u2019ici seulement trois g\u00e9n\u00e9rations.<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"font-weight: 400;\">Saumon rouge<\/span><\/h3>\n<figure style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/sockeye-salmon-sarah-sra-500x380.jpg\" width=\"500\" height=\"380\" \/><figcaption class=\"wp-caption-text\">Saumon rouge (<em>Oncorhynchus nerka<\/em>) \u00a9Sarah Sra<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">\u00c0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9, le <\/span><a href=\"https:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/saumon\/\"><span style=\"font-weight: 400;\">saumon<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\"> rouge quitte l\u2019oc\u00e9an pour entreprendre une migration \u00e9prouvante vers des rivi\u00e8res et des fleuves comme le fleuve Fraser en Colombie-Britannique. Ce dernier voyage est leur ultime mission\u202f: apr\u00e8s la fraie, ils meurent, laissant derri\u00e8re eux une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration.<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"><br \/>\n<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">Malheureusement, le nombre de saumons qui r\u00e9ussissent cette migration a chut\u00e9 de fa\u00e7on dramatique. Autrefois, le fleuve Fraser accueillait 50\u00a0millions de saumons rouges par ann\u00e9e. Aujourd\u2019hui, si c\u2019est une bonne ann\u00e9e, ils sont \u00e0 peine 5,5\u00a0millions \u2014 et durant les mauvaises ann\u00e9es, ce chiffre peut descendre aussi bas que 288\u00a0000. Les changements climatiques et la fragmentation des habitats semblent bien en train de r\u00e9\u00e9crire leur histoire migratoire \u2014 et pas pour le mieux.<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"font-weight: 400;\">Caribou<\/span><\/h3>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/caribou-1100x619.jpg\" width=\"1100\" height=\"619\" \/><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Avec l\u2019arriv\u00e9e du printemps, plusieurs hardes de caribous prennent la direction du nord \u00e0 la recherche de nourriture et de s\u00e9curit\u00e9. Mais c\u2019est loin d\u2019\u00eatre chose s\u00fbre. Les loups ont toujours \u00e9t\u00e9 des pr\u00e9dateurs tenaces, suivant les caribous partout o\u00f9 ils vont. Aujourd\u2019hui, les changements climatiques entra\u00eenent une diminution des chutes de neige, ce qui facilite la chasse pour les loups. Et \u00e0 cause de l\u2019exploitation humaine, les routes et les lignes sismiques agissent comme de v\u00e9ritables autoroutes pour ces pr\u00e9dateurs, rendant les caribous encore plus vuln\u00e9rables.<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"font-weight: 400;\">B\u00e9luga<\/span><\/h3>\n<figure style=\"width: 1100px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/beluga-pod-mom-calf-shafik-diwan-1100x640.jpg\" alt=\"\" width=\"1100\" height=\"640\" \/><figcaption class=\"wp-caption-text\">B\u00e9luga (<em>Delphinapterus leucas<\/em>) \u00a9Shafik Diwan<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019\u00e9t\u00e9 venu, des milliers de <\/span><a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-beluga\/\"><span style=\"font-weight: 400;\">b\u00e9lugas<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\"> quittent l\u2019Arctique pour rejoindre les eaux plus chaudes et peu profondes de la baie d\u2019Hudson et de la rivi\u00e8re Churchill. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019ils muent, se nourrissent abondamment et mettent bas. Les rivi\u00e8res offrent un refuge pr\u00e9cieux, prot\u00e9geant les petits des attaques d\u2019\u00e9paulards.<\/span><span style=\"font-weight: 400;\"><br \/>\n<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">Mais \u00e0 leur retour vers l\u2019Arctique, les b\u00e9lugas croisent de plus en plus souvent la route des \u00e9paulards qui s\u2019aventurent plus au nord que jamais au fur \u00e0 mesure que la glace de mer dispara\u00eet en raison des changements climatiques. L\u2019Arctique, qui \u00e9tait autrefois une forteresse pour les b\u00e9lugas, n\u2019est plus aussi s\u00fbr.<\/span><\/p>\n<h3><span style=\"font-weight: 400;\">Tortue luth<\/span><\/h3>\n<figure style=\"width: 640px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium\" src=\"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/3_DSC_18291-640x425.jpg\" width=\"640\" height=\"425\" \/><figcaption class=\"wp-caption-text\">Tortue luth (<em>Dermochelys coriacea<\/em>)<\/figcaption><\/figure>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La tortue luth est le reptile migrateur qui parcourt les plus grandes distances sur la plan\u00e8te. En route vers ses sites de nidification et d\u2019alimentation, elle peut traverser des bassins oc\u00e9aniques entiers. Dans l\u2019Atlantique, les tortues luths font un long p\u00e9riple des plages de nidification du sud \u2014 comme celles de Trinit\u00e9-et-Tobago et de la Grenade \u2014 jusqu\u2019aux zones d\u2019alimentation situ\u00e9es au large de la c\u00f4te est du Canada. Gr\u00e2ce \u00e0 leurs grandes nageoires en forme de pagaie, elles peuvent parcourir jusqu\u2019\u00e0 95\u00a0kilom\u00e8tres en une seule journ\u00e9e et atteindre une vitesse de 9,3\u00a0kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019heure. Mais leur incroyable migration est sem\u00e9e d\u2019emb\u00fbches\u202f: engins de p\u00eache, pollution plastique, perte d\u2019habitats et bien plus encore.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"post-excerpt\">Les grandes migrations en cours Avez-vous aper\u00e7u votre premier merle d\u2019Am\u00e9rique sautillant sur la pelouse ou entendu le cri des bernaches du Canada dans le ciel? Ces oiseaux annoncent l\u2019arriv\u00e9e&hellip;<\/div>\n","protected":false},"author":60,"featured_media":15376,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[794],"tags":[],"class_list":["post-15378","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-contact-avec-la-nature"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15378","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/60"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15378"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15378\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15393,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15378\/revisions\/15393"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15376"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15378"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15378"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.cwf-fcf.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15378"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}