Qu’avez-vous fait cet été? Voici quelques-unes des choses que nous avons accomplies….

En tant que plus grand organisme de conservation à but non lucratif soutenu par des donateurs au Canada, nous avons décidé de vous faire rapport de nos réalisations durant la saison estivale de travail sur le terrain cette année. Il y a eu des réussites et des échecs, mais tout notre travail nous a aidés à mieux comprendre les espèces en question afin de mieux conserver la faune du Canada.

À la rescousse de l’anguille d’Amérique

L’équipe de la Fédération canadienne de la faune consacrée aux sciences aquatiques a mené des recherches sur l’anguille d’Amérique dans la rivière des Outaouais au courant de l’été. L’anguille est confrontée à de nombreux défis, et ses populations sont en déclin depuis quelques années. Nos recherches cet été incluaient :

  • la détermination des routes migratoires en aval qu’adoptent les anguilles en passant la centrale hydroélectrique des chutes Chaudière. Pour ce faire, nous avons placé 40 récepteurs acoustiques dans l’eau en aval et en amont des chutes. Ainsi, nous avons pu cibler les anguilles qui se préparaient à migrer en aval pour retourner à leurs aires de reproduction dans la mer des Sargasses.
  • le recensement des individus pour déterminer combien il y a de cette espèce en péril dans la région. Nous avons utilisé deux méthodes :
    • des trappes en filet, qui nous ont permis d’attraper plus de 3 600 poissons et d’identifier 22 différentes espèces (malheureusement, nous n’avons trouvé qu’une seule anguille).
    • la pêche électrique en bateau la nuit, qui stupéfie temporairement les poissons. Ça peut sembler extrême, mais les poissons ne sont pas blessés, et il est essentiel que nous sachions combien il reste d’anguilles puisque cette espèce disparaît rapidement. Ces recherches nous ont fourni des idées sur les façons de protéger – et idéalement de rétablir – les populations d’anguilles.

Apprenez-en davantage sur les obstacles dans les rivières et sur leurs effets sur les espèces aquatiques.

Votre lac et vous

Les évaluations de la santé des rivages dans le cadre du programme Votre lac et vous nous ont tenus occupés cet été. Après l’été de 2018, nous aurons évalué 157 lacs et environ 37 830 propriétés riveraines! Grâce à nos sept partenaires régionaux répartis à l’échelle de trois provinces, la Fédération canadienne de la faune et son partenaire national Watersheds Canada ont été en mesure :

  • d’être actifs sur 18 lacs en Ontario, Alberta et Saskatchewan.
  • d’évaluer la santé des rivages d’environ 3 570 propriétés riveraines.

Au début de 2019, les propriétaires riverains en question recevront un rapport personnalisé qui décrira l’état de santé de leur rivage et recommandera des mesures d’amélioration.

Pour de plus amples renseignements sur le programme conjoint de la FCF et de Watersheds Canada Votre lac et vous, visitez LoveYourLake.ca

À l’aide des chauves-souris

L’équipe de la Fédération canadienne de la faune consacrée aux chauves-souris a travaillé fort ce printemps et cet été à promouvoir la conservation des chauves-souris. L’objectif du programme est d’assurer la survie des espèces de chauves-souris en péril du Canada. Une grande partie de notre saison s’est concentrée sur les chauves-souris qui habitent dans des structures anthropiques, comme les granges et les greniers.

La FCF est heureuse d’avoir pu s’associer avec des étudiants de l’Université Carleton et de l’Université d’Ottawa pour promouvoir la conservation des chauves-souris. Nos recherches cet été comprenaient :

  • l’élaboration et la diffusion de pratiques exemplaires de gestion et de procédures opérationnelles standards.
  • l’identification de gîtes de maternité qui abritent la petite chauve-souris brune en voie de disparition pour que nous puissions connaître les habitats qu’il faut protéger.
  • la collecte de données biophysiques sur les perchoirs afin d’orienter la création d’habitats idéaux et une stratégie de rétablissement.
  • l’évaluation de l’efficacité de différents abris pour chauves-souris pour déterminer la meilleure conception selon l’espèce et la région (urbaine par rapport à rurale, p. ex.).
  • la promotion de l’observation de chauves-souris au moyen de la science citoyenne et de la sensibilisation de collectivités à l’échelle du pays.

En passant le mot et en découvrant les meilleures façons d’aider ces espèces en péril, nous espérons réduire le montant de fois que leurs habitats sont détruits et, évidemment, réduire l’effet de la destruction des habitats sur ces mammifères. Grâce aux messages efficaces, à la sensibilisation et aux stratégies de gestion, nous espérons réduire la fréquence et les effets de la destruction des habitats et soutenir la santé, le rétablissement et la survie des chauves-souris en péril.

Apprenez-en davantage sur les chauves-souris du Canada à Aidezleschauvessouris.ca.

Au secours des tortues

L’équipe de la Fédération canadienne de la faune consacrée aux tortues a été très occupée cet été! Notre saison de travail sur le terrain incluait :

  • des enquêtes sur la tortue mouchetée en voie de disparition. Notre objectif était de trouver de nouveaux endroits qui comptaient l’espèce en déclin afin d’accroître l’étendue d’habitat protégé. Pour ce faire, nous avons obtenu la permission de nombreux propriétaires fonciers de mener des enquêtes dans les milieux humides sur leur terrain. Nous avons trouvé des tortues mouchetées dans dix milieux humides privés et gouvernementaux.
  • des enquêtes sur les chaussées où l’on retrouve souvent des tortues mortes. En identifiant ces endroits, nous sommes mieux armés pour militer en faveur de mesures d’atténuation sur les chaussées – comme les clôtures pour la faune – à ces endroits qui protégeraient les tortues et d’autres animaux sauvages. Cette année, nous avons trouvé plus de 500 tortues mortes sur les chaussées de la région d’Ottawa, dont plus de 60 tortues mouchetées.
  • la collecte d’œufs de tortues pondues dans des endroits à risque, comme sur l’accotement des chaussées. En recueillant et en incubant les œufs et en remettant les petits dans le milieu humide le plus près, nous avons pu compenser la perte de tortues sur les chaussées. Les œufs ont été incubés avec succès, et nous avons remis en liberté près de 400 tortues mouchetées et serpentines.

Apprenez-en davantage sur notre travail de protection des tortues à Aidonslestortues.ca.

Un soutien pour les oiseaux

Cette année, le biologiste de la Fédération canadienne de la faune, Nathan Clements, a passé 10 jours à traverser la région de la baie de la Reine-Maude dans le Nunavut. Son travail incluait :

  • le bagage d’oies rieuses et de bernaches de Hutchins afin de suivre ces oies arctiques et subarctiques dans leur migration à l’échelle du continent. Plus de 2 500 oies ont été baguées, ce qui est légèrement au-dessus de la cible du Plan conjoint des oies de l’Arctique.

L’organisme responsable, le Plan conjoint des oies de l’Arctique, travaille en collaboration avec ders partenaires pour fournir une approche coordonnée et rentable à l’obtention de renseignements prioritaires pour la gestion des oies qui nichent dans le Nord. La Fédération canadienne de la faune est un partenaire du Plan, ainsi que le Service canadien de la faune, le Fish & Wildlife Service des États-Unis, les organismes de protection de la faune des États et provinces des quatre voies migratoires et d’autres organisations non gouvernementales. L’approche collaborative est particulièrement utile pour mener des recherches dans l’Arctique où la logistique est plus coûteuse et où un rendement maximal des ressources est souhaitable.

Des mesures pour sauver le saumon

La Fédération canadienne de la faune, l’Université Carleton, les Premières Nations de Carcross-Tagish et la Société d’énergie du Yukon étudient la migration du saumon quinnat dans les régions les plus éloignées de leur montaison près de Whitehorse. Ces poissons arrivent de la mer de Béring, à près de 3000 kilomètres. Ils sont confrontés à de nombreux défis durant leur migration de frai. Selon les dossiers historiques, leurs populations sont en déclin depuis des décennies. Nous menons donc des recherches pour comprendre pourquoi et comment nous pouvons les aider. Le saumon quinnat est le roi du saumon du Pacifique. Il s’agit d’une population remarquable de cette espèce. Nous tentons de minimiser les effets de nos recherches sur les individus et sommes honorés de travailler avec la collectivité locale envers leur conservation.

Au courant des deux derniers étés, nous avons :

  • implanté des transmetteurs acoustiques dans des poissons
  • suivi leurs déplacements au fur et à mesure qu’ils s’approchaient de la centrale hydroélectrique de Whitehorse, traversaient la plus longue échelle à poissons au monde et poursuivaient leur parcours jusqu’à leur frayère.
  • marqué autant de poissons que possible. Nous avons à ce jour marqué 138 poissons. Nous saurons comment ils se sont débrouillés d’ici la mi-septembre, une fois que leur montaison est terminée et que nous avons récupéré les données de nos appareils de télémesure acoustique.

Apprenez-en davantage sur ce travail.

La FCF veut secourir les pollinisateurs

Pour mieux comprendre le rôle des habitats naturels pour les pollinisateurs sauvages, la Fédération canadienne de la faune a lancé une étude de trois ans dans le comté de Norfolk en Ontario. L’objectif du projet est d’examiner le lien entre la diversité et l’abondance des insectes pollinisateurs et trois types d’habitats : les forêts, les haies et les lisières herbeuses.

Une multitude d’espèces bénéfiques, comme les abeilles et les syrphides, doivent être conservées sur les terres fortement cultivées si les fermiers veulent bénéficier des services écosystémiques comme la pollinisation. Nous croyons que les habitats naturels, comme les forêts et les haies, jouent un rôle important de conservation au sein de terres à exploitation agricole intensive.

Durant notre première saison sur le terrain en cet été de 2018, nous avons :

  • recueilli des insectes pollinisateurs au moyen de pièges spécialisés dans 11 fermes du comté Norfolk dans le sud de l’Ontario. Chaque piège recueillait des milliers d’insectes, qu’on devait par la suite trier et identifier manuellement.
  • comparé les résultats des insectes identifiés manuellement à ceux des insectes identifiés au moyen d’un code à barres génétique. Si les codes à barres génétiques fournissent des résultats semblables à l’identification manuelle, nous aurons une méthode rapide et efficace de déterminer l’abondance et la diversité des pollinisateurs dans différents types d’habitats sur des terres agricoles. Nous espérons ainsi pouvoir fournir des conseils aux fermiers sur les types d’habitats naturels qui sont bénéfiques pour l’agriculture et la faune.

Les résultats de la recherche seront remis aux fermiers et aux gouvernements afin d’encourager l’adoption de pratiques, programmes et politiques agricoles durables.

Projet pour venir en aide aux baleines

En utilisant nos connaissances sur la biologie des baleines et les principes de base sur les effets des collisions, nous élaborons un modèle informatique qui peut prédire si une collision entre une baleine et un navire blessera gravement la baleine. Le modèle informatique tiendra compte de caractéristiques particulières de la baleine noire (p.ex., l’épaisseur de la graisse) et des petits navires (p.ex., son poids). Ce nouvel outil de prévision des effets des collisions avec les navires permettra aux responsables de la réglementation d’explorer comment le risque de blessures aux baleines noires à la suite d’une collision avec un navire changent selon la taille, la vitesse et la conception des navires.

Ce travail a comme objectif d’orienter des recommandations sur l’atténuation des risques. Pour ce faire, nous avons besoin de données scientifiques fiables et exactes. Nous aurons l’occasion d’améliorer la précision de ce travail et de proposer des mesures d’atténuation des risques au fur et à mesure que nous établissons les facteurs dont il faut tenir compte durant les collisions.

Apprenez-en davantage sur les interventions de secours des animaux marins au Canada en consultant le site Web de l’Alliance canadienne des réseaux d’urgence pour les mammifères marins.

Il nous en reste encore beaucoup à faire!

Grâce au soutien financier de nos donateurs dévoués, la Fédération canadienne de la faune a été en mesure de faire de grandes avancées dans le domaine de la conservation au Canada. Mais, en raison de la perte d’habitats et du changement climatique, la faune du Canada a besoin de votre aide plus que jamais.

Nous vous remercions de vous soucier de la faune du Canada et de bien vouloir soutenir notre travail.

Bannir pour l’avenir – un plan en 5 étapes

Imaginez …

…un monde dans lequel nos délicieux fruits et légumes n’existent plus parce que le nombre de pollinisateurs est trop faible pour une pollinisation efficace des plants.

… un monde démuni de la beauté des papillons et des abeilles qui voltigent de fleur en fleur…

À vrai dire, c’est inimaginable.

 « Depuis des années, les pesticides néonicotinoïdes empoisonnent nos pollinisateurs et nos insectes aquatiques. Des centaines d’études scientifiques ont prouvé l’effet nocif des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs. Quand j’étais jeune, le DDT menaçait notre faune; je crains que l’histoire ne se répète. »

David Browne, Ph. D., Directeur de la science de la conservation, Fédération canadienne de la faune

À la Fédération canadienne de la faune, nous remuons ciel et terre pour lutter contre les effets néfastes de ces pesticides.

Notre solution?

Bannir pour l’avenir : un plan en 5 étapes pour écarter cette menace.

Étape 1 : Interdire l’usage des néonicotinoïdes

La Fédération canadienne de la faune appelle à une interdiction législative nationale de l’usage de toutes les formes de pesticides néonicotinoïdes en agriculture, en horticulture, dans la production de gazon et sur les terrains de golf. En vertu de l’interdiction, l’usage des néonicotinoïdes en cas d’urgence serait permis pour un nombre d’années limité, mais seulement dans les cas d’invasions de ravageurs graves et avec la prescription d’un agronome certifié.

Étape 2 : Offrir aux agriculteurs des solutions viables pour gérer les espèces nuisibles, et les inciter à y recourir

Faire connaître aux agriculteurs les techniques et technologies appropriées en matière de lutte contre les espèces nuisibles, et offrir des incitatifs à y recourir, notamment une assurance-récolte qui protège l’agriculteur en cas de mauvaise récolte, s’il choisit de s’abstenir des néonicotinoïdes.

Étape 3 : Rétablir les espèces perturbées

Rétablir les espèces touchées (abeilles, bombyles, autres insectes pollinisateurs, insectes aquatiques, etc.) ainsi que les espèces touchées indirectement par une disponibilité alimentaire réduite (ex. oiseaux, chauve-souris, poissons).

Étape 4 : Promouvoir la recherche et le développement technologiques en gestion des espèces nuisibles

Promouvoir l’élaboration d’agents chimiques ou biologiques à action ciblée et à faible incidence sur l’environnement – autrement dit, encourager le développement de produits conçus pour un usage dirigé et durable.

Étape 5 : Réformer les mesures gouvernementales de protection de l’approvisionnement alimentaire

Améliorer les méthodes d’évaluation des risques posés par les pesticides, et assurer la surveillance et la transparence dans la réglementation et l’octroi de permis relatifs aux pesticides afin que l’usage de pesticides hautement nocifs ne soit pas autorisé par le gouvernement fédéral. Mettre fin à l’octroi de permis d’utilisation de pesticides systémiques..

  • Le secteur industriel
    1. Élaborer des pesticides qui ciblent spécifiquement les espèces nuisibles et cesser la fabrication de pesticides systémiques destinés à un usage prophylactique.
  • Le consommateur
    1. Signez la pétition pour appuyer le plan de la FCF;
    2. Évitez d’acheter des insecticides néonicotinoïdes ainsi que des semences ou des plants traités par néonicotinoïdes;
    3. Évitez d’utiliser des produits ménagers ou de jardinage qui contiennent des néonicotinoïdes.

Fruit seller

Ce que vous pouvez faire

Signez la pétitionNous comptons transmettre une pétition de 100 000 signataires canadiens à la ministre de la Santé du Canada. Cette action s’inscrit dans la première étape de notre plan de restauration de l’environnement.

Pour les colibris, la vie est une question de variété – Galerie de photos

Les colibris sont connus pour le vol stationnaire qu’ils effectuent devant les fleurs dont ils se nourrissent.

Ils parviennent à ce vol stationnaire en battant des ailes rapidement – à raison de 50 battements d’ailes par seconde en moyenne. Et quand le nectar des fleurs se fait rare, ils se nourrissent de la sève des arbres grâce aux trous creusés par les pics maculés. En fait, on pense que les colibris suivent les pics maculés pour profiter des trous de sève fraîchement préparés.

Mais ils mangent encore bien d’autres choses! Saviez-vous qu’en plus d’une source sûre en nectar de fleurs leur fournissant des glucides et des minéraux, les colibris ont également besoin de consommer des araignées et des insectes pour leurs protéines? Les colibris ont aussi besoin d’arbres pour se percher, se cacher et nicher.

Voici certaines des photos du concours de photographie de la Fédération canadienne de la faune montrant les colibris du Canada dans leur habitat.

Abri

Canadian hummingbirds must have trees for nesting and resting. © Nadia Boudreau, CWF Photo Club
Les colibris canadiens doivent disposer d’arbres pour se nicher et se reposer.
© Nadia Boudreau, Club de photographie de la FCF

Ils construisent leurs minuscules nids à l’aide de matériel végétal, comme du chardon, de la quenouille, du saule, du pissenlit et le duvet du peuplier deltoïde, de petites plumes, des écailles de bourgeons et des toiles d’araignées. Parfois, l’extérieur de leurs nids est couvert de lichens, de mousses, de fleurs séchées ou de petits morceaux d’écorce. Les femelles utilisent l’ensemble de leur corps pour façonner le nid, compressant et tissant les matériaux, et les poussant contre les parois.

Les arbres et les arbustes sont aussi des lieux idéaux pour observer et pour se reposer (ou s’étirer).

Nourriture

Hummingbird feeding © Tania Simpson
Alors que les mangeoires alimentées d’eau sucrée permettent d’observer ces magnifiques oiseaux de près, les fleurs demeurent leur source de nourriture parfaitement équilibrée. © Tania Simpson, Club de photographie de la FCF

En plus de divers sucres et d’eau, le nectar contient d’autres composés, notamment des acides aminés. Les colibris se nourrissent de fleurs de forme tubulaire, grandes et petites. Et ils sont généralement attirés par le rouge vif.

Quant aux types de fleurs auxquelles ils rendent visitent et quand, des études ont montré que les colibris savent quand une fleur est à son maximum de production de nectar et ils planifient leurs visites en conséquence!

Certaines grappes de fleurs poussent le long d’une tige comme les sauges, tandis que d’autres possèdent une inflorescence compacte, comme les zinnias. Dans les deux cas, les fleurs fleurissent successivement, aussi ne coupez pas leurs vieilles inflorescences trop tôt, car elles pourraient produire quelques fleurs de plus pour nourrir un colibri affamé!

Monarde et bergamote

Eupatoires maculées et zinnias

Ancolie et sauge

Lobélie cardinale et physostégie de Virginie

Impatiente et chèvrefeuille

Apprenez-en plus sur les colibris et d’autres amis aviaires au Canada sur le site Web Passion pour les oiseaux de la Fédération canadienne de la faune.

Bonne Journée Internationale des oiseaux migrateurs

Célébrons ensemble la Journée internationale des oiseaux migrateurs, le 12 mai, en en apprenant plus sur certains de nos volatiles voyageurs les plus fascinants qui arriveront, ou sont déjà arrivés, dans le nord pour quelques mois!

Vu que le printemps est (enfin) arrivé au Canada, il est grand temps de parler des oiseaux migrateurs. Ces oiseaux doivent voler des milliers de kilomètres pour venir passer la saison chaude avec nous. Ils arrivent quand des habitats pour nicher et de la nourriture deviennent disponibles, aussitôt que la glace et la neige fondent.

1. La Petite ou de la Grande Oie des neiges

À plusieurs endroits au Canada, un signe de l’arrivée du printemps est la présence de la Petite ou de la Grande Oie des neiges. Plusieurs d’entre nous les ont déjà entendues, poussant des cris ressemblant à des jappements de chien, dans le ciel, lors de leur arrivée. Ces oiseaux passent l’hiver aux États-Unis et au Mexique, mais aussitôt que la météo change, ils partent vers le nord. Lors de leur migration, les oies forment des bandes de plusieurs milliers d’individus à des haltes migratoires sur les lacs et les milieux humides partout au Canada, sauf dans les montagnes Rocheuses. Il y en a tant à certains endroits qu’elles semblent couvrir l’eau comme de la neige! Après leur arrêt, elles continuent leur voyage vers leurs aires de reproduction dans l’Arctique pour y passer l’été.

2. Le Bécasseau maubèche

At-risk migrator, the red knot, searches for treats on the Jersey Shore.
Bécasseau maubèche fait un voyage-monstre de 15 000 km pour atteindre ses habitats d’été, dans l’Arctique.

Le migrateur le plus impressionnant se reproduisant au Canada est probablement un oiseau de rivage nommé Bécasseau maubèche. Passant ses hivers à la pointe sud de l’Amérique du Sud, la Tierra des Fuego au Chili et en Argentine, il fait un voyage-monstre de 15 000 km pour atteindre ses habitats d’été, dans l’Arctique. Même si vous ne vivez pas dans le Grand Nord, vous pouvez les observer, arrivant en grandes bandes, aux haltes migratoires tout le long de nos côtes Atlantique et Pacifique durant le printemps et l’automne.

3. Le Colibri à gorge rubis

Le Colibri à gorge rubis est le colibri le plus commun et ayant la distribution la plus étendue au Canada. Après avoir passé la saison froide en Amérique Centrale, ce minuscule oiseau migre sur des milliers de kilomètres vers son aire estivale dans le sud de notre pays, des provinces de l’Atlantique jusqu’à la Saskatchewan. Il peut même voler sans arrêt sur 800 km, lorsqu’il survole le Golfe du Mexique! Un pollinisateur bien connu, le Colibri à gorge rubis aide les plantes à fleurs en se nourrissant de leur pollen puis en le transportant vers d’autres plants.

4. Le Macareux moine

Les oiseaux marins, comme le Macareux moine, peuvent aussi être des grands migrateurs. Cet oiseau vient à terre seulement pour creuser un terriers afin de se reproduire et élever ses petits! De la fin avril au début septembre, les macareux forment des colonies éloignées à quelques endroits sur la côte de l’Atlantique et du Golfe du Saint-Laurent. Sinon, ils passent l’hiver éparpillés en haute mer, bravant les vagues et le froid de l’Atlantique Nord, bien loin de la terre ferme.

5. L’Hirondelle rustique

Vu qu’il n’y a pas de nourriture de disponible ici en hiver pour les insectivores, ceux-ci, tels l’Hirondelle rustique, vont dans des endroits plus chauds en Amérique Centrale et du Sud. Mais quand les insectes juteux (comme les mouches noires et les moustiques!) se réveillent ici, cette hirondelle commune a un vrai buffet! Elle peut s’observer nichant sur des bâtiments partout au Canada, sauf au Nunavut, de la fin avril au début novembre.

Vous voulez en savoir plus sur nos migrateurs fascinants et comment les aider? Visitez Faune et flore du pays! Et bonne Journée Internationale des oiseaux migrateurs!

Prendre soin des oiseaux sauvages en hiver

Que ce soit sur de courtes distances pour s’alimenter ou sur des milliers de kilomètres entre les sites de nidification et d’hivernage, un peu plus de la moitié des espèces d’oiseaux du Canada sont migratrices. Beaucoup de ces oiseaux sont probablement à l’origine des espèces tropicales qui se déplacent maintenant l’été vers le nord pour profiter des insectes et des longues journées. Ces espèces retournent dans les tropiques en hiver, fuyant le froid et les faibles ressources alimentaires.

Certaines espèces restent cependant au Canada tout l’hiver. Éviter les voyages ne s’accompagne pas que d’économies d’énergie. Rester sur place et défendre les meilleurs sites d’alimentation et de nidification face aux concurrents donne aux espèces non migratrices un avantage au printemps. Et disposer de temps permet aux oisillons de profiter de soins, de grandir et de se fortifier davantage.

© Susan Enders | CWF Photo Club

Comment les oiseaux conservent-ils leur chaleur?

Les oiseaux recourent à de nombreuses stratégies pour se maintenir au chaud l’hiver :

  • Ils s’isolent en produisant plus de plumes.
  • Ils débourrent leurs plumes, les gonflant pour y piéger l’air.
  • Les espèces sociales (comme les mésanges) dorment ensemble dans les cavités ou les nichoirs.
  • Ils réchauffent un pied à la fois en les repliant sous leurs plumes.
  • Certaines espèces abaissent leur température corporelle et leur fréquence cardiaque en dormant, pour survivre aux nuits froides et maintenir leur énergie le jour.

Comment aider les oiseaux hivernants?

Vous pouvez équiper les aires de repos de boîtes-dortoirs ou nichoirs, ainsi que de brise-vent. Nettoyez vos boîtes-nichoirs chaque automne, surtout si elles ont été utilisées.

Que mangent les oiseaux en hiver?

Les oiseaux augmentent leur métabolisme pour maintenir leur température corporelle. Ils doivent ainsi manger beaucoup pour se garder au chaud!

© Isabelle Marozzo | CWF Photo Club

L’hiver, la nourriture est rare, avec la très faible activité des insectes et la neige qui recouvre le sol. Certains oiseaux, comme les mésangeais, stockent de la nourriture l’été pour leur consommation hivernale. D’autres, comme les pics, cherchent des insectes et des larves hivernant dans les arbres. De nombreux oiseaux bénéficient de sources de nourriture supplémentaires, en particulier dans notre monde urbain. De nombreuses espèces, comme les mésanges et les chardonnerets, affluent pour trouver des sources de nourriture et recherchent des mangeoires avant l’hiver pour assurer leur sécurité alimentaire.

Conseils pour votre mangeoire :

  • Garnissez votre mangeoire d’aliments calorifiques comme des graines de tournesol noires et du suif. Vous pouvez même ajouter des vers de farine! Le suif, très énergétique et important par temps froid, est très aimé d’oiseaux comme les pics et les mésanges. Les oiseaux percheurs préfèrent les graines de tournesol, tandis que ceux qui se nourrissent au sol mangent du suif.
  • Sortez votre mangeoire dès fin août ou septembre afin que les oiseaux repèrent son emplacement suffisamment tôt.
  • Ne placez pas votre mangeoire près des fenêtres ou des routes pour éviter les collisions.
  • Gardez votre mangeoire bien garnie, surtout s’il fait très froid – les oiseaux comptent sur elle.

© Niki Pike | CWF Photo Club

Que boivent les oiseaux en hiver?

Il est souvent plus difficile pour les oiseaux de trouver de l’eau non gelée que de la nourriture en hiver. Ils peuvent manger de la neige, mais le coût énergétique nécessaire à son réchauffement est bien supérieur que lorsqu’ils peuvent boire à partir d’une source non gelée. Les oiseaux parcourent souvent de grandes distances pour trouver de l’eau vive, mais ces déplacements épuisent leur énergie.

À propos des vasques pour oiseaux en hiver

Si vous sentez le besoin de fournir de l’eau lors des mois d’hiver, faites attention avec les vasques pour oiseaux aérées et chauffées lorsque la température descend au-dessous de zéro. Lorsqu’il fait extrêmement froid dehors, les oiseaux qui se baignent ou se trempent les pattes peuvent souffrir ou mourir si leurs plumes gèlent avant qu’ils ne finissent de se lustrer les plumes ou que leurs pattes restent collées par le froid s’ils se perchent sur une barrière métallique ou un poteau après une petite baignade. Vous pouvez éviter tout cela en utilisant une grille en plastique qui laisse seulement le bec toucher l’eau, plus que les pattes et les plumes.