Qu’est-ce qu’un chemin pour les pollinisateurs?

L’habitat des pollinisateurs ne cesse de diminuer et de se fragmenter, en partie en raison de l’expansion des collectivités humaines, des corridors de transport et du secteur privé.

90 % des plantes à fleurs du monde qui dépendent entièrement ou partiellement de la pollinisation animale.

Mais ça n’a pas à être le cas. En fait, la création d’habitats pour les pollinisateurs peut être un aspect largement complémentaire de ces paysages.

pollinator

En travaillant de concert, les propriétaires de terres privées et publiques peuvent créer des chemins pour les pollinisateurs — des corridors de plantes indigènes exempts de pesticides qui fournissent une source de nutrition et un habitat aux pollinisateurs afin de les aider à se disperser dans de nouveaux habitats en réponse au changement climatique.

Les chemins pour les pollinisateurs rétablissent et créent une grande variété d’habitats permanents de grande qualité riches en fleurs sauvages. Ils peuvent être créés en reliant plusieurs éléments : des pâturages de fleurs sur les terres agricoles, des boulevards bordés par des plantes bénéfiques pour les pollinisateurs dans les villes et les villages, des jardins dans les cours, et des lignes de transport électrique tapissées de fleurs sauvages indigènes. Il n’existe pas d’approche unique.

L’objectif est de relier des propriétés situées à une distance comprise dans le parcours de la plupart des pollinisateurs indigènes de la région. Par exemple, si les abeilles indigènes locales ont un parcours d’environ 750 mètres, une distance inférieure à ce parcours séparerait les propriétés et idéalement, des corridors d’habitat indigène les relieraient.

Definition :  Les chemin pour les pollinisateurses sont les corridors de plantes indigènes exempts de pesticides qui fournissent une source de nutrition et un habitat aux pollinisateurs afin de les aider à se disperser dans de nouveaux habitats.

La création de chemins pour les pollinisateurs exige beaucoup de coordination et de planification, mais leurs avantages sont nombreux. Non seulement ils renforcent le nombre de pollinisateurs et les services qu’ils offrent, mais ils fournissent aussi un habitat pour d’autres espèces fauniques et une occasion pour les gens de participer à la planification du territoire et d’interagir de manière significative avec la nature. Avec comme objectif de rétablir au moins 150 000 hectares d’habitats riches en fleurs au Royaume-Uni, l’initiative B-Lines de l’organisme Buglife offre un excellent exemple de tous ces bienfaits.

Les entreprises peuvent créer des chemins pour les pollinisateurs

Les pipelines de gaz naturel, les corridors de transmission d’électricité, les champs de panneaux solaires et les parcs éoliens occupent des millions d’hectares de terre à travers le pays. Pour des raisons de sécurité, beaucoup d’entreprises doivent maintenir la végétation en deçà d’une certaine hauteur dans leurs champs et leurs droits de passage — les longues bandes de terre sous les lignes électriques, au-dessus/en bordure des pipelines, et le long des routes. La plupart des plantes bénéfiques pour les pollinisateurs conviennent bien à ces restrictions, ce qui en fait d’excellentes options pour gérer la végétation sur les terres d’entreprises.

Right of way

Les entreprises peuvent favoriser les habitats pour les pollinisateurs sur leurs terres de différentes façons. The first is to restore the disturbed landscape with natural, native vegetation – preferably with flowers and shrubs that are in bloom from early spring through to fall to ensure continuous pollen and nectar sources. The second is to maintain vegetation in a way that minimizes harm to pollinators where possible. For example, cutting back on harmful herbicides, mowing only at the end of the summer once pollinators have finished using the plants, and removing invasive species. Finally, companies can enhance pollinator habitat by planting flowers and shrubs that provide pollinators with nesting and overwintering sites.

Les agriculteurs peuvent contribuer aux chemins pour les pollinisateurs

High-clearance sprayer working a canola field in Canada.

Les agriculteurs peuvent contribuer au rétablissement des populations de pollinisateurs de différentes façons. Ils peuvent créer et maintenir une plus grande diversité d’habitats naturels, par exemple en plantant des plantes à fleurs indigènes autour des terres cultivées. Le maintien des haies et des terres boisées contribue aussi à soutenir les pollinisateurs sauvages, puisque de nombreuses espèces se nidifient dans ces habitats.

Les agriculteurs peuvent réduire l’exposition des pollinisateurs aux produits chimiques nocifs en réduisant leur usage de pesticides, en optant pour des solutions de rechange en matière de lutte antiparasitaire et en prenant des mesures pour réduire les pertes de pesticide à l’épandage des terres cultivées vers d’autres zones. En utilisant des colonies d’abeilles mellifères pour la pollinisation, les agriculteurs peuvent faire pression pour un meilleur contrôle des agents pathogènes et pour une meilleure réglementation du commerce et de l’usage des pollinisateurs commerciaux.

En faisant tout cela, les agriculteurs peuvent protéger les pollinisateurs qui utilisent leurs champs, offrir des habitats aux chemins pour les pollinisateurs et accroître de manière générale le nombre de pollinisateurs dans leurs habitats.

Vous pouvez contribuer aux chemins pour les pollinisateurs

Parent and child gardening

Avez-vous une propriété? Une cour? Un balcon? Un jardin communautaire? Vous pouvez être une partie intégrante des chemins nationaux pour les pollinisateurs.

Faites une différence pour la faune du Canada en signant la pétition Bannir pour lavenir! Il nest pas trop tard!

Le rétablissement des pollinisateurs, une étape cruciale!

Les pollinisateurs, comme les abeilles, les papillons, les papillons nocturnes et les mouches, jouent des rôles essentiels dans les écosystèmes et dans la production de notre nourriture.

Si vous avez déjà mangé une pomme ou porté un t-shirt en coton confortable, vous pouvez remercier un pollinisateur d’avoir transporté le pollen d’une fleur à l’autre de ces plantes.

40%
Percentage of invertebrate pollinator species – particularly bees and butterflies – facing extinction.

Malgré les importants services qu’ils fournissent, les populations de beaucoup de pollinisateurs sauvages sont en déclin, largement dû à des changements dans leur habitat, aux pratiques agricoles intensives et à l’usage de pesticides, aux espèces envahissantes, à la maladie et au changement climatique.

Bumblebee
Bombus tenarius | Photo : Wendy Riley

Heureusement, beaucoup de mesures peuvent être adoptées pour ramener le nombre de pollinisateurs à ce qu’il a déjà été. Nous pouvons créer un habitat en plantant des plantes bénéfiques pour les pollinisateurs en bordure des routes, dans les parcs et dans les corridors de services publics.

Nous pouvons soutenir des pratiques agricoles durables, comme la rotation des cultures et la conservation des haies. Nous pouvons interdire l’usage des pesticides nocifs. Ces mesures favorisent le « rétablissement des pollinisateurs » et exigent l’attention du secteur privé, des individus et de tous les paliers de gouvernement.

« Il est impératif dinvestir dans les initiatives qui visent à renverser les effets des pesticides et de la perte dhabitat sur nos pollinisateurs. Ensemble, nous pouvons changer les choses. Cest pourquoi laménagement dun chemin pour les pollinisateurs à travers le Canada et la création dun programme national de surveillance sont des initiatives clés qui nous permettront denrayer ce déclin et de rétablir les populations. » ~Carolyn Callaghan, biologiste responsable de la conservation en matière de faune terrestre de la FCF

 

Qu’est-ce que les gouvernements du Canada peuvent faire?

Syrphid Fly | Photo: Allan McDonald
Syrphid Fly | Photo : Allan McDonald

Les gouvernements doivent de toute urgence exercer le leadership nécessaire au rétablissement du nombre et de la diversité des pollinisateurs.

Au moyen de la législation, de politiques, de stratégies et de plans, ils ont le pouvoir d’intégrer la protection et le rétablissement des pollinisateurs à notre société. Ici au Canada, beaucoup de gouvernements municipaux, régionaux et provinciaux prennent des mesures en ce sens.

Par exemple, les villes de Vancouver et de Montréal, ainsi que les provinces du Québec et de l’Ontario, ont toutes mis en place des mesures d’interdiction ou de réduction de l’usage des néonicotinoïdes nocifs. La ville de Calgary a lancé de nombreux projets bénéfiques pour les pollinisateurs, incluant un boulevard pour les abeilles et papillons composé de fleurs sauvages et d’une variété d’habitats de nidification. La ville de Toronto a lancé sa Pollinator Protection Strategy (stratégie de protection des pollinisateurs) qui, entre autres initiatives, fournit des subventions aux membres de la collectivité afin de créer un habitat pour les pollinisateurs. L’Ontario a adopté un Plan daction pour la santé des pollinisateurs qui engage le gouvernement provincial à surveiller la santé des populations d’abeilles sauvages et régies.

Monarch Butterfly | Photo: Brenda Doherty, CWF Photo Club
Monarch Butterfly | Photo: Brenda Doherty, CWF Photo Club

Alors que les gouvernements municipaux, régionaux et provinciaux mènent la charge pour le rétablissement des pollinisateurs à travers le pays, le gouvernement fédéral suit-il le rythme? En tant que signataire de la Convention sur la diversité biologique, le Canada s’est engagé à soutenir la mise en place de stratégies et de plans nationaux pour conserver la diversité des pollinisateurs. La première ébauche de la Convention, le Pollinator Initiative Plan of Action (plan d’action de l’initiative pour les pollinisateurs) pour 2018 à 2030, encourage les gouvernements à considérer quatre objectifs en s’attaquant à la protection et au rétablissement. Le Canada a pris des mesures pour l’atteinte de certains de ces objectifs, mais il lui reste beaucoup de chemin à faire pour d’autres.

Que pouvez-vous faire? Joignez-vous à nous : signifions au gouvernement que nous avons besoin d’un plan d’action national pour le rétablissement des pollinisateurs bannirpourlavenir.org

Non, non et non aux néonix

Le temps est-il venu d’une interdiction officielle au Canada des néonicotinoïdes, à cause de leur impact dévastateur sur les insectes, les oiseaux et les humains? La plupart des experts déclarent que oui.

Quand les insecticides néonicotinoïdes sont devenus d’usage courant dans les années 1990, les agriculteurs du Canada et du monde entier les ont reçus comme un cadeau du ciel.Les pesticides plus anciens sur le marché ne fonctionnaient pas vraiment bien parce que les insectes avaient évolué pour échapper à leurs mécanismes tueurs. De plus, ces classes de produits chimiques causaient des inquiétudes relatives à leur toxicité pour les paysages, les bassins versants et d’autres créatures qui n’étaient pas vraiment ciblées.

Dans les décennies qui suivirent, les néonics sont devenus l’insecticide le plus populaire sur la planète… populaire non pas dans le sens d’objet d’enthousiasme, mais simplement par leur extraordinaire omniprésence.

Non seulement les pesticides sont-ils vaporisés sur les récoltes au besoin, mais on en enduit les graines de semence avant de les planter, qu’il y ait menace d’infestation ou pas. C’est vrai pour le maïs, le soja, le canola, le blé, les bulbes potagers, les légumes, les fruits et même les plantations de thé de la Chine à l’Inde et de l’Afrique aux États-Unis et au Canada.

L’Europe fait exception, puisque la plupart des types de néonics y ont été interdits il y a un an. L’an dernier, un groupe international de plus de 200 scientifiques du Groupe de travail sur les pesticides systémiques a invité le Canada et d’autres pays à les bannir. En avril, Santé Canada a choisi de ne pas les interdire. Le ministère a plutôt décidé d’annuler et de restreindre certaines utilisations des néonics, tout en autorisant leur application sur les semences de canola et les légumes de serre, entre autres. Le ministère continue d’évaluer les risques pour les insectes aquatiques. Entre-temps, l’Ontario a décrété des réduc-tions de 80 % dans l’utilisation des néonics.

Le problème est qu’il s’agit de pesticides systémiques, ce qui signifie que la molécule est diffusée dans toutes les cellules de la plante, jusqu’aux fleurs et au pollen. Pour l’instant, les inquiétudes le plus souvent exprimées portent sur ce que ce poison occasionne chez les oiseaux et les abeilles, dommage collatéral à la lutte que mènent les agriculteurs aux insectes ravageurs.

L’impact sur les abeilles est direct. Les néonics sont de puissants neurotoxiques qui interfèrent avec la capacité de penser des pollinisateurs et des autres insectes, ce qui les tue ou les paralyse. Les oiseaux — dont certaines populations sont en déclin marqué — sont affectés surtout de manière indirecte, comme a constaté l’écotoxicologue Christy Morrissey de l’Université de Saskatchewan. Plusieurs cessent de s’alimenter puisque les insectes dont ils se nourrissent sont exterminés par les pesticides.

Voilà déjà de quoi nous inquiéter sérieuse-ment. Mais l’Université de Saskatchewan vient de publier une autre étude alarmante. Les biologistes Rachel Parkinson et John Gray ont étudié l’effet de la formule néonic appelée Imidaclopride sur les sauterelles. Les nouvelles sont mauvaises. Les insectes exposés à des petites doses du poison perdent la capacité de se déplacer sans heurter des obstacles. Plusieurs oublient comment voler.

Mais il y a pire : deux des produits chimiques produits par la décomposition du pesticide — qu’on appelle des métabolites — sont au moins aussi toxiques pour les sauterelles que le pesticide lui-même, et parfois encore plus toxiques. Mais quand les organismes de réglementation calculent les concentrations de néonics dans l’environnement, ils ne mesurent pas ces métabolites et ne tiennent pas compte non plus de leur longévité, dans l’évaluation de leur toxicité générale.

Tout cela est terrifiant. Mais à la fin de l’étude se trouve une ligne qui soulève encore plus de drapeaux rouges. Il y est question de « vélocité de conduction », une notion qui porte sur la vitesse à laquelle les connexions circulent au sein des circuits nerveux du cerveau. Les néonics et leurs métabolites interfèrent avec la vélocité de conduction chez les sauterelles, « ce qui correspond aux effets mesurés chez les humains exposés aux néonics en contexte agricole », écrivent les auteurs.

L’impact sur les abeilles est direct. Les néonics sont de puissants neurotoxiques qui interfèrent avec la capacité de penser des pollinisateurs et des autres insectes, ce qui les tue ou les paralyse. Les oiseaux — dont certaines populations sont en déclin marqué — sont affectés surtout de manière indirecte, comme a constaté l’écotoxi-cologue Christy Morrissey de l’Université de Saskatchewan. Plusieurs cessent de s’alimenter puisque les insectes dont ils se nourrissent sont exterminés par les pesticides.

Voilà déjà de quoi nous inquiéter sérieusement. Mais l’Université de Saskatchewan vient de publier une autre étude alarmante. Les biologistes Rachel Parkinson et John Gray ont étudié l’effet de la formule néonic appelée Imidaclopride sur les sauterelles. Les nouvelles sont mauvaises. Les insectes exposés à des petites doses du poison perdent la capacité de se déplacer sans heurter des obstacles. Plusieurs oublient comment voler.

Mais il y a pire : deux des produits chimiques produits par la décomposition du pesticide — qu’on appelle des métabolites — sont au moins aussi toxiques pour les sauterelles que le pesticide lui-même, et parfois encore plus toxiques. Mais quand les organismes de réglementation calculent les concentrations de néonics dans l’environnement, ils ne mesurent pas ces métabolites et ne tiennent pas compte non plus de leur longévité, dans l’évaluation de leur toxicité générale.

Tout cela est terrifiant. Mais à la fin de l’étude se trouve une ligne qui soulève encore plus de drapeaux rouges. Il y est question de « vélocité de conduction », une notion qui porte sur la vitesse à laquelle les connexions circulent au sein des circuits nerveux du cerveau. Les néonics et leurs métabolites interfèrent avec la vélocité de conduction chez les sauterelles, « ce qui correspond aux effets mesurés chez les humains exposés aux néonics en contexte agricole », écrivent les auteurs.

Apprenez-en davantage : Bannirpourlavenir.org

Plus de 83 000 partisans de la FCF se sont joints à un demi-million de Canadiens qui ne veulent plus des néonicotinoïdes

Des citoyens inquiets réclament une interdiction immédiate des pesticides à base de néonicotinoïdes qui tuent les abeilles au Canada.

Ottawa a conclu des consultations sur les dernières évaluations des risques liés aux néonicotinoïdes le mardi, 13 novembre 2018.

Les experts sont d’accord

Sur cette question, la Fédération canadienne de la faune a collaboré avec 13 groupes voués à la conservation, à la santé et à la défense de l’environnement, dont l’Ontario Beekeepers’ Association. Ensemble, nous avons demandé au gouvernement fédéral de mettre un terme à l’utilisation des insecticides à base de néonicotinoïdes au Canada sans plus tarder.

Alors que les groupes de conservation, santé et défense de l’environnement appuient le projet d’interdiction des néonicotinoïdes du gouvernement fédéral, ils l’exhortent à accélérer le calendrier de protection des pollinisateurs, insectes aquatiques autres espèces utiles. Une interdiction urgente est nécessaire pour prévenir la mise en péril de l’environnement.

Depuis 2013, plus de 460 000 personnes au Canada ont participé à diverses campagnes visant à bannir les néonicotinoïdes, signant des pétitions et écrivant des lettres au gouvernement fédéral en faveur d’une interdiction rapide de ces pesticides. Au cours des derniers mois, plus de 83 000 partisans de la FCF se sont ajoutés à cette liste croissante de citoyens inquiets en appuyant notre plan en cinq étapes visant non seulement à interdire les néonicotinoïdes, mais également à collaborer avec les agriculteurs et les décideurs, et à restaurer l’environnement après les effets dévastateurs de ces pesticides.

Les risques sont inacceptables

Cette semaine, l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) du Canada a mené à bien des consultations publiques sur les propositions de suppression progressive des néonicotinoïdes clothianidine et thiaméthoxame dans trois à cinq ans. En 2016, l’ARLA a proposé d’éliminer progressivement un troisième néonicotinoïde, l’imidaclopride — une décision qui n’a pas encore été finalisée. Les résultats? Les risques résultant de la plupart des utilisations des néonicotinoïdes demeurent inacceptables.

La proposition de suppression progressive au ralenti des principaux néonicotinoïdes permettrait de poursuivre leur utilisation jusqu’en 2023 ou au-delà, même s’il a été démontré que les risques environnementaux sont inacceptables. Ce retard injustifié entraînera de nouveaux dommages écologiques généralisés et évitables, et est contraire à la Loi sur les pesticides que Santé Canada est tenu de respecter.

En revanche, la nouvelle interdiction générale de l’utilisation des néonicotinoïdes de l’Union européenne entrera en vigueur en décembre 2018, soit sept mois seulement après l’approbation de la réglementation par les États membres. En France, une interdiction complète des néonicotinoïdes est en place depuis le 1er septembre 2018.

« Nous disposons de toutes les connaissances scientifiques nécessaires relatives aux néonicotinoïdes. L’interdiction des néonicotinoïdes est la seule option possible si nous voulons éviter des impacts graves à long terme sur les écosystèmes mêmes qui soutiennent l’agriculture au Canada.  »
Carolyn Callaghan, Fédération canadienne de la faune

 

Le plan en cinq étapes de la FCF comprend :

  • Un appel à l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes
  • Le rétablissement des espèces affectées
  • L’encouragement de la recherche-développement de technologies de lutte antiparasitaire plus sécuritaires
  • Le soutien des agriculteurs par des alternatives pendant la période de transition
  • Un plaidoyer pour une réforme de la manière dont le gouvernement protège notre approvisionnement alimentaire

Pour plus d’informations, consultez le site web.

 

 

Bannir pour l’avenir – un plan en 5 étapes

Imaginez …

…un monde dans lequel nos délicieux fruits et légumes n’existent plus parce que le nombre de pollinisateurs est trop faible pour une pollinisation efficace des plants.

… un monde démuni de la beauté des papillons et des abeilles qui voltigent de fleur en fleur…

À vrai dire, c’est inimaginable.

 « Depuis des années, les pesticides néonicotinoïdes empoisonnent nos pollinisateurs et nos insectes aquatiques. Des centaines d’études scientifiques ont prouvé l’effet nocif des néonicotinoïdes sur les pollinisateurs. Quand j’étais jeune, le DDT menaçait notre faune; je crains que l’histoire ne se répète. »

David Browne, Ph. D., Directeur de la science de la conservation, Fédération canadienne de la faune

À la Fédération canadienne de la faune, nous remuons ciel et terre pour lutter contre les effets néfastes de ces pesticides.

Notre solution?

Bannir pour l’avenir : un plan en 5 étapes pour écarter cette menace.

Étape 1 : Interdire l’usage des néonicotinoïdes

La Fédération canadienne de la faune appelle à une interdiction législative nationale de l’usage de toutes les formes de pesticides néonicotinoïdes en agriculture, en horticulture, dans la production de gazon et sur les terrains de golf. En vertu de l’interdiction, l’usage des néonicotinoïdes en cas d’urgence serait permis pour un nombre d’années limité, mais seulement dans les cas d’invasions de ravageurs graves et avec la prescription d’un agronome certifié.

Étape 2 : Offrir aux agriculteurs des solutions viables pour gérer les espèces nuisibles, et les inciter à y recourir

Faire connaître aux agriculteurs les techniques et technologies appropriées en matière de lutte contre les espèces nuisibles, et offrir des incitatifs à y recourir, notamment une assurance-récolte qui protège l’agriculteur en cas de mauvaise récolte, s’il choisit de s’abstenir des néonicotinoïdes.

Étape 3 : Rétablir les espèces perturbées

Rétablir les espèces touchées (abeilles, bombyles, autres insectes pollinisateurs, insectes aquatiques, etc.) ainsi que les espèces touchées indirectement par une disponibilité alimentaire réduite (ex. oiseaux, chauve-souris, poissons).

Étape 4 : Promouvoir la recherche et le développement technologiques en gestion des espèces nuisibles

Promouvoir l’élaboration d’agents chimiques ou biologiques à action ciblée et à faible incidence sur l’environnement – autrement dit, encourager le développement de produits conçus pour un usage dirigé et durable.

Étape 5 : Réformer les mesures gouvernementales de protection de l’approvisionnement alimentaire

Améliorer les méthodes d’évaluation des risques posés par les pesticides, et assurer la surveillance et la transparence dans la réglementation et l’octroi de permis relatifs aux pesticides afin que l’usage de pesticides hautement nocifs ne soit pas autorisé par le gouvernement fédéral. Mettre fin à l’octroi de permis d’utilisation de pesticides systémiques..

  • Le secteur industriel
    1. Élaborer des pesticides qui ciblent spécifiquement les espèces nuisibles et cesser la fabrication de pesticides systémiques destinés à un usage prophylactique.
  • Le consommateur
    1. Signez la pétition pour appuyer le plan de la FCF;
    2. Évitez d’acheter des insecticides néonicotinoïdes ainsi que des semences ou des plants traités par néonicotinoïdes;
    3. Évitez d’utiliser des produits ménagers ou de jardinage qui contiennent des néonicotinoïdes.

Fruit seller

Ce que vous pouvez faire

Signez la pétitionNous comptons transmettre une pétition de 100 000 signataires canadiens à la ministre de la Santé du Canada. Cette action s’inscrit dans la première étape de notre plan de restauration de l’environnement.