Éclosion d’un plan pour le rétablissement des populations de tortues

Les tortues sont en sérieuse difficulté

Les huit espèces de tortues d’eau douce du Canada sont inscrites sur la liste des espèces en péril, faisant d’elles un des groupes d’animaux sauvages les plus menacés au Canada. Les tortues font face à de nombreux défis, dont :

  • la perte d’habitat
  • la mortalité sur les chaussées
  • de hauts taux de prédation

En 2018, la Fédération canadienne de la faune s’est mise à recueillir et à incuber des œufs de tortues serpentines et de tortues mouchetées dans l’est de l’Ontario dans le but d’aider les populations de tortues. Les œufs sont recueillis avec soin des nids, incubés au siège social de la FCF, et les petites tortues sont ensuite remises en liberté dans une terre humide le plus près possible du nid initial.

L’an dernier, nous avons recueilli plus de 400 œufs, et 95 % des œufs fertilisés ont éclos, nous permettant de remettre en liberté près de 400 petites tortues. Cette année, l’équipe de la FCF consacrée aux tortues s’est procuré un second incubateur. Nous avons donc été en mesure de recueillir et d’incuber plus d’œufs. Après de nombreuses nuits de travail ardu, l’équipe a recueilli plus de 500 œufs de tortues serpentines et de tortues mouchetées.

Pourquoi l’incubation des œufs aide-t-elle les populations de tortues?

CWF Freshwater Turtle Specialist Dave Seburn shows us the turtle eggs in the incubator.
Le spécialiste des tortues d’eau douce de la FCF Dave Seburn nous montre les œufs de tortues dans l’incubateur.
  • Dans de nombreuses régions, la prédation sur les nids, par des ratons laveurs, par exemple, est abondante. Les ratons laveurs se sont adaptés aux habitudes humaines et leurs populations ont augmenté. Il arrive fréquemment que les ratons laveurs détruisent près de 50 % des nids de tortues et, dans certaines régions, jusqu’à 80 %, ce qui constitue une perte importante de reproduction.
  • Si c’est un été frais et humide, les  œufs pourraient ne pas éclore avant l’automne. Dans le centre et l’est de l’Ontario, les œufs de tortues pourraient seulement éclore lorsque les températures atteignent la moyenne ou au-dessus de la moyenne.
  • Les prédateurs ne repéreront pas tous les nids le long des chaussées, mais ça ne signifie pas que ces nids sont hors de danger. L’entretien des chaussées peut inclure le nivellement des accotements, ce qui peut accidentellement déterrer les nids. Et, dans certaines régions, les accotements routiers sont vaporisés avec des pesticides qui tuent les plantes indésirables (mais qui peuvent aussi nuire aussi aux nids).
  • Les œufs qui n’éclosent pas ne sont pas nécessairement en sécurité. Les petites tortues émergent souvent à la fin de l’été ou au début de l’automne. Si le nid se trouve sur l’accotement d’une route, les bébés peuvent se retrouver en plein milieu de la chaussée et peuvent se faire écraser à peine sorti de l’œuf.
  • Les petites tortues qui évitent de se faire écraser doivent maintenant trouver une source d’eau. Certains nids sur le bord de la chaussée se trouvent à quelques mètres d’une source d’eau, ce qui facilite le déplacement des petites tortues. Or, nous avons trouvé des nids à plus de 100 mètres d’une source d’eau, distance énorme pour un bébé de la taille d’une pièce de deux dollars  – et c’est en supposant que la petite tortue se dirigera dans le bon sens!

La collecte et l’incubation des œufs visent à atténuer ces menaces et d’autres. Les œufs sont protégés de la prédation sur les nids par les ratons laveurs. La température et l’humidité sont contrôlées pour que les œufs éclosent à temps. Les bébés ne se feront pas écraser par une voiture et seront remis en liberté près d’une source d’eau.

snapping baby turtle

Malheureusement, la majorité des œufs de tortues ne donneront pas un bébé viable qui se rendra bel et bien jusqu’à une terre humide. En incubant les œufs et en remettant les bébés en liberté près d’une terre humide, nous contribuons à la reproduction des espèces de tortues. Les bébés doivent quand même faire face à plusieurs menaces une fois remis en liberté, mais ils ont au moins été épargnés des menaces les plus importantes en début de vie.

Apprenez-en plus sur le programme Aidonslestortues.ca

Ma réponse à la question éternelle :

« Alors, qu’est-ce tu fais? »

Question fréquente, posée à l’occasion il y a quelques semaines par mon barbier durant une conservation sur tout et rien. Dans le but de ne pas trop m’éterniser, j’ai résumé en une phrase ce que je fais cet été : je cherche des tortues.

Il m’a regardé, a ri et m’a donné l’impression de ne pas me prendre au sérieux. Je ne peux pas lui en vouloir. C’est en effet un travail qui semble trop saugrenu pour être vrai et, parfois, c’est le cas.

Mais je vais vous expliquer ce que je fais un peu mieux qu’à mon barbier.

L’équipe consacrée aux tortues

Chris crossing a creek

Je suis un des quatre membres de l’équipe de la FCF consacrée aux tortues et dirigée par David Seburn, spécialiste des tortues d’eau douce. Notre travail porte sur la conservation des populations de tortues menacées du Canada.

Ce travail consiste à sensibiliser le public et à réduire les risques qui menacent les populations vulnérables par l’entremise :

  • de la collecte d’œufs et de leur incubation
  • d’enquêtes sur les chaussées et de l’identification des points névralgiques pour les mortalités
  • de la protection d’habitats grâce à des études des milieux humides

À la recherche de tortues

Looking for turtles in the wetland

Les études des terres humides se déroulent sur des terres de la Couronne ou les propriétés privées de propriétaires qui s’intéressent à la conservation des tortues. Lorsque nous arrivons à une terre humide, nous enfilons nos cuissardes, revêtons nos filets contre les moustiques, jetons nos jumelles autour de notre cou et partons à la recherche de tortues.

Nous nous concentrons surtout sur la tortue mouchetée en voie de disparition. Notre objectif est de protéger les précieux habitats dans lesquels elle se trouve. Pour ce faire, nous devons d’abord en trouver une, prendre une photo et enregistrer l’endroit où nous l’avons trouvée. La terre deviendra alors officiellement protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition.

Ça semble assez simple, non?

Et si je vous disais qu’« en voie de disparition » est synonyme de rare et de difficile à trouver. Et que les terres humides qui abritent des tortues sont aussi associées à des insectes qui aiment piquer les gens…beaucoup, beaucoup d’insectes qui aiment piquer les gens.

Certains jours, nous passons six heures dans de l’eau boueuse jusqu’à la taille entourés de légions de mouches noires et de moustiques, tous aussi avides de nous piquer. Le soleil plombe sur nos têtes, mais il n’y a aucune façon de nous rafraîchir, car si on se dévêtit, même un tout petit peu, on devient un véritable buffet pour les insectes.

Et c’est sans parler des tiques. Depuis le début du projet il y a quelques semaines, une des membres s’est déjà fait mordre par une tique à pattes noires, celle qui peut transmettre la maladie de Lyme. (Heureusement, ma collègue va bien. Rendez-vous tout de suite chez le médecin si vous vous êtes fait mordre par une tique.)

 

© David Seburn | CWF Staff
Une des deux tortues mouchetées que nous avons trouvées durant une sortie.

En dépit de tout ça, il arrive souvent que nous ne trouvions aucune tortue mouchetée. C’est du travail épuisant et parfois frustrant, surtout lorsque nous savons qu’elles sont présentes…nous ne pouvons tout simplement pas les trouver. Mais lorsque nous repérons une de ces incroyables créatures, le jeu en vaut la chandelle.

Le parcours n’est pas pire non plus

Tiptoe-ing through the cattails

Les endroits où nous nous rendons pour mener les études sont indéniablement magnifiques, anciens et remplis d’une diversité d’animaux et de végétation.

J’ai vu une communauté de grands hérons nichés, des porcs-épics grimpant des arbres, une meute de coyotes, une boule de serpents en accouplement, des tortues hargneuses d’apparence préhistorique de la taille d’une plaque d’égout et même de barrages de castors à étages multiples! Ces endroits sont magiques, variés et incroyablement importants, ce qui augmente l’importance de trouver des tortues mouchetées et de protéger ces environnements. Nous avons déjà perdu plus de 70 % des terres humides de l’Ontario.

De nombreuses personnes ont une notion romantique du travail sur le terrain, mais il peut être très stressant et désagréable. C’est difficile et salissant. Mais ce travail est essentiel à la conservation et quelqu’un doit le faire. Cet été, cette personne, c’est moi.

upload observations to inaturalist.ca
Observations téléchargées dans iNaturalist.ca

Vous aussi, vous pouvez aider! Si vous voyez une tortue mouchetée, signalez-le dans iNaturalist.ca. Vous pouvez en apprendre plus sur notre travail avec les tortues à Aidonslestortues.ca.

Est-ce qu’une tortue a mordu à votre hameçon? Voici comment l’aider…

Beaucoup de gens aiment passer une journée sur le lac à pêcher.

C’est une excellente façon de profiter du grand air et peut-être de rapporter un poisson pour souper. Malheureusement, d’autres animaux comme les tortues peuvent être attirés par l’hameçon et se retrouver au bout de votre ligne.

Beaucoup de tortues d’eau douce sont des charognards, mais elles se nourrissent aussi de proies vivantes; elles peuvent donc se prendre aux hameçons de pêche avec appât ou leurre. Confrontés à une grosse tortue serpentine mécontente hameçonnée sur leur ligne, beaucoup de pêcheurs couperont simplement la ligne de pêche et l’hameçon restera accroché à la tortue. Certains hameçons restent coincés dans la gueule de la tortue, ce qui peut lui causer de la difficulté à se nourrir. D’autres hameçons sont avalés et se logent dans la gorge ou même dans l’estomac de l’animal, ce qui peut lui être fatal.

Combien de tortues se retrouvent prises dans des hameçons de pêche?

Nous ne le savons pas vraiment, mais quelques études suggèrent que le problème est sans doute répandu et relativement fréquent. Une étude menée au Tennessee a découvert que sur un site en particulier, plus de 30 % des tortues serpentines femelles adultes avaient avalé des hameçons de pêche. Bien sûr, le pourcentage de tortues hameçonnées varie d’un lac à l’autre en fonction du nombre de pêcheurs.

Quelles tortues ont le plus de probabilités de se faire hameçonner?

Spiny Softshell caught on a fishing hook © Scott Gillingwater
Tortue molle à épines prise avec un hameçon de pêche © Scott Gillingwater

Toutes les tortues qui se trouvent dans les eaux prisées pour la pêche peuvent potentiellement se faire hameçonner, mais les tortues serpentines sont l’espèce chez qui cela se produit le plus, probablement en raison de leur taille, de leur vaste répartition géographique et de leurs comportements alimentaires. La tortue géographique, la tortue peinte, la tortue molle à épines et la tortue des bois comptent parmi les autres espèces canadiennes connues pour se faire hameçonner.

Pourquoi l’hameçonnage des tortues est-il un problème?

Pour une tortue, se retrouver hameçonnée est un problème pour trois raisons.

  1. Premièrement, cela lui cause des souffrances inutiles, ce que nous devrions essayer de réduire ou d’éviter.
  2. Deuxièmement, toutes les huit espèces de tortues d’eau douce du Canada sont maintenant considérées comme des espèces en péril. Les tortues ont besoin de toute l’aide qu’elles peuvent obtenir.
  3. Dernièrement, considérant le taux de survie naturel élevé des tortues, même de petites augmentations du nombre de tortues mortes chaque année peuvent entraîner un déclin des populations. La recherche suggère que les morts causées par les hameçons de pêche sont à elles seules suffisantes pour entraîner un déclin de population des tortues dans certaines régions.

Que faire si une tortue se coince dans mon hameçon?

Un certain nombre de mesures peuvent être prises pour réduire l’effet des hameçons de pêche sur les tortues.

  • Utilisez des hameçons sans barbe lorsque vous pêchez dans des zones où les tortues sont nombreuses pour faciliter leur retrait en cas de prise accidentelle.
  • Essayez de retirer les hameçons coincés sur la végétation au lieu de couper simplement la ligne et d’abandonner l’hameçon.
  • Distribuez notre guide pour aider les tortues hameçonnées dans les zones de pêche prisées.

 

X-ray of Spiny Softshell showing a swallowed fishing hook w arrow © Scott Gillingwater
Radiographie d’une tortue molle à épines ayant avalé un hameçon (indiqué par une flèche) © Scott Gillingwater

Si une tortue mord à l’hameçon pendant que vous pêchez, voici quelques conseils pour l’aider.

  • Ramenez lentement et délicatement la ligne pour éviter que l’hameçon ne s’enfonce plus profondément dans la tortue.
  • Ne coupez jamais votre ligne pour relâcher la tortue hameçonnée. Un hameçon resté coincé dans une tortue pourrait entraîner sa mort.
  • Utilisez un filet ou attrapez la tortue par la partie arrière de sa carapace pour la sortir de l’eau; ne la soulevez pas avec la ligne de pêche ou par la queue pour éviter de la blesser davantage.
  • Faites attention. Les tortues peuvent mordre ou griffer pour se protéger. Faites particulièrement attention aux tortues serpentines et aux tortues molles à épines, puisqu’elles ont un long cou flexible et une morsure puissante.
  • Si l’hameçon est difficile à retirer, pris dans la gueule de l’animal ou avalé, des soins vétérinaires sont nécessaires.

Si vous êtes en Ontario, appelez l’Ontario Turtle Conservation Centre au 705 741-5000. Le centre fournira des soins vétérinaires sans frais et des bénévoles pour aider au transport partout en Ontario.

Téléchargez ce guide facile à suivre sur ce qu’il faut faire si une tortue mord à votre hameçon. Renseignez-vous sur ce que vous pouvez faire pour aider les tortues d’eau douce du Canada.

 

 

Exprimez-vous et faites que l’anguille d’Amérique soit inscrite à la LEP

Les anguilles d’Amérique sont des créatures pas mal impressionnantes!

Elles nagent 5000 km de l’Ontario à la mer des Sargasses près des Bermudes pour frayer. Leur progéniture fait ensuite le long voyage de retour.

carte des anguille d'Amerique

Quand on pense à la longueur du trajet, et l’énergie qu’elles doivent dépenser pour atteindre leur but, on pourrait croire que c’est ce qu’il y a de plus difficile pour les anguilles.

Malheureusement, il y a pire.

Il y a tellement d’obstacles sur leur chemin, dont des barrages hydroélectriques et des turbines qui peuvent les tuer. En fait, ces obstacles sont tellement imposants, que leur population a chuté de plus de 99 % en Ontario.

L’avenir n’est pas rose pour les anguilles

american eel @ sean landsman

Voilà pourquoi il est si important de les inscrire à la Loi sur les espèces en péril. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a évalué l’anguille d’Amérique et déterminé qu’elle était menacée, mais l’espèce n’a pas encore été inscrite en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Il serait tellement bénéfique de l’inscrire à la Loi; elle serait ainsi protégée. Et il va sans dire qu’elle en a de besoin!

La bonne nouvelle? Le ministère des Pêches et des Océans rédige un document pour aviser le Cabinet d’inscrire ou non l’anguille d’Amérique à la Loi sur les espèces en péril. La mauvaise nouvelle? Ça fait trois ans que le ministère travaille sur ce document, et la décision n’a toujours pas été rendue.

Il faut passer à l’action si on veut sauver l’anguille d’Amérique!

En cette Semaine des rivières et océans, nous cherchons à aider les espèces qui en ont le plus besoin.

Allez-vous envoyer un courriel au gouvernement le priant d’inscrire l’anguille d’Amérique à la Loi sur les espèces en péril?

Continuer la lecture de « Exprimez-vous et faites que l’anguille d’Amérique soit inscrite à la LEP &rquo;

Voici les routes les plus dangereuses dans l’est de l’Ontario

Tortues et routes ne font pas bon ménage.

Lorsque les tortues quittent leurs milieux humides pour une expédition sur la terre ferme, elles doivent souvent traverser une route pour se rendre à destination. Cette destination peut être une autre zone humide simplement située de lautre côté de la route, ou un site de nidification où une femelle adulte pondra ses œufs. Quelle quen soit la raison, leur périple se termine souvent par une tortue morte sur la route.

Les tortues sont lentes, ce qui accroît le risque de se faire frapper par une voiture ou un camion en traversant la route. De plus, la réaction dune tortue au danger est souvent de rentrer la tête et les pattes et de rester immobile. Malheureusement, le fait de rester immobile sur une route achalandée fait de la tortue une cible facile.

Résultats de létude sur les routes

Excavating a nest | Marquage des œufs de tortues serpentines.

Au cours des deux dernières années, léquipe consacrée aux tortues de la FCF a mené des études sur les routes dans la grande région dOttawa pour déterminer où les tortues se font frapper sur les routes.

Tragiquement, nous avons découvert plus de 1 000 tortues mortes sur les routes.

Ce nombre de tortues tuées sur la route est sidérant et selon toute vraisemblance, non durable à long terme. Nous déployons tous les efforts pour faire installer des clôtures de protection pour la faune sur deux des sites où nous avons trouvé le plus de tortues sur les routes près dOttawa.

Nous avons trouvé plus de tortues sur certaines routes que sur dautres. Beaucoup de facteurs influencent le nombre de tortues trouvées sur une route donnée, comme la longueur de la route, son taux de circulation, le nombre de milieux humides qui se trouvent à proximité et la fréquence à laquelle la route est étudiée.

Les tortues peuvent se déplacer de mai à septembre, mais la plupart de leurs déplacements seffectuent en juin, lorsque les femelles adultes sont à la recherche de sites de nidification. Il est toujours préférable dêtre à laffût des tortues lorsquon conduit au printemps et en été.

Sil est possible de le faire, ralentir en approchant des zones humides peut augmenter les probabilités dapercevoir une tortue sur la route avant quil ne soit trop tard. Et bien quil soit préférable de rester à laffût des tortues sur toute route rurale, nous pouvons maintenant identifier les routes de la région dOttawa qui causent le plus de mortalité pour les tortues.

Donc si vous conduisez dans la région dOttawa au printemps ou en été, faites très attention sur les routes suivantes :

Hot Roads Do you regularly drive one of Eastern Ontario's 'hot roads?' This map is a compilation of CWF's 2018 data on turtle strikes.
Routes dangereuses : Est-ce que vous conduisez régulièrement sur une « route dangereuse » de l’est de l’Ontario? Cette carte est une compilation des données sur les tortues heurtées recueillies par la FCF en 2018
  • Route 7 (à l’ouest de Carleton Place)
  • Route 10 (au sud-ouest de Perth)
  • Route 15 (au sud de Carleton Place)
  • Dwyer Hill Road (dans l’ouest d’Ottawa)
  • Roger Stevens Drive (dans le sud d’Ottawa)
  • Wolf Grove Road (à l’ouest d’Almonte)

(Ces routes sont classées par ordre alphabétique. Nous navons pas tenté de les classer selon le nombre de tortues trouvées, puisque chaque route na pas fait lobjet du même niveau détude.)

Sans surprise, ces routes sont toutes relativement longues et achalandées. Nous avons aussi compté un certain nombre de tortues mortes sur différentes routes plus courtes, mais pas autant que sur celles-ci. Le monde est dangereux pour les tortues. Nous vous prions de rester à laffût des tortues qui tentent de traverser nos routes.

Si vous voulez en découvrir plus sur ce que vous pouvez faire pour les tortues, visitez le site AidonslesTortues.ca.

 

Capture accessoire de l’anguille d’Amérique : information critique pour les pêcheurs à la ligne

À l’approche de la saison chaude, plusieurs pêcheurs regarnissent leurs coffres à pêche et préparent leurs cannes avec anticipation.

Plus de trois millions de personnes s’adonnent à la pêche chaque année au Canada. Pour plusieurs d’entre eux, c’est bien plus qu’une chance de savourer du bon poisson frais. Cette activité leur permet de relaxer, de passer du temps avec leurs familles et amis, et de renouer avec la nature.

Mais être un pécheur responsable, c’est aussi savoir comment manipuler de façon sécuritaire n’importe quel poisson qui s’accroche à l’hameçon – même si ce n’est pas l’espèce que vous vouliez attraper.

A closeup of an American Eel © Sarah Gough
 © Sarah Gough

L’anguille d’Amérique est un de ces poissons que l’on peut accidentellement pêcher dans le centre et dans l’est du Canada. En Ontario, les populations d’anguilles ont diminué de plus de 99 % depuis les années 80. Et puisqu’elle est considérée comme une espèce en péril en Ontario, la pêche en est interdite. Cependant, il arrive que cette espèce rare morde à l’hameçon et surprenne véritablement un pêcheur. Elle doit alors être relâchée immédiatement!

Quoi faire?

Sauriez-vous quoi faire si vous attrapiez accidentellement une anguille d’Amérique? La Fédération canadienne de la faune peut vous aider!

american eel on fishing line
Comment décrocher une anguille d’Amérique d’un hameçon @ Aline Litt

En 2018, la FCF a fait des tests pour savoir quelle est la meilleure façon de relâcher des anguilles prises de façon accessoire. Nous sommes heureux d’annoncer que toutes les anguilles d’Amérique ont survécu aux tests, peu importe si elles ont été relâchées en coupant la ligne ou en retirant l’hameçon.

Mieux encore, après une période de suivi de sept jours, 87 % des anguilles n’avaient plus ou que très peu de signes de blessures causées par l’hameçon. De plus, chez une grande portion des anguilles que l’on avait relâchées en coupant le fil, l’hameçon était tombé tout seul, les hameçons au crochet moins prononcé étant tombés plus facilement. Tout indique que les conséquences de la capture accessoire par les pêcheurs ne sont pas trop sérieuses pour l’anguille.

Bref…

La conclusion? Si vous attrapez une anguille d’Amérique, ne soyez pas intimidé – vous n’avez qu’à la relâcher!

Vous pouvez choisir entre couper la ligne ou retirer l’hameçon. Cependant, il est probablement plus facile et plus rapide de couper la ligne, car il est parfois très difficile de tenir ces longs poissons!

Apprenez-en davantage sur l’anguille d’Amérique et d’autres projets connexes.

 

Un climat de violence

Qu’est-ce qui a causé le petit âge glaciaire? Plusieurs facteurs, évidemment, mais une étude suggère que les hécatombes associées à l’invasion des Amériques par les Européens pourraient avoir déséquilibré le climat.

Dans  quelle mesure le voyage de 1492 de Christophe Colomb est-il relié aux « foires sur la glace » tenues à Londres sur la Tamise gelée, en 1683-84 et en plusieurs autres occasions? Une étonnante nouvelle étude affirme que le voyage a provoqué le refroidissement climatique, du moins en partie. Il s’agit d’une recherche de doctorat menée par le géographe Alexander Koch de l’University College de Londres, publiée en janvier dans Quaternary Science Reviews.

icebergL’augmentation accélérée des concentrations de gaz carbonique dans l’atmosphère entre le moment où les premières turbines à vapeur ont commencé à brûler des combustibles fossiles vers 1750 est bien documentée. Cette concentration est passée de 280 parties par million (ppm) dans l’atmosphère à 410 aujourd’hui. Avant cette augmentation, la concentration était restée stable pendant des milliers d’années. Sauf pour une période, entre 1550 et 1650, où elle avait diminué de 10 ppm. À quoi peut-on attribuer cette chute?

De manière surprenante, Koch l’associe au voyage de Colomb aux Amériques en 1492. C’est à ce moment qu’en prenant possession des territoires au nom de l’Espagne, le découvreur a déclenché la colonisation sauvage et dévastatrice de deux continents.

On évalue qu’avant l’arrivée des Européens, les Amériques abritaient 55 millions d’habitants, à comparer avec les 88 millions qui vivaient en Europe à l’époque. Ces autochtones formaient des sociétés complexes distribuées sur trois continents, plus les îles Caraïbes. Ces sociétés maîtrisaient des sciences et techniques complexes : agronomie, irrigation, construction, métallurgie… La ville de Mexico était aussi peuplée que Beijing et construite autour de
réseaux de canaux. Les Incas pratiquaient l’agriculture en terrasses jusqu’à de grandes altitudes sur les cordillères des Andes. Les populations d’Amérique du Nord harnachaient les crues des rivières pour irriguer leurs cultures de riz, manioc, piments, maïs, quinoa, cacao et fruits.

Puis arrivèrent les conquistadors et d’innombrables colons avec leur bétail, réservoirs d’épidémies inconnues des Amérindiens : variole, rougeole, influenza, peste bubonique, diphtérie, typhus, choléra, malaria.

Leur impact s’est ajouté au génocide. Dans les Antilles seulement, premier territoire de débarquement des Européens, la population est passée d’environ quatre millions à tout juste 22 000 vers 1570, un déclin de 99 %. Dans les territoires de l’empire inca, il ne restait, en 1620, que 670 000 habitants des neuf millions originaux, un déclin de 93 %. Un siècle après l’arrivée de Colomb, neuf autochtones américains sur dix étaient morts.

QUAND CHRISTOPHE COLOMB A DÉCOUVERT LE
« NOUVEAU MONDE », A-T-IL OUVERT LA PORTE AU PETIT ÂGE GLACIAIRE? L’ANNÉE 1492 A-T-ELLE MARQUÉ LE DÉBUT DE L’ANTHROPOCÈNE?

Cela signifie que des sociétés entières qui dépendaient de l’agriculture ont été détruites. Et cela a entraîné que des terres d’une superficie équivalente à la France sont retournées à la friche. Ce retour à l’état naturel a provoqué l’absorption de CO2 de l’atmosphère. Au total, on peut attribuer pour moitié (environ 5 ppm) la chute desconcentrations de carbone dans l’atmosphère durant cet étrange refroidissement de 1550 à 1650 directement à l’effondrement des civilisations amérindiennes, selon les conclusions de Koch. Les températures atmosphériques autour du globe ont chuté d’environ 0,15 °C en moyenne, dans une période qu’on a qualifié, après coup, de petit âge glaciaire.

prairiesÀ Londres, de 1649 à 1700, le cours inférieur de la Tamise, habituellement libre de glace à cause des marées salées, se mit à geler régulièrement. Au cours du féroce hiver de 1684, la rivière est restée gelée (la glace atteignant un pied d’épaisseur) durant un record de sept semaines. Dans les maisons, les citoyens grelotaient, le lait gelait pendant la nuit, les cerfs mouraient de froid dans les forêts. Et c’est ainsi que Londres connut sa première foire sur la glace, avec des pubs improvisés, des tripots, des scènes, des jeux et des courses, comme dans une kermesse champêtre.

Pour Koch, l’enjeu de retracer le fil de ces évènements est de discerner précisément quand l’Anthropocène a commencé. Le mot a été récemment forgé par les scientifiques pour désigner une nouvelle époque géologique. Le mot signifie « la nouvelle ère des humains » et réfère au fait que notre espèce a un impact sur les systèmes terrestres aussi profond, disons, que des évènements géologiques comme la chute d’astéroïdes ou des éruptions volcaniques en
série. Certains pointent le début de la révolution industrielle, vers 1750, d’autres la période des premières explosions nucléaires. Koch, de son côté, opte pour 1492.

Son travail est fascinant parce qu’il montre comment des gestes politiques — dans le cas présent, la colonisation — peuvent provoquer des basculements inattendus dans les systèmes fondamentaux de la planète. Cela devient évident quand on constate combien immenses et rapides sont les changements en cours dans la charge mondiale de carbone.

Après tout, le siècle d’hécatombe et de retour à l’état sauvage dans les Amériques a fait diminuer le taux de CO2 dans l’atmosphère de 5 ppm. Aujourd’hui, avec une économie dépendante des carburants fossiles, cette même région ajoute à l’atmosphère environ 3 ppm par année, à un rythme qui va en s’accélérant. Pire, nous n’avons même pas de plan pour ralentir la tendance, seulement des objectifs.

C’est ce rythme qui est terrifiant. Et c’est l’absence d’un plan, compte tenu de l’urgence

Tiré du magazine Biosphère. Pour découvrir le magazine, cliquez ici. Pour vous abonner à la version imprimée ou numérique ou bien acheter le dernier numéro, cliquez ici.

 

 

Les 10 observations les plus intéressantes dans iNaturalist Canada

iNaturalist.ca atteint les 1 million d’observations!

iNaturalist Canada (aussi appelé iNaturalist.ca) célèbre une réalisation majeure  – plus d’un  million d’observations vérifiables au Canada. Ces observations confirmées ont eu lieu d’un océan à l’autre, de l’ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au sud de la Saskatchewan, en passant par les étendues les plus au nord du pays.

Nous avons donc la preuve que les Canadiens sont en contact avec la nature et utilisent leur téléphone intelligent ou leur appareil-photo numérique pour consigner et géolocaliser la faune dans notre vaste pays.

Et les Canadiens ont trouvé des choses vraiment intéressantes!

Ce sont de précieuses données pour l’avenir de la conservation, mais elles offrent aussi d’intéressantes informations à tout le monde. De plus, la fonction d’auto-identification d’iNaturalist vous permet de tenir un outil d’identification dans la paume de la main.

Pour célébrer cette réalisation, examinons les dix plus fascinantes espèces signalées dans iNaturalist Canada :

1. Nouvelles espèces au Canada!

Paintedhand mudbug | Photo: colindjones
Écrevisse cambarus polychromatus | Photo: colindjones

L’écrevisse cambarus polychromatus. Grâce au travail de Colin Jones du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, la première écrevisse de ce genre a été enregistrée au Canada au moyen d’iNaturalist.ca.

2. Plantes carnivores

Sarracénie pourpre et rossolis d’Angleterre. Ces plantes carnivores ne sont pas une espèce d’un coin exotique de la planète. En fait, ce sont des plantes indigènes du Canada et on les retrouve dans toutes les provinces et tous les territoires (mais n’ayez crainte! Elles se nourrissent seulement de petits insectes).

3. Papillon monarque

Monarch | Photo james_cwf
Monarque | Photo james_cwf

Le papillon monarque est l’espèce en péril la plus signalée dans iNaturalist.ca avec plus de 4000 observations! Seul le canard malard, la bernache et l’écureuil gris ont été signalés plus de fois que ce papillon en péril.

4. Tortue molle à épines

Spiny Softshell Turtle | Photo Samuel Brinker
Tortue molle à épines | Photo: Samuel Brinker

Cette tortue d’eau douce est probablement l’une des plus uniques au Canada. On la retrouve seulement à quelques endroits. Comme son nom l’indique, sa carapace parcheminée est souple, contrairement à la carapace rigide de la majorité des tortues.

5. Érigonie du froid

Cette araignée est l’espèce qui a été observée le plus au nord du globe de toutes les observations mondiales dans iNaturalist! On l’a aperçu sur une petite île à l’extrémité nord de l’île d’Ellesmere – soit plus de 2 100 km au nord d’Iqaluit!

6. Berce de Caucase

Giant Hogweed | Photo cchapman
Berce de Caucase | Photo: cchapman

Possiblement la plus grande plante herbacée (et non ligneuse) au Canada, la berce de Caucase peut atteindre les 5,5 mètres (c’est-à-dire 18 pieds!). Mais elle n’est pas indigène du Canada. C’est donc une espèce envahissante. Elle est aussi vénéneuse. Le contact de sa sève sur la peau peut causer des brûlures, un peu comme l’herbe à la puce, mais pire!

7. Canard branchu

Wood Duck | Photo jaliya
Canard branchu | Photo jaliya

Ce barboteur est un des oiseaux les plus colorés du Canada. On le retrouve dans toutes les provinces, y compris au Nunavut.

8. Couguar

Cougar | Photo by kokanee
Couguar | Photo: kokanee

Aussi appelé lion de montagne, ce félin est un des animaux les plus insaisissables du Canada. Même à distance, il est difficile d’en prendre une photo. Un appareil-photo de surveillance a réussi à capturer ce gros plan exceptionnel!

9. Magnifique bryozoaire

Bryozoan | Photo alisonforde
Bryozoaire | Photo alisonforde

Ce n’est pas une algue. Cette colonie d’organismes (des zoïdes) forme une masse solide appelée bryozoaire. Celui-ci a été trouvé durant le BioBlitz de 2017 dans le parc Stanley (qui s’inscrivait dans le cadre de BioBlitz Canada 150) et a fait la manchette en tant que « Blob of Lost Lagoon » (masse du lagon perdu). Il y a seulement 34 organismes comme celui-ci enregistrés dans iNaturalist.ca.

10. Étoile ocrée

Ochre Sea Star | Photo imcote
Étoile ocrée | Photo: imcote

iNaturalist.ca peut être utilisé partout — même sous l’eau! Cet amas d’étoiles de mer a été enregistré sur le plancher océanique au large de la côte ouest de l’île de Vancouver.

iNaturalist.ca, c’est mettre les médias sociaux à l’œuvre de la science de la conservation!

C’est un endroit où les utilisateurs peuvent télécharger leurs observations dans la nature. La communauté peut alors fournir des commentaires sur l’observation et aider à identifier l’espèce. Cette espèce est alors ajoutée à la base de données nationale croissante qui vise à fournir une image plus claire de la biodiversité au Canada. L’information peut alors être utilisée à des fins de conservation (pour suivre les espèces menacées, par exemple).

Une fois que vous vous inscrivez et obtenez l’appli gratuite, vous pouvez prendre des photos de  ce que vous voyez dans la nature et les télécharger. La fonction intégrée d’identification automatique reconnaît la plupart des espèces. L’appli fonctionne hors ligne, mais vous aurez besoin d’un forfait de données ou de WIFI pour télécharger les observations enregistrées dans l’appli. Si vous n’avez pas de téléphone intelligent, vous pouvez télécharger vos observations directement dans iNaturalist.ca à partir de votre ordinateur de bureau (la fonction de reconnaissance fonctionne ici aussi).

iNaturalist Canada fait partie du réseau mondial iNaturalist, une initiative conjointe de la California Academy of Sciences et de la National Geographic Society, ce qui signifie que l’information s’inscrit dans le cadre d’une initiative qui suit la biodiversité mondiale.

Selon vous, quelle est l’observation la plus intéressante dans is iNaturalist Canada? Rendez-vous sur iNaturalist.ca pour voir ce que les gens ont enregistré et coller ensuite le lien vers l’URL de l’observation dans la section des commentaires ci-dessous!

Pourquoi cette tortue a-t-elle traversé la route?

Pour se rendre dans une zone humide située de l’autre côté.

C’est le printemps et les tortues sont actives, se déplaçant souvent d’une zone humide à une autre. Les femelles, notamment, recherchent un lieu où pondre leurs œufs. Ces déplacements signifient souvent que les tortues doivent traverser des routes pour se rendre là où elles veulent aller.

Au cours des deux dernières années, l’équipe des tortues de la Fédération canadienne de la faune a découvert plus de 1000 tortues décédées sur les routes de l’est de l’Ontario. C’est une mortalité phénoménale. Nous savons que la mortalité routière est une grave menace pour les tortues et nous travaillons à l’installation de clôtures aux endroits les plus critiques pour empêcher les tortues d’aller sur les routes.

Que puis-je faire?

En attendant, nous pouvons tous faire notre part en surveillant la présence de tortues sur les routes, en particulier lorsque nous conduisons dans des régions rurales proches de lacs et de zones humides. L’équipe des tortues de la FCF a sauvé plus de 100 tortues sur les routes au cours des deux dernières années. Vous pouvez aider aussi.

Tout d’abord, si vous voyez une tortue essayer de traverser la route, assurez-vous que vous pouvez l’aider en toute sécurité. Si la circulation n’est pas trop dense et que cela semble sécuritaire, stationnez-vous sur l’accotement et allumez les feux de détresse de la voiture. Regardez des deux côtés avant d’aller sur la route pour sauver la tortue. Si des voitures arrivent, ne risquez pas votre vie.

À l’exception des chélydres serpentines, il est assez facile de ramasser la plupart des tortues. Attrapez la tortue des deux mains, de chaque côté de la carapace. Il se peut que la tortue n’apprécie pas ou ne comprenne pas que vous essayez de la protéger et elle risque alors de vous griffer ou de vous faire pipi dessus, aussi préparez-vous à cette éventualité. Si vous tenez fermement la tortue à deux mains, vous risquez moins de la laisser tomber si elle vous égratigne. C’est une bonne idée de garder une paire de gants de travail dans la voiture pour protéger vos mains lorsque vous déplacez des tortues ou dans l’éventualité d’autres aventures survenant sur la route.

Déplacez toujours la tortue dans la direction vers laquelle elle se dirige. Les tortues savent où elles veulent aller. Relâchez la tortue sur l’accotement et elle s’éloignera probablement rapidement de vous et de la route. Félicitations, vous venez de sauver une tortue.

Déplacer les chélydres serpentines, en particulier les plus grosses, est plus difficile. Les chélydres serpentines peuvent être rapides et elles peuvent mordre. Elles peuvent également pivoter rapidement ou même se précipiter en avant. Ne saisissez pas les côtés de la carapace d’une chélydre serpentine, car elle peut tourner la tête brusquement et vous mordre.

Une option pour déplacer une chélydre serpentine consiste à la tirer sur un tapis de sol d’automobile. Placez le tapis derrière la tortue, saisissez l’arrière de la carapace près des pattes arrière et faites glisser la tortue sur le tapis. Ne tirez pas la tortue par la queue, car vous pourriez la blesser. Une fois la tortue sur le tapis, faites glisser celui-ci hors de la route en gardant une main sur le dos de la tortue.

Une autre technique recommandée pour déplacer une chélydre serpentine consiste à la soulever à l’aide d’une pelle. Si vous avez une pelle dans la voiture, approchez-vous de la tortue par-derrière et glissez la pelle sous celle-ci. Ensuite, soulevez la chélydre serpentine et enlevez-la de la route. Ne soulevez pas trop la pelle, car la tortue pourrait tenter de se déplacer et tomber.

Regardez notre vidéo pour savoir comment saisir une chélydre serpentine à la main en toute sécurité pour la déplacer de la route.

Pour en savoir plus sur comment vous pouvez aider les tortues, visitez AidezLesTortues.ca

Les trompeurs dans la nature

Comment fonctionne la monogamie dans la nature?

La monogamie peut-elle vraiment exister dans la nature? La plupart des animaux n’essaient même pas de rester fidèles à un partenaire, mais trois pour cent des mammifères aiment fonder un foyer avec leur grand amour. Cela dit, les chercheurs ont constaté que même les couples les plus fidèles peuvent avoir des aventures passagères. Rencontrez la faune aux yeux baladeurs.

Les presque fidèles

Certains animaux sont socialement monogames, ce qui signifie qu’ils peuvent choisir un partenaire pour la vie, mais qu’ils sont capables de le tromper de temps en temps.

Les castors

beaver

Les castors choisissent un partenaire pour la vie et s’investissent beaucoup dans leur relation. Les mâles comme les femelles assument leur part de responsabilité lorsqu’ils ont des petits, et ils sont si attachés l’un à l’autre qu’ils font équipe jusqu’à la mort de l’un des partenaires. Cela dit, on sait que les castors ont aussi des aventures. Mais ce n’est pas un œil baladeur qui brisera cette équipe.

Les loups

Les loups se reproduisent environ une fois par an à l’état sauvage. Ils choisissent souvent un partenaire et restent fidèles pendant de nombreuses années, jusqu’à la mort de l’un des deux. Cependant, ils abandonnent parfois leur partenaire s’il n’est plus dans la force de l’âge et n’est plus en mesure de procréer.

Les campagnols des Prairies

vole

Les campagnols des Prairies incarnent la monogamie chez les animaux. Ces petits rongeurs, qui occupent les prairies du Canada, se lient avec un partenaire et sont souvent inséparables jusqu’à la mort de l’un ou l’autre. Ce sont également des partenaires formidables, jouant tous les deux un rôle de premier plan dans l’élevage de leurs petits et consacrant également du temps à se toiletter mutuellement. Il est rare de voir des campagnols des Prairies faire des galipettes avec un autre compagnon, mais une étude a révélé que 10 % des mâles trompaient leur partenaire quand on leur présentait une autre femelle. Cela dit, ce sont des compagnons très fidèles. Moins de 20 % des campagnols des Prairies cherchent un autre partenaire après le décès de leur grand amour.

Pas de contraintes!

Les mammifères monogames sont plutôt rares. La plupart s’accouplent avec plusieurs partenaires et certains sont même polygames.

Les dauphins à gros nez

bottlenose dolphin

Les dauphins sont connus pour être des animaux incroyablement sociaux. Leurs groupes peuvent compter de 12 à 1000 individus! Ces mammifères marins ne prennent pas la peine d’être monogames; ils préfèrent de loin partager leur amour. Quand une femelle plaît à un mâle, il nage jusqu’à elle et la sollicite du museau jusqu’à ce qu’elle lui donne le feu vert.

Les morses

walrus ice floe arctic

Les morses mâles possèdent un grand harem de femelles. Le mâle s’accouple avec toutes les femelles en les attirant par des vocalisations spéciales. Sous l’eau, ces sons ressemblent à des clics ou même à des cloches, tandis que sur terre ils sonnent davantage comme des sifflets. Les morses mâles sont aussi terriblement protecteurs de leur harem et défient tout autre concurrent qui s’approche trop près d’une femelle par un rugissement puissant.