Offrez un abreuvoir aux papillons

L’intérêt pour le jardinage pour les papillons connaît un essor — une bonne chose, puisqu’il représente une manière importante d’aider les papillons et autres pollinisateurs.

Mais saviez-vous que certains papillons tirent aussi leurs nutriments du sable humide, du compost et du fumier (un comportement appelé « mud-puddling » en anglais), ainsi que de la sève des arbres et de la matière organique humide comme les fruits en décomposition, les déjections animales et la charogne?

Photo: Sarah Coulber, CWF Caption: This swallowtail is feeding on washed up organic matter along a river
Ce porte-queue est en train de se nourrir de matières organiques qui se sont amassées sur les bords d’une rivière. Photo: Sarah Coulber, FCF.

Bien que certaines de ces sources d’alimentation ne soient pas très appétissantes ou faciles à reproduire pour nous, nous pouvons aider les papillons à obtenir leurs minéraux en créant une flaque de boue près des plantes à fleurs.

Flaques de boue dans un jardin

Photos : Sarah Coulber, FCF Placez votre flaque de boue dans un endroit ensoleillé et à l’abri.
Placez votre flaque de boue dans un endroit ensoleillé et à l’abri. Photos : Sarah Coulber, FCF.

Pour créer une flaque de boue, il peut suffire de laisser le sol dénudé dans une partie de votre jardin pour les papillons. Autrement dit, gardez une zone sans paillis. Le paillis naturel non teint comme la paille, l’écorce déchiquetée ou les feuilles est très bénéfique, puisqu’il empêche la pousse des mauvaises herbes, garde la température des racines plus constante, retient l’humidité et ajoute lentement des nutriments au jardin.

Ajoutez des plantes indigènes comme les asters, les asclépiades, l’eupatoire pourpre et l’échinacée à votre jardin pour les papillons. Photo : Shelley O'Connell, membre du club de photo, QC
Ajoutez des plantes indigènes comme les asters, les asclépiades, l’eupatoire pourpre et l’échinacée à votre jardin pour les papillons. Photo : Shelley O’Connell, membre du club de photo, QC

Mais si vous laissez le sol dénudé à la lisière de votre jardin, il attirera beaucoup plus facilement les papillons une fois qu’il sera humide après la pluie ou l’arrosage. Vous pouvez bien sûr laisser une partie du sol dénudé même si vous n’avez pas de jardin pour les papillons — tout jardin de fleurs ou potager fera l’affaire. Assurez-vous que le sol soit à niveau ou qu’il s’enfonce légèrement à un endroit au lieu de se terminer en pente — comme les pentes permettre à l’eau de s’écouler plus facilement, garder la zone humide exigerait plus de travail et d’eau.

Flaques de boue dans un récipient

Vous pouvez aussi déposer de la terre sablonneuse (non pas du sable stérile) dans un récipient comme une soucoupe pour pot de fleurs ou une vasque. Vous pouvez même utiliser un vieux bol de cuisine ou un plat de cuisson en verre si vous ajoutez assez d’eau pour l’humidifier. Surveillez les précipitations pour voir à quelle fréquence vous devrez humidifier le récipient, mais ne vous inquiétez pas; vous n’aurez pas à le garder humide en tout temps! Pendant les périodes très pluvieuses, vous devrez peut-être même vider l’excédent d’eau.

Si vous voulez soutenir d’autres insectes bénéfiques, ajoutez de petites pierres dans une section du récipient pour que les insectes puissent s’y percher pour s’abreuver.

Autres conseils

 

mudpuddling
Un porte-queue pataugeant dans la boue dans un jardin en Colombie-Britannique. Photo : Shannon Roberts, membre du club de photo, C.-B.

Vous pouvez encourager les papillons à trouver et à utiliser les flaques de boue en ajoutant du compost frais ou du fumier. Cela est particulièrement important si la flaque de boue fait partie de votre jardin et que la terre est pauvre en minéraux. Vos plantes en profiteront aussi.

Les papillons préfèrent généralement les endroits ensoleillés et à l’abri — un facteur à considérer pour l’emplacement d’un jardin pour les papillons et d’une flaque de boue.

This Question Mark Butterfly was feeding at a dirt-filled crack in the CWF parking lot
Ce polygone à queue violacée s’est arrêté pour une collation à une craquelure remplie de terre dans le stationnement de la FCF. Photo : Sarah Coulber, FCF.

N’oubliez pas : bien que la plupart des papillons adultes aient besoin de fleurs pour se nourrir de nectar, les chenilles, elles, ont besoin des feuilles des plantes pour se nourrir. Les plantes dont les chenilles se nourrissent sont appelées « plantes hôtes ». Identifiez les papillons de votre région et tentez de trouver leurs plantes hôtes (consultez notre document Gardening for Butterflies [en anglais]). Essayez ensuite de voir si ces arbres, arbustes ou plantes herbacées se trouvent sur votre terrain. Si ce n’est pas le cas, envisagez d’en ajouter!

Il est bien sûr utile de rehausser un habitat pour les papillons avec de la nourriture et de l’eau, mais il est impératif que la zone soit sécuritaire pour les papillons qui y vivent ou qui la visitent. Évitez les pesticides autant que possible pour garder les papillons (et autres pollinisateurs) de votre quartier en sécurité.

Apprendre en chemin

mudpuddling

Encouragez les enfants à observer et à remarquer quels papillons visitent vos fleurs et fréquentent votre flaque de boue. Est-ce que certains papillons (comme les porte-queue) visitent les deux, ou est-ce que certaines espèces (comme les polygones à queue violacée et les amiraux qui visitent rarement les fleurs) ne visitent que la flaque de boue? Certains papillons qui ne fréquentent normalement pas les flaques de boue, comme les monarques, peuvent visiter votre oasis boueuse si l’été est particulièrement sec et chaud.

Vous pouvez tenter une expérience avec votre flaque de boue en remplissant la moitié du récipient avec du sable (non stérilisé) et l’autre moitié avec du compost ou du fumier pour voir quel côté est le plus populaire!

Le rétablissement des pollinisateurs, une étape cruciale!

Les pollinisateurs, comme les abeilles, les papillons, les papillons nocturnes et les mouches, jouent des rôles essentiels dans les écosystèmes et dans la production de notre nourriture.

Si vous avez déjà mangé une pomme ou porté un t-shirt en coton confortable, vous pouvez remercier un pollinisateur d’avoir transporté le pollen d’une fleur à l’autre de ces plantes.

40%
Percentage of invertebrate pollinator species – particularly bees and butterflies – facing extinction.

Malgré les importants services qu’ils fournissent, les populations de beaucoup de pollinisateurs sauvages sont en déclin, largement dû à des changements dans leur habitat, aux pratiques agricoles intensives et à l’usage de pesticides, aux espèces envahissantes, à la maladie et au changement climatique.

Bumblebee
Bombus tenarius | Photo : Wendy Riley

Heureusement, beaucoup de mesures peuvent être adoptées pour ramener le nombre de pollinisateurs à ce qu’il a déjà été. Nous pouvons créer un habitat en plantant des plantes bénéfiques pour les pollinisateurs en bordure des routes, dans les parcs et dans les corridors de services publics.

Nous pouvons soutenir des pratiques agricoles durables, comme la rotation des cultures et la conservation des haies. Nous pouvons interdire l’usage des pesticides nocifs. Ces mesures favorisent le « rétablissement des pollinisateurs » et exigent l’attention du secteur privé, des individus et de tous les paliers de gouvernement.

« Il est impératif dinvestir dans les initiatives qui visent à renverser les effets des pesticides et de la perte dhabitat sur nos pollinisateurs. Ensemble, nous pouvons changer les choses. Cest pourquoi laménagement dun chemin pour les pollinisateurs à travers le Canada et la création dun programme national de surveillance sont des initiatives clés qui nous permettront denrayer ce déclin et de rétablir les populations. » ~Carolyn Callaghan, biologiste responsable de la conservation en matière de faune terrestre de la FCF

 

Qu’est-ce que les gouvernements du Canada peuvent faire?

Syrphid Fly | Photo: Allan McDonald
Syrphid Fly | Photo : Allan McDonald

Les gouvernements doivent de toute urgence exercer le leadership nécessaire au rétablissement du nombre et de la diversité des pollinisateurs.

Au moyen de la législation, de politiques, de stratégies et de plans, ils ont le pouvoir d’intégrer la protection et le rétablissement des pollinisateurs à notre société. Ici au Canada, beaucoup de gouvernements municipaux, régionaux et provinciaux prennent des mesures en ce sens.

Par exemple, les villes de Vancouver et de Montréal, ainsi que les provinces du Québec et de l’Ontario, ont toutes mis en place des mesures d’interdiction ou de réduction de l’usage des néonicotinoïdes nocifs. La ville de Calgary a lancé de nombreux projets bénéfiques pour les pollinisateurs, incluant un boulevard pour les abeilles et papillons composé de fleurs sauvages et d’une variété d’habitats de nidification. La ville de Toronto a lancé sa Pollinator Protection Strategy (stratégie de protection des pollinisateurs) qui, entre autres initiatives, fournit des subventions aux membres de la collectivité afin de créer un habitat pour les pollinisateurs. L’Ontario a adopté un Plan daction pour la santé des pollinisateurs qui engage le gouvernement provincial à surveiller la santé des populations d’abeilles sauvages et régies.

Monarch Butterfly | Photo: Brenda Doherty, CWF Photo Club
Monarch Butterfly | Photo: Brenda Doherty, CWF Photo Club

Alors que les gouvernements municipaux, régionaux et provinciaux mènent la charge pour le rétablissement des pollinisateurs à travers le pays, le gouvernement fédéral suit-il le rythme? En tant que signataire de la Convention sur la diversité biologique, le Canada s’est engagé à soutenir la mise en place de stratégies et de plans nationaux pour conserver la diversité des pollinisateurs. La première ébauche de la Convention, le Pollinator Initiative Plan of Action (plan d’action de l’initiative pour les pollinisateurs) pour 2018 à 2030, encourage les gouvernements à considérer quatre objectifs en s’attaquant à la protection et au rétablissement. Le Canada a pris des mesures pour l’atteinte de certains de ces objectifs, mais il lui reste beaucoup de chemin à faire pour d’autres.

Que pouvez-vous faire? Joignez-vous à nous : signifions au gouvernement que nous avons besoin d’un plan d’action national pour le rétablissement des pollinisateurs bannirpourlavenir.org

Ma réponse à la question éternelle :

« Alors, qu’est-ce tu fais? »

Question fréquente, posée à l’occasion il y a quelques semaines par mon barbier durant une conservation sur tout et rien. Dans le but de ne pas trop m’éterniser, j’ai résumé en une phrase ce que je fais cet été : je cherche des tortues.

Il m’a regardé, a ri et m’a donné l’impression de ne pas me prendre au sérieux. Je ne peux pas lui en vouloir. C’est en effet un travail qui semble trop saugrenu pour être vrai et, parfois, c’est le cas.

Mais je vais vous expliquer ce que je fais un peu mieux qu’à mon barbier.

L’équipe consacrée aux tortues

Chris crossing a creek

Je suis un des quatre membres de l’équipe de la FCF consacrée aux tortues et dirigée par David Seburn, spécialiste des tortues d’eau douce. Notre travail porte sur la conservation des populations de tortues menacées du Canada.

Ce travail consiste à sensibiliser le public et à réduire les risques qui menacent les populations vulnérables par l’entremise :

  • de la collecte d’œufs et de leur incubation
  • d’enquêtes sur les chaussées et de l’identification des points névralgiques pour les mortalités
  • de la protection d’habitats grâce à des études des milieux humides

À la recherche de tortues

Looking for turtles in the wetland

Les études des terres humides se déroulent sur des terres de la Couronne ou les propriétés privées de propriétaires qui s’intéressent à la conservation des tortues. Lorsque nous arrivons à une terre humide, nous enfilons nos cuissardes, revêtons nos filets contre les moustiques, jetons nos jumelles autour de notre cou et partons à la recherche de tortues.

Nous nous concentrons surtout sur la tortue mouchetée en voie de disparition. Notre objectif est de protéger les précieux habitats dans lesquels elle se trouve. Pour ce faire, nous devons d’abord en trouver une, prendre une photo et enregistrer l’endroit où nous l’avons trouvée. La terre deviendra alors officiellement protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition.

Ça semble assez simple, non?

Et si je vous disais qu’« en voie de disparition » est synonyme de rare et de difficile à trouver. Et que les terres humides qui abritent des tortues sont aussi associées à des insectes qui aiment piquer les gens…beaucoup, beaucoup d’insectes qui aiment piquer les gens.

Certains jours, nous passons six heures dans de l’eau boueuse jusqu’à la taille entourés de légions de mouches noires et de moustiques, tous aussi avides de nous piquer. Le soleil plombe sur nos têtes, mais il n’y a aucune façon de nous rafraîchir, car si on se dévêtit, même un tout petit peu, on devient un véritable buffet pour les insectes.

Et c’est sans parler des tiques. Depuis le début du projet il y a quelques semaines, une des membres s’est déjà fait mordre par une tique à pattes noires, celle qui peut transmettre la maladie de Lyme. (Heureusement, ma collègue va bien. Rendez-vous tout de suite chez le médecin si vous vous êtes fait mordre par une tique.)

 

© David Seburn | CWF Staff
Une des deux tortues mouchetées que nous avons trouvées durant une sortie.

En dépit de tout ça, il arrive souvent que nous ne trouvions aucune tortue mouchetée. C’est du travail épuisant et parfois frustrant, surtout lorsque nous savons qu’elles sont présentes…nous ne pouvons tout simplement pas les trouver. Mais lorsque nous repérons une de ces incroyables créatures, le jeu en vaut la chandelle.

Le parcours n’est pas pire non plus

Tiptoe-ing through the cattails

Les endroits où nous nous rendons pour mener les études sont indéniablement magnifiques, anciens et remplis d’une diversité d’animaux et de végétation.

J’ai vu une communauté de grands hérons nichés, des porcs-épics grimpant des arbres, une meute de coyotes, une boule de serpents en accouplement, des tortues hargneuses d’apparence préhistorique de la taille d’une plaque d’égout et même de barrages de castors à étages multiples! Ces endroits sont magiques, variés et incroyablement importants, ce qui augmente l’importance de trouver des tortues mouchetées et de protéger ces environnements. Nous avons déjà perdu plus de 70 % des terres humides de l’Ontario.

De nombreuses personnes ont une notion romantique du travail sur le terrain, mais il peut être très stressant et désagréable. C’est difficile et salissant. Mais ce travail est essentiel à la conservation et quelqu’un doit le faire. Cet été, cette personne, c’est moi.

upload observations to inaturalist.ca
Observations téléchargées dans iNaturalist.ca

Vous aussi, vous pouvez aider! Si vous voyez une tortue mouchetée, signalez-le dans iNaturalist.ca. Vous pouvez en apprendre plus sur notre travail avec les tortues à Aidonslestortues.ca.

8 faits intéressants sur la guêpe qui vous feront l’aimer!

La guêpe n’a pas la meilleure réputation.

En effet, on ne l’accueille pas chaleureusement à nos BBQ et pique-niques extérieurs. Comme vous vous en doutez, des études indiquent que la guêpe est beaucoup moins aimée que sa cousine l’abeille. Nos sentiments négatifs envers la guêpe sont vraisemblablement dus à notre manque de connaissances par rapport aux avantages importants qu’offre cet insecte au fonctionnement, à la santé et à la viabilité de la planète.

Cette bestiole travaillante est en réalité un des organismes les plus économiques et écologiques pour l’humanité. Elle pollinise les récoltes et les fleurs. Elle est aussi incroyablement efficace à gérer les populations d’insectes nuisibles.

Wask on flower @ Martin Tampier | CWF Photo Club
@ Martin Tampier | Club de photographie de la FCF

La prochaine fois que vous avez un mouvement de recul à la vue d’une guêpe bourdonnante pendant vos festivités estivales, plutôt que de sortir la tapette à mouches, pensez aux faits intéressants suivants :

  1. On retrouve des guêpes partout, sauf en Antarctique.
  2. Les guêpes se reconnaissent entre elles grâce à leurs motifs faciaux uniques.
  3. Il existe 30 000 espèces identifiées de guêpes.
  4. Les guêpes peuvent fabriquer leur propre papier pour bâtir leur nid en machant et recrachant des morceaux d’écorce.
  5. Les guêpes sociales utilisent leur dard comme moyen de défense, tandis que les guêpes solitaires utilisent leur dard et venin pour chasser.
  6. Seule la femelle a un dard et ce dard est en réalité un organe modifié de ponte d’œufs.
  7. Les guêpes sont de toutes les couleurs : rouges, orange, vertes, bleues et, bien sûr, jaunes et noires.
  8. Il est prouvé que les guêpes sont capables d’utiliser la logique pour tirer des conclusions à partir de deux éléments d’information distincts. Il s’agirait vraisemblablement de la première hypothèse que les invertébrés sont en mesure d’arriver à des déductions logiques.

Apprenez-en plus sur comment la Fédération canadienne de la faune aide nos pollinisateurs à Bannirpourlavenir.org.

 

Les 10 observations les plus intéressantes dans iNaturalist Canada

iNaturalist.ca atteint les 1 million d’observations!

iNaturalist Canada (aussi appelé iNaturalist.ca) célèbre une réalisation majeure  – plus d’un  million d’observations vérifiables au Canada. Ces observations confirmées ont eu lieu d’un océan à l’autre, de l’ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au sud de la Saskatchewan, en passant par les étendues les plus au nord du pays.

Nous avons donc la preuve que les Canadiens sont en contact avec la nature et utilisent leur téléphone intelligent ou leur appareil-photo numérique pour consigner et géolocaliser la faune dans notre vaste pays.

Et les Canadiens ont trouvé des choses vraiment intéressantes!

Ce sont de précieuses données pour l’avenir de la conservation, mais elles offrent aussi d’intéressantes informations à tout le monde. De plus, la fonction d’auto-identification d’iNaturalist vous permet de tenir un outil d’identification dans la paume de la main.

Pour célébrer cette réalisation, examinons les dix plus fascinantes espèces signalées dans iNaturalist Canada :

1. Nouvelles espèces au Canada!

Paintedhand mudbug | Photo: colindjones
Écrevisse cambarus polychromatus | Photo: colindjones

L’écrevisse cambarus polychromatus. Grâce au travail de Colin Jones du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, la première écrevisse de ce genre a été enregistrée au Canada au moyen d’iNaturalist.ca.

2. Plantes carnivores

Sarracénie pourpre et rossolis d’Angleterre. Ces plantes carnivores ne sont pas une espèce d’un coin exotique de la planète. En fait, ce sont des plantes indigènes du Canada et on les retrouve dans toutes les provinces et tous les territoires (mais n’ayez crainte! Elles se nourrissent seulement de petits insectes).

3. Papillon monarque

Monarch | Photo james_cwf
Monarque | Photo james_cwf

Le papillon monarque est l’espèce en péril la plus signalée dans iNaturalist.ca avec plus de 4000 observations! Seul le canard malard, la bernache et l’écureuil gris ont été signalés plus de fois que ce papillon en péril.

4. Tortue molle à épines

Spiny Softshell Turtle | Photo Samuel Brinker
Tortue molle à épines | Photo: Samuel Brinker

Cette tortue d’eau douce est probablement l’une des plus uniques au Canada. On la retrouve seulement à quelques endroits. Comme son nom l’indique, sa carapace parcheminée est souple, contrairement à la carapace rigide de la majorité des tortues.

5. Érigonie du froid

Cette araignée est l’espèce qui a été observée le plus au nord du globe de toutes les observations mondiales dans iNaturalist! On l’a aperçu sur une petite île à l’extrémité nord de l’île d’Ellesmere – soit plus de 2 100 km au nord d’Iqaluit!

6. Berce de Caucase

Giant Hogweed | Photo cchapman
Berce de Caucase | Photo: cchapman

Possiblement la plus grande plante herbacée (et non ligneuse) au Canada, la berce de Caucase peut atteindre les 5,5 mètres (c’est-à-dire 18 pieds!). Mais elle n’est pas indigène du Canada. C’est donc une espèce envahissante. Elle est aussi vénéneuse. Le contact de sa sève sur la peau peut causer des brûlures, un peu comme l’herbe à la puce, mais pire!

7. Canard branchu

Wood Duck | Photo jaliya
Canard branchu | Photo jaliya

Ce barboteur est un des oiseaux les plus colorés du Canada. On le retrouve dans toutes les provinces, y compris au Nunavut.

8. Couguar

Cougar | Photo by kokanee
Couguar | Photo: kokanee

Aussi appelé lion de montagne, ce félin est un des animaux les plus insaisissables du Canada. Même à distance, il est difficile d’en prendre une photo. Un appareil-photo de surveillance a réussi à capturer ce gros plan exceptionnel!

9. Magnifique bryozoaire

Bryozoan | Photo alisonforde
Bryozoaire | Photo alisonforde

Ce n’est pas une algue. Cette colonie d’organismes (des zoïdes) forme une masse solide appelée bryozoaire. Celui-ci a été trouvé durant le BioBlitz de 2017 dans le parc Stanley (qui s’inscrivait dans le cadre de BioBlitz Canada 150) et a fait la manchette en tant que « Blob of Lost Lagoon » (masse du lagon perdu). Il y a seulement 34 organismes comme celui-ci enregistrés dans iNaturalist.ca.

10. Étoile ocrée

Ochre Sea Star | Photo imcote
Étoile ocrée | Photo: imcote

iNaturalist.ca peut être utilisé partout — même sous l’eau! Cet amas d’étoiles de mer a été enregistré sur le plancher océanique au large de la côte ouest de l’île de Vancouver.

iNaturalist.ca, c’est mettre les médias sociaux à l’œuvre de la science de la conservation!

C’est un endroit où les utilisateurs peuvent télécharger leurs observations dans la nature. La communauté peut alors fournir des commentaires sur l’observation et aider à identifier l’espèce. Cette espèce est alors ajoutée à la base de données nationale croissante qui vise à fournir une image plus claire de la biodiversité au Canada. L’information peut alors être utilisée à des fins de conservation (pour suivre les espèces menacées, par exemple).

Une fois que vous vous inscrivez et obtenez l’appli gratuite, vous pouvez prendre des photos de  ce que vous voyez dans la nature et les télécharger. La fonction intégrée d’identification automatique reconnaît la plupart des espèces. L’appli fonctionne hors ligne, mais vous aurez besoin d’un forfait de données ou de WIFI pour télécharger les observations enregistrées dans l’appli. Si vous n’avez pas de téléphone intelligent, vous pouvez télécharger vos observations directement dans iNaturalist.ca à partir de votre ordinateur de bureau (la fonction de reconnaissance fonctionne ici aussi).

iNaturalist Canada fait partie du réseau mondial iNaturalist, une initiative conjointe de la California Academy of Sciences et de la National Geographic Society, ce qui signifie que l’information s’inscrit dans le cadre d’une initiative qui suit la biodiversité mondiale.

Selon vous, quelle est l’observation la plus intéressante dans is iNaturalist Canada? Rendez-vous sur iNaturalist.ca pour voir ce que les gens ont enregistré et coller ensuite le lien vers l’URL de l’observation dans la section des commentaires ci-dessous!

Mon expérience en solo — Aventure de camping hivernal

Simon est un membre du groupe 7 du  Corps de conservation canadien.

La matinée des expériences en solo, nous devions indiquer notre niveau d’aise à passer la nuit seul dans un abri de neige personnel.

Puisqu’il devait faire plus chaud que les nuits précédentes où la température baissait à de ‑20 à 30 °C, je me sentais assez sûr d’être en mesure de résister au froid. Je me suis donc accordé un niveau d’aise de 8/10 et j’ai tenté d’obtenir une place avec vue sur le lac.

J’ai commencé à creuser mes fossés dans un endroit bien recouvert par les arbres. J’ai vu un pic-bois qui piochait les arbres avoisinants. Il était vraiment mignon; je me suis donc arrêté pour l’observer. Il s’est ensuite approché de très près et s’est mis à piocher mes raquettes. Ça m’a fait sourire et ça m’a donné de l’énergie pour poursuivre mon travail. Après avoir fini de creuser le fossé pour mon quinzee, je me sentais très confiant. L’expérience me plaisait beaucoup. Malheureusement, cette situation ne dura pas longtemps…

Puisque j’étais nerveux à l’idée de dormir dans un quinzee, j’avais prévu de me construire un second abri où je passerais la nuit. Toutefois, comme je peaufinais ma caverne pour créer plus d’espace, elle s’est soudainement écroulée. Je devais donc me résigner à dormir dans le quinzee.

Je devais travailler avec mes genoux dans la neige, ce qui ne me plaisait pas, car ça signifiait que mon pantalon serait humide ou mouillé. Mais c’était la meilleure solution, alors j’ai continué à creuser. Mais soudain, mon entrée s’est effondrée. J’ai vu que le quinzee était encore assez gros pour m’accommoder. J’ai donc creusé une nouvelle entrée et réussi à me rendre un peu plus creux. J’étais à peu près à un quart du quinzee lorsque je l’ai entendu s’enfoncer de 1 ou 2 centimètres.

Tout semblait correct et je me suis rendu à peu près au milieu du quinzee. C’est alors qu’à peu près un quart de mon quinzee s’est enfoncé. J’ai bondi instinctivement de la structure et, quelques secondes plus tard, tout s’est effondré. Mon quinzee était craqué au centre. Dans la frénésie, j’y ai laissé ma pelle. J’ai commencé à creuser avec mes mains gantées et, heureusement, je l’ai trouvée. Selon moi, c’était mon plus précieux bien et je ne pouvais pas me permettre de le perdre. À ce point-ci, je n’ai plus du tout confiance et j’ai peur de ne pas pouvoir passer la nuit dans la forêt.

 

sled sleeping outside in winter

J’ai essayé de construire un nouvel abri à l’aide de mon traîneau. Je l’ai fait assez long pour m’accommoder et j’ai placé mon traîneau sur le dessus. J’ai recueilli des branches de pin et je les ai utilisées pour couvrir l’entrée de ma caverne. J’y ai placé mon sac de couchage et m’y suis étendu. Je me sentais un peu à l’étroit à l’intérieur, mais je me suis dit que si je ne bougeais pas, ça devait aller.

Au fur et à mesure que le jour tombait, j’ai recueilli d’autres branches de pin et je me suis installé dans mon abri. J’étais trop inconfortable pour prendre des notes. J’ai donc joué avec mon cube Rubik. Après l’avoir complété une fois ou deux, j’ai décidé d’essayer de dormir. Je me suis réveillé et il faisait complètement noir. Je devais aller à la toilette…

J’ai tout essayé, mais je n’ai pas pu passer la nuit dehors. Je crois que cette expérience m’a appris beaucoup sur mon tempérament et sur comment je me comporte durant des situations difficiles.

 

Créez un terrain de jeu naturel

Inclure des éléments naturels dans un terrain de jeu est maintenant une des meilleures choses à faire pour nos enfants.

Les enfants affirment que ces espaces sont plus amusants. En leur proposant plus de choses à faire eux-mêmes, il est évident qu’ils leur offrent une meilleure façon de jouer, une manière plus naturelle de tisser des liens et un apprentissage amélioré.

building a natural playground @david derocco

Conseils de professionnels

Ne vous fiez pas seulement à notre parole! Adam Bienenstock et son équipe très respectée de Bienenstock Natural Playgrounds inspirent des changements positifs, soutiennent les éducateurs et créent des « espaces de jeu basés sur la nature à travers le monde ».

« Dans notre jeunesse, la nature était partout — elle faisait partie de nous et nous nous amusions avec elle, explique Adam. Le jeu est le meilleur enseignant. Plus le jeu est riche au point de vue sensoriel, meilleure est la leçon. Un terrain de jeu naturel est l’environnement parfait pour permettre à l’esprit d’un enfant de s’ouvrir et à son système immunitaire de se renforcer. »

Nous devons arrêter de considérer le contact avec la nature comme un problème à régler pour l’envisager comme une solution aux problèmes que nous devons résoudre. ~ Adam Bienenstock

© Bienenstock Natural Playgrounds

Adam explique : « Ces excellents conseils vous aideront, vos jeunes et vous, à vous amuser comme des fous — et vous n’aurez même pas à leur dire que c’est bon pour eux! »

  • Utilisez les matériaux naturels que vous avez sous la main comme des bottes de foin en automne, des tranches d’un vieux tronc d’arbre comme pas japonais ou éléments de construction, quelques branches solides pour faire un tipi ou des bâtons, et une corde suspendue à une branche d’arbre robuste.
  • Collaborez avec des partenaires locaux, par exemple avec une entreprise d’électricité ou d’émondage pour avoir des copeaux de bois à utiliser comme paillis sous les structures de jeu, ou avec un enseignant de charpenterie à la retraite, un groupe de travail du bois ou une classe de menuiserie du secondaire pour vous aider à bâtir les structures.
  • Si vous avez un budget, pensez à ajouter des éléments plus gros comme un carré de sable.
  • Engagez tous les acteurs, y compris les enseignants, le personnel administratif et le personnel d’entretien du terrain dans la planification, mais aussi dans la recherche de solutions aux problèmes qui se présentent.
  • Encouragez un engagement positif des parents en leur expliquant comment les bienfaits surpassent tout risque potentiel et en leur donnant des options pour minimiser la méfiance et maximiser la participation. Par exemple, ils aimeraient peut-être que leur enfant ait une tenue de rechange pour l’heure du jeu.

Sur le terrain

Ces deux vidéos provenant de trois écoles du R.-U. et d’un service de garde des É.-U. proposent une incroyable vue d’ensemble de la façon dont ils ont transformé leurs aires de jeu extérieures. Elles soulignent aussi les nombreux bienfaits en matière de comportement, d’état mental, de capacités physiques et d’apprentissage remarqués par les adultes qui ont participé.

Par exemple, les enfants ont naturellement commencé à recourir aux mathématiques pour bâtir et organiser des éléments. Ils sont ravis d’aller à l’école! On a noté une augmentation de l’imagination, de l’envie de jouer, de l’activité et de la créativité chez les enfants, en plus de remarquer une diminution des distinctions basées sur l’âge.

Bien que les superviseurs doivent participer activement, ils ont trouvé l’environnement plus serein, au point de noter une augmentation de leur propre plaisir à prendre part à l’expérience de jeu.

Avez-vous transformé votre terrain de jeu avec des éléments naturels? Avez-vous des conseils ou des ressources à partager? N’hésitez pas à commenter ci-dessous!

Mes nouveaux amis de la Meute

David Freeman est un participant du groupe 6 du  Corps de conservation canadien.

Je n’ai jamais rencontré un groupe de gens aussi diversifiés, mais aussi semblables.

Comme membre du groupe 6 (ou de la Meute, comme nous nous appelions), j’ai vécu une des meilleures expériences de ma vie avec un de mes groupes de personnes préférées. En dépit de la courte période que nous avons passée ensemble, je me sens comme si je connais les autres membres de la Meute depuis toujours. J’imagine que c’est le fait d’avoir campé et vécu ensemble pendant un mois.

Les premiers jours du programme du Corps de conservation canadien ont été un peu maladroits, car nous apprenions à nous connaître. Nous étions chanceux d’avoir nos animateurs Grant et Tirian durant cette première semaine. Ils nous ont sans aucun doute aidés à nous sentir plus à l’aise plus rapidement que si nous étions seuls. Nous avons participé à beaucoup d’activités de promotion du travail d’équipe et acquis plusieurs habiletés que nous pourrions utiliser dans notre vie quotidienne et durant l’expédition nature de 10 jours que nous étions sur le point d’entreprendre.

Nous avons fait du camping d’hiver dans le parc Algonquin en Ontario. Quelle incroyable expérience! C’était un peu bizarre d’être plongé dans la nature pendant 10 jours sans pouvoir prendre de douche, mais j’ai survécu avec l’aide de mes nouveaux amis! Je n’avais pas fait beaucoup de randonnées en raquettes auparavant, alors quand nous sommes arrivés et que notre leader nous a dit que nous allions parcourir un trajet de 6 km en raquettes dans la broussaille, mon corps se sentait déjà fatigué.

Lorsque nous sommes arrivés au camp, j’étais si épuisé que je voulais simplement aller dormir, mais il fallait encore préparer le souper. Pour une raison quelconque, notre équipement ne voulait pas coopérer et la préparation du repas a pris beaucoup plus de temps que prévu. La deuxième journée a été plus facile – j’étais alors un peu plus habitué aux raquettes et la préparation du souper a pris moins de temps. Vers la fin de l’aventure, nous étions tous des experts en survie hivernale, ainsi qu’en déplacements en raquettes et en traîneau à chiens.

Notre dernière semaine ensemble, nous étions tous heureux de pouvoir prendre des douches! Malheureusement, cette joie était accompagnée d’un peu de tristesse à l’idée de devoir nous séparer sous peu. Par la fin de notre expérience de l’étape 1, nous étions comme des frères et des sœurs.

J’espère pouvoir bientôt revoir tous mes camarades de la Meute.

Le pouvoir de la meute : réflexions sur une aventure en pleine nature

Brock est un participant du groupe 6 du  Corps canadien de conservation.

Je me suis joint au programme du CCC pour reprendre contact avec la nature et pour me mettre à l’épreuve. L’étape 1 du programme ne m’a pas déçu!

Le fait de dormir dans une tente dans du -30 ˚C et de me réveiller dans un sac de couchage recouvert de glace m’a endurci, surtout lorsque mon poêle à bois est vide en plein milieu de la nuit. Je hâte de pouvoir raconter cette histoire un jour à mes petits-enfants jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus l’entendre, alors que je déplore la « situation des enfants aujourd’hui ».

Toute blague appart, j’ai acquis des compétences importantes durant le mois de janvier, qu’il s’agisse de faire des nœuds de bâtir un abri, d’identifier des traces d’animaux sauvages ou de faire de la raquette. Je me sens maintenant plus à l’aise dans la nature et j’ai développé un grand amour du thé au cèdre.

Ce fut toute une expérience que de faire du traîneau à chiens pour la première fois dans le parc Algonquin en Ontario. Je ne l’oublierai jamais. Quelle sensation que d’entendre les seuls sons des chiens haletants et du craquement de la neige sur le lac gelé et autrement silencieux!

J’étais tellement heureux de constater que mes copilotes aimaient les chiens autant que moi et évitaient eux aussi de tomber du traîneau dans les virages en épingle à cheveux. J’ai pris quelques vidéos, mais j’ai vite rangé l’appareil, car j’ai compris que je ne pourrais jamais vraiment capturer cette expérience.

J’étais impressionné par la puissance des chiens. Des efforts considérables devaient être déployés pour les retenir et freiner. De retour au camp, j’ai aimé couper de gros blocs de viande à coups de hache pour le ragoût du soir. Et ça ne me dérangeait pas du tout de me faire réveiller par le hurlement collectif des chiens la nuit.

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J’étais vraiment satisfait de la hutte de neige que nous avons construite et qui pouvait abriter cinq personnes confortablement. Malheureusement, il faisait trop froid pour y passer la nuit selon la politique d’Outward Bound. Nous avons quand même dormi une nuit dans un abri que nous avons construit avec une bâche, réalisation entièrement satisfaisante.

À la fin de cette aventure, j’étais sûr que nous aurions pu vivre dans le grand froid plus longtemps s’il avait fallu. Je me sentais plus compétent, je faisais confiance à mes coéquipiers et j’ai fait l’expérience de l’importance du travail d’équipe des situations de survie.

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Mes mains ont pris quelques jours à complètement dégeler après l’expédition. Je goûtais plus que jamais au plaisir de jouer des jeux de société à l’intérieur.

Mais ce sont mes coéquipiers de la Meute qui ont gravé dans ma mémoire les plus beaux souvenirs. Dans de nombreuses situations, ce sont les gens qui t’entourent et non où tu te trouves qui importent. Mon expérience à ce jour avec le CCC en témoigne.

Grâce à une combinaison d’humour léger et de respect mutuel, nous nous sommes rapidement intégrés comme groupe. Nous avons ri dans toutes les situations, avons appris de nos erreurs et relevé tous les défis qui nous étaient présentés.

Nous avons résolu un nœud humain en 22 secondes après plusieurs tentatives ratées. Nous avons parcouru près du double de la distance prévue en raquettes pour arriver à la noirceur à notre premier camp et à des changements inattendus. Nous avons joué des jeux ensemble, cuisiné, chanté et dansé ensemble et nous nous sommes souvent gentiment taquinés. Nous avons haché du bois et fait des feux ensemble… nous en avons aussi éteint au besoin.

Dans la majorité des groupes dont j’ai fait partie, à l’école ou dans les sports, il y a toujours des conflits de personnalités. Mais je peux dire qu’au sein de notre groupe, les désaccords étaient réglés sans tarder, avec maturité et respect.

Je suis heureux de dire que nous resterons en contact comme nous le pourrons des quatre coins du Canada. La meute est solide.

La connexion avec la nature

À la FCF, l’un de nos objectifs est d’aider les Canadiens de tous âges à découvrir, à apprécier et à conserver la nature, que nous aimons autant que nous en avons besoin. Et nous aspirons à vous donner des outils qui vous permettent de vous rapprocher, ainsi que ceux avec qui vous travaillez, du monde naturel.  Dans cet esprit, nous avons entièrement repensé notre bulletin d’information mensuel sur l’éducation afin de mieux vous aider.

Le bulletin électronique La connexion avec la nature vous apportera :

  • Des résultats d’études de recherche prouvant les bénéfices liés à la nature
  • Des idées à mettre en œuvre dans votre école ou votre communauté
  • De vrais exemples vécus d’éducateurs et d’autres personnes partout dans le monde, qui mettent ces méthodes en pratique
  • Des ressources canadiennes telles que des terrains de jeu naturels à explorer dans votre région
  • Nous continuerons de plus à fournir des mises à jour de nos magazines et de nos programmes axés sur la nature.

Avec la participation d’experts invités, nous espérons pouvoir vous donner de l’inspiration et le pouvoir d’accomplir un travail remarquable.

Pour célébrer ce changement, nous vous proposons un concours comprenant de nombreux prix fantastiques.

Guettez-en les détails le mois prochain au lancement du premier numéro. Inscrivez-vous!