Exprimez-vous et faites que l’anguille d’Amérique soit inscrite à la LEP

Les anguilles d’Amérique sont des créatures pas mal impressionnantes!

Elles nagent 5000 km de l’Ontario à la mer des Sargasses près des Bermudes pour frayer. Leur progéniture fait ensuite le long voyage de retour.

carte des anguille d'Amerique

Quand on pense à la longueur du trajet, et l’énergie qu’elles doivent dépenser pour atteindre leur but, on pourrait croire que c’est ce qu’il y a de plus difficile pour les anguilles.

Malheureusement, il y a pire.

Il y a tellement d’obstacles sur leur chemin, dont des barrages hydroélectriques et des turbines qui peuvent les tuer. En fait, ces obstacles sont tellement imposants, que leur population a chuté de plus de 99 % en Ontario.

L’avenir n’est pas rose pour les anguilles

american eel @ sean landsman

Voilà pourquoi il est si important de les inscrire à la Loi sur les espèces en péril. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a évalué l’anguille d’Amérique et déterminé qu’elle était menacée, mais l’espèce n’a pas encore été inscrite en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Il serait tellement bénéfique de l’inscrire à la Loi; elle serait ainsi protégée. Et il va sans dire qu’elle en a de besoin!

La bonne nouvelle? Le ministère des Pêches et des Océans rédige un document pour aviser le Cabinet d’inscrire ou non l’anguille d’Amérique à la Loi sur les espèces en péril. La mauvaise nouvelle? Ça fait trois ans que le ministère travaille sur ce document, et la décision n’a toujours pas été rendue.

Il faut passer à l’action si on veut sauver l’anguille d’Amérique!

En cette Semaine des rivières et océans, nous cherchons à aider les espèces qui en ont le plus besoin.

Allez-vous envoyer un courriel au gouvernement le priant d’inscrire l’anguille d’Amérique à la Loi sur les espèces en péril?

Continuer la lecture de « Exprimez-vous et faites que l’anguille d’Amérique soit inscrite à la LEP &rquo;

La taille compte-t-elle?

La taille des navires joue-t-elle un rôle dans les blessures qu’ils infligent aux baleines?

Le Canada compte 33 espèces de cétacés. Ces mammifères marins passent toute leur vie dans l’eau. Malheureusement, il arrive qu’au contact d’objets présents dans les océans, comme les navires, ils vivent des expériences assez terribles. Lorsque des navires heurtent des baleines, les conséquences peuvent être désastreuses pour ces dernières : elles sont généralement blessées ou meurent de ces collisions.

Si les baleines semblent souvent nager normalement après une collision avec un navire, leurs blessures peuvent toutefois être suffisamment graves pour entraîner leur mort peu de temps après. Les nécropsies effectuées sur des baleines décédées suite à des collisions avec des navires ont montré que ces impacts sont susceptibles d’endommager les vaisseaux sanguins entourant leur nageoire dorsale. Certains navires peuvent même leur fracturer les os, tandis que la plupart provoquent de graves hémorragies au niveau de la graisse et des tissus corporels.

humpback whale in antarctica with ship

Mais qu’en est-il de la taille du navire? Les navires de grande taille sont-ils plus dangereux pour les baleines? C’est ce que les chercheurs de la Fédération canadienne de la faune s’efforcent de découvrir.

Il est bien connu que les grands navires, comme les navires de croisière et de charge, peuvent être mortels pour les baleines. Nous savons qu’en raison de leur taille énorme et des vitesses rapides qu’ils peuvent atteindre, ces puissants navires peuvent avoir un impact brutal sur les baleines en cas de collision. Les plus graves blessures sont causées par ces gros navires. En conséquence, un grand nombre de ces navires sont soumis à des limitations de vitesse afin d’atténuer les dommages infligés à nos baleines.

Alors, la taille compte-t-elle vraiment?

sailboat and whale tale

Mais qu’en est-il des navires plus petits, comme les bateaux de pêche? Selon Pêches et Océans Canada, rien qu’en 2016, plus de 15 000 bateaux de pêche (d’une longueur inférieure à 20 mètres) étaient immatriculés dans les provinces atlantiques du Canada. Or, ces bateaux de pêche heurtent également les baleines. Bien qu’ils ne se déplacent généralement pas très vite (généralement à une vitesse inférieure à 10 nœuds), la limitation de leur vitesse peut contribuer à réduire les risques de blessures et de décès de nos baleines.

Sean Brilant, chercheur en conservation principal pour les Programmes maritimes de la Fédération canadienne de la faune, étudie les impacts que ces petits navires peuvent avoir sur nos baleines. Cet été, Sean Brillant et son équipe de chercheurs étudient des bateaux de course au large à grande vitesse afin de déterminer si ces derniers sont susceptibles de blesser gravement les baleines en cas de collision.

Apprenez-en plus sur le travail de la Fédération canadienne de la faune sur nos côtes et dans nos océans

La chaleur monte!

Ces animaux qui connaissent la ménopause

Vous avez réglé l’air conditionné au maximum. Vous avez investi dans un appareil de bruits ambiants pour arriver à trouver un peu de sommeil. Votre patience connaît de toutes nouvelles limites ces derniers temps. Mesdames, la ménopause n’a rien d’amusant, mais saviez-vous que nous ne sommes pas les seules du royaume animal à en souffrir?

Honnêtement, nous sommes des oiseaux rares. La plupart des animaux continuent d’avoir des enfants jusqu’à leur vieillesse. Cependant, beaucoup de baleines à dents fonctionnent de manière semblable aux humains, puisqu’elles se reproduisent pendant un certain nombre d’années, puis continuent leur vie après cette période reproductrice.

Découvrons certains animaux sauvages qui vivent la ménopause :

1. Les globicéphales du Pacifique

Pilot whale mom and calf | Photo @ Clair Evers

Les globicéphales du Pacifique peuvent vivre jusqu’à 60 ans. Du moins, les femelles. Les mâles meurent généralement vers l’âge d’environ 45 ans. La femelle globicéphale du Pacifique atteint la maturité sexuelle vers l’âge d’environ 10 ans. Une fois cet âge atteint, elle commence à avoir des petits tous les cinq à huit ans jusqu’à sa ménopause.

2. Les bélugas

Beluga pod | Photo: Shafik Diwan, CWF Photo Club

Les bélugas ont une grande espérance de vie. Ils peuvent vivre jusqu’à 75 ans en nature. Ça fait beaucoup de bougies d’anniversaire à souffler! Les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre l’âge de 8 et 14 ans. Ensuite, elles ont des petits (un à la fois) environ tous les trois ans jusqu’à ce qu’elles atteignent la ménopause.

3. Les narvals

Narwhals

La femelle narval atteint la maturité sexuelle entre l’âge de 8 et 12 ans. Après quoi, elle aura un petit à la fois. Elle donne généralement naissance à un petit tous les trois ans, bien que ce cycle puisse être encore plus long. Éventuellement, sa période reproductrice se termine et elle traverse une ménopause avant de vivre jusqu’à 50 ans (bien que la plupart vivent moins de 30 ans).

4. Les épaulards

killer whales | Photo: Kari Watkins, CWF Photo Club

Les épaulards ne vivent pas aussi longtemps que les autres espèces de baleines. Les mâles vivent en moyenne 30 ans, alors que les femelles peuvent vivre jusqu’à 50 ans. La femelle de ce mammifère marin social ne donne pas naissance à son premier petit avant d’avoir atteint environ 15 ans. Après sa période reproductrice, elle prendra soin des petits de ses petits. Voilà une famille tissée serrée!

Quel est le but?

Alors, quel est le but de traverser une ménopause avant de continuer à vivre jusqu’à nos vieux jours? Pour être honnête, c’est un peu mystérieux. Certains chercheurs attribuent ce phénomène à l’hypothèse de la grand-mère. Cette idée suggère que les femelles plus vieilles se retirent pour soutenir la progéniture de leurs petits au lieu de porter plus de leurs propres petits.

Bien que cette idée fonctionne pour les créatures sociales comme les épaulards, toutes les baleines ne sont pas sociales. Et selon cette théorie… les espèces comme les éléphants ne devraient-elles pas avoir évolué pour connaître une ménopause? Ce sont des êtres extrêmement sociaux qui prennent soin des petits de leurs petits, mais les femelles ne démontrent aucun signe de ménopause.

Donc, il ne semble pas encore exister de réponse claire à savoir pourquoi certains animaux traversent une ménopause. Qu’en pensez-vous?

Les 10 observations les plus intéressantes dans iNaturalist Canada

iNaturalist.ca atteint les 1 million d’observations!

iNaturalist Canada (aussi appelé iNaturalist.ca) célèbre une réalisation majeure  – plus d’un  million d’observations vérifiables au Canada. Ces observations confirmées ont eu lieu d’un océan à l’autre, de l’ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au sud de la Saskatchewan, en passant par les étendues les plus au nord du pays.

Nous avons donc la preuve que les Canadiens sont en contact avec la nature et utilisent leur téléphone intelligent ou leur appareil-photo numérique pour consigner et géolocaliser la faune dans notre vaste pays.

Et les Canadiens ont trouvé des choses vraiment intéressantes!

Ce sont de précieuses données pour l’avenir de la conservation, mais elles offrent aussi d’intéressantes informations à tout le monde. De plus, la fonction d’auto-identification d’iNaturalist vous permet de tenir un outil d’identification dans la paume de la main.

Pour célébrer cette réalisation, examinons les dix plus fascinantes espèces signalées dans iNaturalist Canada :

1. Nouvelles espèces au Canada!

Paintedhand mudbug | Photo: colindjones
Écrevisse cambarus polychromatus | Photo: colindjones

L’écrevisse cambarus polychromatus. Grâce au travail de Colin Jones du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, la première écrevisse de ce genre a été enregistrée au Canada au moyen d’iNaturalist.ca.

2. Plantes carnivores

Sarracénie pourpre et rossolis d’Angleterre. Ces plantes carnivores ne sont pas une espèce d’un coin exotique de la planète. En fait, ce sont des plantes indigènes du Canada et on les retrouve dans toutes les provinces et tous les territoires (mais n’ayez crainte! Elles se nourrissent seulement de petits insectes).

3. Papillon monarque

Monarch | Photo james_cwf
Monarque | Photo james_cwf

Le papillon monarque est l’espèce en péril la plus signalée dans iNaturalist.ca avec plus de 4000 observations! Seul le canard malard, la bernache et l’écureuil gris ont été signalés plus de fois que ce papillon en péril.

4. Tortue molle à épines

Spiny Softshell Turtle | Photo Samuel Brinker
Tortue molle à épines | Photo: Samuel Brinker

Cette tortue d’eau douce est probablement l’une des plus uniques au Canada. On la retrouve seulement à quelques endroits. Comme son nom l’indique, sa carapace parcheminée est souple, contrairement à la carapace rigide de la majorité des tortues.

5. Érigonie du froid

Cette araignée est l’espèce qui a été observée le plus au nord du globe de toutes les observations mondiales dans iNaturalist! On l’a aperçu sur une petite île à l’extrémité nord de l’île d’Ellesmere – soit plus de 2 100 km au nord d’Iqaluit!

6. Berce de Caucase

Giant Hogweed | Photo cchapman
Berce de Caucase | Photo: cchapman

Possiblement la plus grande plante herbacée (et non ligneuse) au Canada, la berce de Caucase peut atteindre les 5,5 mètres (c’est-à-dire 18 pieds!). Mais elle n’est pas indigène du Canada. C’est donc une espèce envahissante. Elle est aussi vénéneuse. Le contact de sa sève sur la peau peut causer des brûlures, un peu comme l’herbe à la puce, mais pire!

7. Canard branchu

Wood Duck | Photo jaliya
Canard branchu | Photo jaliya

Ce barboteur est un des oiseaux les plus colorés du Canada. On le retrouve dans toutes les provinces, y compris au Nunavut.

8. Couguar

Cougar | Photo by kokanee
Couguar | Photo: kokanee

Aussi appelé lion de montagne, ce félin est un des animaux les plus insaisissables du Canada. Même à distance, il est difficile d’en prendre une photo. Un appareil-photo de surveillance a réussi à capturer ce gros plan exceptionnel!

9. Magnifique bryozoaire

Bryozoan | Photo alisonforde
Bryozoaire | Photo alisonforde

Ce n’est pas une algue. Cette colonie d’organismes (des zoïdes) forme une masse solide appelée bryozoaire. Celui-ci a été trouvé durant le BioBlitz de 2017 dans le parc Stanley (qui s’inscrivait dans le cadre de BioBlitz Canada 150) et a fait la manchette en tant que « Blob of Lost Lagoon » (masse du lagon perdu). Il y a seulement 34 organismes comme celui-ci enregistrés dans iNaturalist.ca.

10. Étoile ocrée

Ochre Sea Star | Photo imcote
Étoile ocrée | Photo: imcote

iNaturalist.ca peut être utilisé partout — même sous l’eau! Cet amas d’étoiles de mer a été enregistré sur le plancher océanique au large de la côte ouest de l’île de Vancouver.

iNaturalist.ca, c’est mettre les médias sociaux à l’œuvre de la science de la conservation!

C’est un endroit où les utilisateurs peuvent télécharger leurs observations dans la nature. La communauté peut alors fournir des commentaires sur l’observation et aider à identifier l’espèce. Cette espèce est alors ajoutée à la base de données nationale croissante qui vise à fournir une image plus claire de la biodiversité au Canada. L’information peut alors être utilisée à des fins de conservation (pour suivre les espèces menacées, par exemple).

Une fois que vous vous inscrivez et obtenez l’appli gratuite, vous pouvez prendre des photos de  ce que vous voyez dans la nature et les télécharger. La fonction intégrée d’identification automatique reconnaît la plupart des espèces. L’appli fonctionne hors ligne, mais vous aurez besoin d’un forfait de données ou de WIFI pour télécharger les observations enregistrées dans l’appli. Si vous n’avez pas de téléphone intelligent, vous pouvez télécharger vos observations directement dans iNaturalist.ca à partir de votre ordinateur de bureau (la fonction de reconnaissance fonctionne ici aussi).

iNaturalist Canada fait partie du réseau mondial iNaturalist, une initiative conjointe de la California Academy of Sciences et de la National Geographic Society, ce qui signifie que l’information s’inscrit dans le cadre d’une initiative qui suit la biodiversité mondiale.

Selon vous, quelle est l’observation la plus intéressante dans is iNaturalist Canada? Rendez-vous sur iNaturalist.ca pour voir ce que les gens ont enregistré et coller ensuite le lien vers l’URL de l’observation dans la section des commentaires ci-dessous!

Comment les animaux communiquent-ils?

Les sons ne sont pas leur seule façon de s’exprimer

Les oiseaux pépient, les loups hurlent, les canards caquettent et les hiboux hululent… mais qu’en est-il des autres moyens d’expression des animaux? Découvrez ci-dessous le monde incroyable de leurs communications non-verbales!

Il y avait quelque chose dans l’air cette nuit-là

Vous êtes-vous déjà demandé comment toutes les fourmis semblent savoirqu’il y a un morceau de nourriture sur le sol? C’est parce que lorsqu’une fourmi trouve une nouvelle source de nourriture, elle libère des phéromones à cet endroit ainsi que le long du chemin qui y mène, pour faciliter l’orientation des autres fourmis. Lorsque la source de nourriture a presque disparu, elles cessent de libérer des phéromones pour laisser la piste disparaître.

Nous savons tous que, lorsque Pépé se sent menacé, il se défend en pulvérisant une eau de moufette spéciale sur les prédateurs. C’est ainsi que les moufettes communiquent de manière non-verbale avec les autres espèces des alentours pour les inciter à se tenir éloignées!

Les loups marquent leur territoire à l’aide d’urine et d’excréments pour avertir les autres loups que ce territoire est déjà occupé, et de passer leur chemin. Ils ont aussi recours à une diversité d’expressions faciales, de positions et de mouvements corporels, pour transmettre les règlements de la meute et exercer leur domination.

La Fièvre de la danse

sunflower beesLes abeilles retournent à la ruche pour informer les autres abeilles de l’emplacement d’une source de nectar par une danse frétillante. Celle-ci est interprétée par les autres abeilles par le toucher, dans l’obscurité, à l’intérieur du nid. Le frétillement de l’abeille pourrait-il être le prochain phénomène de danse du floss? Nous l’espérons bien!

Considéré comme l’un des plus grands danseurs de la nature, le tétras des armoises sait comment se pavaner pour impressionner une dame très spéciale. Il montre sa belle allure en s’ébouriffant, et en gonflant et dégonflant les sacs d’air de sa poitrine. Vous devez absolument effectuer une recherche sur Google, pour en savoir plus.

Les couples de grues blanches d’Amérique qui se courtisent sont également bien connus pour leurs performances de danse. Ils effectuent une chorégraphie élégante et élaborée, qui consiste à sauter, à battre des ailes et à balancer la tête. Inscrivez tout de suite ce duo pour l’émission La Fièvre de la danse!

Tout repose sur le battement

fawn deer and skunk

La queue des cerfs est plus qu’une simple queue – elle peut transmettre ce que ceux-ci ressentent. Les cerfs remuent la queue s’ils sont détendus et ne sentent pas de menace imminente. La situation commence à changer lorsque la queue s’arrête à mi-hauteur. C’est le premier signe que quelque chose ne va pas. Lorsque la queue se dresse, cela signifie que les cerfs sont en état d’alerte et savent qu’il y a un danger aux alentours. Et pour finir, la queue bat en guise d’avertissement. Ces battements rapides informent les autres cerfs de se préparer à fuir.

La queue des écureuils fait plus que les aider à maintenir leur équilibre. C’est un moyen de communiquer! Lorsque les écureuils voient quelque chose qui les met mal à l’aise, ils agitent leur queue pour informer leurs compagnons. Lorsque les écureuils s’approchent d’un membre du sexe opposé, leur queue tremble ou est parcourue de frissons afin d’attirer l’attention.

Comment les dauphins s’éclatent

dolphin

Nous connaissons les fameux sifflets et clics des dauphins, par lesquels ils dialoguent et signalent leur emplacement, mais ils possèdent encore bien d’autres moyens de communication! Les dauphins font souvent claquer leur queue et leurs nageoires à la surface de l’eau, produisant un son puissant pour attirer l’attention des autres dauphins du secteur.

Ami ou ennemi? Seul un bisou peut le dire

prairie dog

Les bisous sont un moyen de communication important pour les chiens de prairie. Malgré les apparences, cette manœuvre consiste en réalité à montrer les dents en rapprochant la bouche de celle de l’interlocuteur, pour vérifier on est amis au sein d’un même groupe social ou si on est ennemis. Si les chiens de prairie sont amis, ils continuent à vaquer à leurs occupations, mais s’ils sont ennemis, ils se battent.

Les trompeurs dans la nature

Comment fonctionne la monogamie dans la nature?

La monogamie peut-elle vraiment exister dans la nature? La plupart des animaux n’essaient même pas de rester fidèles à un partenaire, mais trois pour cent des mammifères aiment fonder un foyer avec leur grand amour. Cela dit, les chercheurs ont constaté que même les couples les plus fidèles peuvent avoir des aventures passagères. Rencontrez la faune aux yeux baladeurs.

Les presque fidèles

Certains animaux sont socialement monogames, ce qui signifie qu’ils peuvent choisir un partenaire pour la vie, mais qu’ils sont capables de le tromper de temps en temps.

Les castors

beaver

Les castors choisissent un partenaire pour la vie et s’investissent beaucoup dans leur relation. Les mâles comme les femelles assument leur part de responsabilité lorsqu’ils ont des petits, et ils sont si attachés l’un à l’autre qu’ils font équipe jusqu’à la mort de l’un des partenaires. Cela dit, on sait que les castors ont aussi des aventures. Mais ce n’est pas un œil baladeur qui brisera cette équipe.

Les loups

Les loups se reproduisent environ une fois par an à l’état sauvage. Ils choisissent souvent un partenaire et restent fidèles pendant de nombreuses années, jusqu’à la mort de l’un des deux. Cependant, ils abandonnent parfois leur partenaire s’il n’est plus dans la force de l’âge et n’est plus en mesure de procréer.

Les campagnols des Prairies

vole

Les campagnols des Prairies incarnent la monogamie chez les animaux. Ces petits rongeurs, qui occupent les prairies du Canada, se lient avec un partenaire et sont souvent inséparables jusqu’à la mort de l’un ou l’autre. Ce sont également des partenaires formidables, jouant tous les deux un rôle de premier plan dans l’élevage de leurs petits et consacrant également du temps à se toiletter mutuellement. Il est rare de voir des campagnols des Prairies faire des galipettes avec un autre compagnon, mais une étude a révélé que 10 % des mâles trompaient leur partenaire quand on leur présentait une autre femelle. Cela dit, ce sont des compagnons très fidèles. Moins de 20 % des campagnols des Prairies cherchent un autre partenaire après le décès de leur grand amour.

Pas de contraintes!

Les mammifères monogames sont plutôt rares. La plupart s’accouplent avec plusieurs partenaires et certains sont même polygames.

Les dauphins à gros nez

bottlenose dolphin

Les dauphins sont connus pour être des animaux incroyablement sociaux. Leurs groupes peuvent compter de 12 à 1000 individus! Ces mammifères marins ne prennent pas la peine d’être monogames; ils préfèrent de loin partager leur amour. Quand une femelle plaît à un mâle, il nage jusqu’à elle et la sollicite du museau jusqu’à ce qu’elle lui donne le feu vert.

Les morses

walrus ice floe arctic

Les morses mâles possèdent un grand harem de femelles. Le mâle s’accouple avec toutes les femelles en les attirant par des vocalisations spéciales. Sous l’eau, ces sons ressemblent à des clics ou même à des cloches, tandis que sur terre ils sonnent davantage comme des sifflets. Les morses mâles sont aussi terriblement protecteurs de leur harem et défient tout autre concurrent qui s’approche trop près d’une femelle par un rugissement puissant.

Un nouveau départ pour les baleines noires de l’Atlantique Nord?

Bonnes nouvelles pour les baleines noires de l’Atlantique Nord.

Nous approchons de la fin de la saison de mise bas des baleines noires de l’Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition. Mais cette année est porteuse d’une bonne nouvelle : il y a six nouveaux baleineaux!

C’est une merveilleuse découverte. N’oublions pas qu’en 2017, 17 de ces baleines ont été tuées et que lors de la saison de mise bas suivante, aucun baleineau n’est né.

Nouvelles sources de nourriture = Nouvel espoir?

Cette découverte offre un autre espoir d’importance. Depuis 2010, les baleines noires ont réduit l’utilisation de leurs aires d’alimentation estivales traditionnelles (baie de Fundy et bassin Roseway). On suppose que cela est dû à la diminution de la qualité de la nourriture qu’elles y trouvent. Inversement, elles sont devenues plus communes dans le golfe du Saint-Laurent, peut-être parce qu’elles y cherchent de nouvelles zones d’alimentation. Ont-elles trouvé une meilleure source de nourriture?

À première vue, il semble que quatre des six mères de cette année se soient nourries dans le golfe du Saint-Laurent en 2017 et deux des mères en 2018. C’est une excellente nouvelle, car de nombreux scientifiques redoutent que ces animaux ne soient pas en mesure de trouver suffisamment de nourriture dans cet habitat non traditionnel pour soutenir leur reproduction.

Le coût des grossesses

allan mcdonald

Ce que les baleines mangent est directement lié à leur capacité à se reproduire. Devenir enceinte et élever un baleineau requiert une grande quantité d’énergie.

Les baleines noires femelles cessent de se nourrir à la fin de l’été et nagent vers le sud des États-Unis pour mettre bas en hiver. Pendant ce temps (environ 12 mois!), elles allaitent leurs bébés et retournent lentement vers leurs aires d’alimentation canadiennes l’été suivant, où elles peuvent enfin manger à nouveau.

Pour y parvenir, elles doivent entamer leur voyage vers le sud en santé et bien en chair. Cela requiert tellement d’énergie que la plupart des baleines noires adultes ne donnent naissance que tous les deux ou trois ans.

Ce que cela signifie pour ces baleines —  et pour nous

Ces animaux très menacés font leur part pour survivre dans ce monde : ils trouvent suffisamment de nourriture pour continuer à avoir des bébés.

Le reste dépend de nous. Et ce n’est pas un mince défi!

megan lorenz

Nos activités dans les océans — notamment la pêche et la navigation — blessent gravement et tuent chaque année de nombreuses baleines noires de l’Atlantique Nord.

En 2018, le Canada a déployé des efforts considérables pour réduire les risques que représentent ces activités pour ces baleines, en mettant en place d’importantes réglementations en matière de pêche et de navigation. Cela semble avoir été une certaine réussite, car nous n’avons pas observé de mortalité dans le golfe du Saint-Laurent depuis l’application de ces réglementations (il y a eu 12 décès de baleines noires dans les eaux canadiennes en 2017 seulement).

Mais le danger demeure présent. Plusieurs baleines se sont encore enchevêtrées dans des engins de pêche au Canada l’année dernière, et le trafic important de navires fait que les collisions demeurent également une menace réelle.

La Fédération canadienne de la faune travaille à la conservation des baleines noires de l’Atlantique Nord depuis de nombreuses années. Nous menons actuellement plusieurs initiatives qui contribueront à réduire la mortalité des baleines noires de l’Atlantique Nord résultant des activités humaines.

Nous avons beaucoup à apprendre et à modifier dans ces activités si nous voulons continuer à profiter de nos océans sans éliminer négligemment cette espèce de notre planète.

Apprenez-en plus sur la réglementation en matière de conservation marine pour 2018.

La prochaine extinction

Sommes-nous témoins d’une extinction massive?

La vie sur Terre a commencé il y a 3,8 milliards d’années. Depuis, notre planète a vécu beaucoup de périples, dont cinq extinctions massives. La dernière extinction a eu lieu il y a 65 millions d’années. On pense qu’un astéroïde d’une largeur équivalent à 10 kilomètres a atterri sur la Terre et tué les dinosaures.

De nombreux chercheurs sont d’avis que la prochaine extinction massive surviendra plus tôt que plus tard – en fait, qu’elle est déjà commencée.

La 6e extinction

Vancouver Island Marmot

Voyez-vous, les espèces s’éteignent à un rythme sans précédent. Il est normal de perdre une espèce tous les 700 ans. Selon La 6e extinction – comment l’homme détruit la vie d’Elizabeth Kolbert, nous perdons certaines espèces 45 000 fois plus rapidement que dans le passé. À ce rythme, nous pourrions perdre 20 à 50 pour cent de nos espèces d’ici la fin du siècle.

Nous pourrions perdre 20 à 50 pour cent de nos espèces d’ici la fin du siècle.

Les chercheurs croient qu’un tiers des mollusques d’eau douce, des requins et des récifs sont en voie de disparition dans nos eaux. De plus, un quart de nos mammifères, un cinquième de nos reptiles et un sixième de nos oiseaux disparaissent. Et chaque fois qu’une autre espèce s’éteint, nous sommes tous témoins d’un événement qui ne devrait pas se produire.

city smog

Pourquoi sommes-nous lancés vers cet abîme? Malheureusement, nous sommes les coupables, vous et moi. Les humains prennent vraiment toute la place. Notre population explose et nous nous emparons de toutes les ressources de cette planète – le sol, l’air, l’eau et plus encore. Par exemple, depuis la révolution industrielle, nous avons émis dans l’atmosphère près de 365 milliards de tonnes métriques de dioxyde de carbone en brûlant des combustibles fossiles et 180 milliards de tonnes additionnelles en éliminant des forêts.

Nous plaçons aussi des barrages dans nos rivières, pêchons d’énormes quantités de poissons dans nos océans et utilisons de plus en plus l’eau du globe. Et, grâce à nous, les espèces se déplacent par des moyens  anciennement inconnus, dont l’avion et le navire de charge. On les transporte d’un continent à l’autre, introduisant ainsi une gamme d’espèces envahissantes qui menacent les espèces indigènes.

Nous avons besoin d’un peu de recul. Nos décisions sont si souvent basées sur la commodité et la facilité – mais à quel coût? Qui paiera le prix? Peut-être les beaux papillons multicolores qui visitent votre jardin tous les printemps ou les majestueuses baleines qui sillonnent nos océans depuis des siècles. Sommes-nous prêts à les perdre?

Examiner les risques

Les dernières évaluations de la rencontre du COSEPAC

L’évaluation de 22 espèces de faune et de flore par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en novembre a mis en relief la nécessité pour les gouvernements fédéral et provinciaux de travailler à prévenir la perte des espèces indigènes du Canada. Le COSEPAC a examiné la situation de trois espèces à risque de disparaître au Canada  – l’ours polaire, le frêne noir et le saumon chinook.

L’ours polaire

Polar Bear

Ces magnifiques sources dépendent de leur chasse aux phoques pour survivre. Cependant, des études prédisent que les étés arctiques dureront plus longtemps, ce qui rendra cette chasse cruciale encore plus difficile Les Inuits on bon espoir que les ours polaires seront en mesure de s’adapter et que cette capacité saura préserver cet ours en péril. Le Comité a déclaré que l’ours polaire est une espèce préoccupante.

Saumon chinook

The Chinook salmon migration to the Upper Yukon River must travel around the Whitehorse Rapids Generating Facility via a 300 m long fish ladder. A viewing chamber partway through the ladder provides an incredible opportunity for the public to observe Chinook salmon as they approach spawning grounds

Saviez-vous que le saumon chinook réalise la plus longue migration au Canada ? Malheureusement, son long voyage migratoire est ponctué de défis et de menaces.  Le Comité a noté que 13 populations ont connu une diminution significative. Parmi celles-ci, huit populations sont jugées en voie de disparition, quatre sont menacées et une est préoccupante.

« À titre de membre fondateur du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, la FCF s’inquiète du fait que 13 des 16 groupes de populations de saumons chinook évalués dans le sud de la Colombie-Britannique sont menacés de disparition », indique David Browne, directeur du volet Conservation de la FCF. « Une diminution de la qualité des habitats marins et d’eau douce est considérée comme une des principales causes de cette situation. Il y a donc plus de raisons que jamais d’investir dans la protection et le rétablissement des habitats dans le bassin hydrographique de la rivière Fraser et de se conformer aux recommandations de la Commission Cohen. Les nouvelles ne sont pas bonnes non plus pour les épaulards résidents du Sud, puisque les experts du Canada s’entendent pour qualifier leur principale proie, le saumon chinook de la rivière Fraser, d’espèce menacée de disparition. »

Le frêne noir

Black ash leaves
@ Keith Kanoti

Le pernicieux agrile du frêne s’est répandu dans bien des forêts au Canada. Cette espèce envahissante a détruit environ 2 milliards d’arbres en Amérique du Nord et ne montre aucun signe d’essoufflement (ou de pitié). Il est difficile de déterminer, parmi les 162 millions de frênes noirs qui tiennent encore, lesquels survivront. Le Comité a donc déclaré que l’espèce est menacée. Le frêne noir et un arbre très important pour nos forêts. Il s’agit de l’arbre le plus largement répandu au Canada, qui sert à produire des articles commerciaux comme des paniers, des meubles, du recouvrement de plancher et des raquettes.

Ce que vous pouvez faire

upload observations to inaturalist.ca

Oui, la faune et la flore du Canada font face à de nombreux défis, mais nous ne voulons surtout pas que vous vous sentiez impuissant face à cette situation. Nous avons plein de suggestions pour vous permettre de nous aider ! Saviez-vous que 13 des 22 espèces évaluées ont été observées par des utilisateurs d’iNaturalist ? Vous pouvez contribuer à l’évaluation d’autres espèces en téléchargeant l’appli iNaturalist et en faisant partie de l’équipe de surveillances de la biodiversité du Canada !

 

 

Les voisins du père Noël

La toundra arctique est une région fascinante située entre la forêt boréale et les calottes glaciaires permanentes qui se trouvent à proximité du pôle Nord.

Elle s’étend du Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut, dans le nord-est du Manitoba, dans le nord de l’Ontario, dans le nord du Québec et dans le nord du Labrador. Son climat très rude et sa vaste étendue géographique font en sorte qu’elle est l’hôte d’une gamme limitée d’espèces animales, qui ont dû s’adapter à de longs mois froids et à d’importantes accumulations de neige.

L’ours polaire

polar bears

On ne peut s’imaginer le pôle Nord sans l’ours polaire. Malheureusement, ce type d’ours constitue une espèce en péril dans la toundra. Il doit notamment composer avec les changements climatiques qui ont un effet marqué sur la banquise. L’état de la banquise pourrait sembler un problème anodin, mais les ours polaires, comme bien d’autres espèces en péril, dépendent de la glace pour leur migration et leur ravitaillement. La famine et même la mort peuvent résulter d’une glace peu abondante.

Le renard arctique

arctic fox

Le renard arctique est un autre animal souvent vu et toujours apprécié dans la toundra. Ce mammifère s’adapte parfaitement à ses dures conditions de vie en changeant la couleur de sa fourrure d’un gris brunâtre à blanc pendant la saison hivernale. Sa grosse queue touffue lui sert aussi à se protéger du vent glacial de l’hiver. Le renard arctique, comme beaucoup d’autres espèces de renard, se déplace sur de longues distances pour trouver de la nourriture comme des lemmings, des oiseaux et leurs œufs, des carcasses abandonnées et même des plantes.

Le lièvre arctique

arctic hare

Comme le renard arctique, le lièvre arctique s’est adapté pour survivre dans la toundra. Il a des oreilles courtes, des cils noirs qui protègent ses yeux du soleil éblouissant et une fourrure incroyablement épaisse qui passe d’un gris bleu à blanc en hiver. Pour se protéger du froid et des prédateurs, le lièvre arctique se creusera des tanières dans la neige ou la terre, qui l’aideront à conserver la chaleur de son corps. Ici, sous la neige, il trouvera aussi de la nourriture comme des buissons, de la mousse et du lichen qui lui permettront de se remplir la panse tout au long de l’hiver.

L’omble chevalier

arctic char

Les espèces de poissons qui restent dans l’Arctique pendant les mois les plus froids de l’année sont très peu nombreuses. L’un des poissons des lacs et des rivières de la toundra est l’omble chevalier. Il joue un rôle important dans la toundra comme source de nourriture pour de nombreux oiseaux de proie, l’été, et pour des mammifères, l’hiver. Le cycle de vie de l’omble chevalier le fait passer du temps en eau douce et en eau salée. Cependant, certaines espèces d’ombles chevaliers se sont adaptées à l’eau douce après avoir perdu leur accès à la mer.

Les oiseaux de la toundra

Greater White-fronted Geese © Nathan Clements
Oies rieuses © Nathan Clements

Les oiseaux constituent le groupe le plus varié de la toundra ! Dans l’Arctique, on trouve des oiseaux comme l’eider à duvet, le guillemot de Brünnich et la sterne arctique. Ces oiseaux vivent surtout près de l’océan Arctique et dépendent de l’environnement marin pour leur alimentation.

Plantes et champignons

tundra
@ Martin Prentice

Lorsqu’on songe à la vie dans la toundra, on ne pense pas immédiatement à des plantes et à des champignons. Pourtant, près de 2 000 espèces de plantes, de mousses, de carex, d’herbes et de plantes à fleurs s’y épanouissent ! Il n’y a pas que les oiseaux et les mammifères qui s’adaptent ; les plantes de la toundra se sont habituées à des saisons de croissance plus courte, à peu d’humidité et un sol faible en nutriments. Cette végétation pousse plus près du sol, ce qui la protège des grands vents. Il n’y a pas que les mammifères qui se blottissent ensemble pour conserver la chaleur ! Les plantes aussi se sont adaptées à croître serrer les unes contre les autres pour se garder au chaud.