16 façons de protéger votre jardin durant une sécheresse sans trop gaspiller d’eau

Je me souviens très bien de ma première sécheresse.

C’était en 2012 durant une vague de chaleur interminable en Ontario. C’était l’année où j’ai décidé pour la première fois de faire un potager. Il n’a pas survécu.

Le gazon fut le premier à rendre l’âme. Le soleil l’a complètement asséché. Le sol s’est alors mis à se fissurer. Il était tellement sec qu’il est devenu hydrophobe, c’est-à-dire qu’il repoussait toute tentative d’arrosage, un peu comme une éponge sèche. C’est par la suite qu’est mort (*pleurs*) mon potager. Il n’avait aucune chance de survie. J’avais un puits foré. Je devais donc arrêter d’arroser pour conserver l’eau.

Vint alors le tarissement des étangs et des marais dans ma région. Je n’avais jamais vu ça! Depuis cette sécheresse, j’ai appris certaines choses que je mettrais en œuvre si jamais je décide de me créer un autre potager. Espérons qu’il réussira mieux que mon dernier.

Voici ce qu’il faut faire et ne pas faire pour préserver la verdure durant une sécheresse sans utiliser trop d’eau :

  1. Donnez la priorité aux plantes établies. Les plantes existantes sont mieux enracinées et auront besoin de moins d’eau que les plantes que vous venez de mettre en terre.
  2. Donnez la priorité aux plantes indigènes et aux fleurs sauvages. Les plantes indigènes comme l’asclépiade, la dalée violette, le panicaut des tourbières, l’oponce fragile, la verveine veloutée et autres ont tendance à mieux résister à la sécheresse. Elles fournissent aussi une source essentielle de nourriture et un abri aux pollinisateurs et aux insectes et bestioles bénéfiques qui en ont besoin durant une sécheresse.
  3. Vérifiez vos plantes. Taillez les fleurs et les feuilles mortes pour aider les plantes à conserver leur énergie durant la sécheresse.
  4. Arrosez fréquemment et profondément. Évitez que le sol de votre jardin devienne hydrophobe en l’arrosant longuement et en profondeur, jusqu’à ce qu’il soit bien hydraté. Il semblerait contraire à l’intuition d’arroser lentement le sol durant une sécheresse, mais vous économiserez de l’eau à long terme en arrosant plus lentement et profondément et en utilisant une irrigation au goutte-à-goutte pour humidifier le sol le plus possible en gaspillant le moins d’eau possible.
  5. Ne soyez pas trop attaché à votre pelouse. Les pelouses sont décoratives. Envisagez de ne pas arroser votre pelouse. Elle pourrait devenir brune durant les chaleurs intenses, mais il s’agit habituellement d’un gazon en dormance plutôt que d’un gazon mort.
  6. Utilisez de la bonne terre. Ajoutez du compost tous les ans pour y procurer des nutriments et pour l’aider à demeurer humide.

spreading mulch in a garden

  1. Ajoutez du paillis. Ajoutez du paillis aux parties exposées du jardin pour réduire l’évaporation. Le paillis contribue aussi à maintenir les racines à la bonne température durant l’été. Les plantes peuvent alors mieux s’adapter aux sécheresses. De plus, le paillis prévient l’érosion et la prolifération de mauvaises herbes.
  2. Aidez les pollinisateurs. Ajoutez un petit bol d’eau entouré de pierres dans un endroit ombragé du jardin pour permettre aux pollinisateurs et aux insectes bénéfiques de se reposer tout en s’abreuvant.
  3. Ne mettez pas d’engrais dans votre jardin durant une sécheresse. L’engrais encourage votre jardin à pousser, ce qui exige de l’eau.
  4. Utilisez de l’eau de pluie. Installez des barils de pluie pour capturer l’eau qui pourrait s’écouler des gouttières et utilisez-la pour arroser votre jardin.
  5. Réutilisez l’eau usée (eau grise). Vous rincez des raisins  ou des pommes de terre? Vous laissez couler l’eau quelques minutes avant de prendre une douche? Utilisez des bassins pour recueillir cette eau afin d’arroser votre jardin. Ou encore, installez un système d’eau grise pour réutiliser l’eau dont vous vous servez pour faire la vaisselle ou le lavage. Une solution gagnante!

irrigation

  1. Arrosez tôt le matin. Ainsi, vous réduirez l’évaporation et éviterez que le soleil brûle les gouttelettes d’eau sur les feuilles. L’arrosage le matin permet aussi aux plantes de sécher avant la nuit, ce qui aide à prévenir l’infestation par des organismes nuisibles qui aiment les environnements humides (limaces, champignon, etc.)
  2. Retirez les mauvaises herbes. C’est particulièrement important durant une sécheresse, car les mauvaises herbes peuvent capturer de la précieuse humidité du sol.
  3. Ne plantez pas de nouvelles plantes durant une sécheresse, car ces plantes nécessitent plus d’eau.
  4. Dirigez l’eau vers les endroits qui en ont le plus besoin. Pour les plantes ayant besoin plus d’eau, placez une bouteille d’eau dont la base a été retirée près de la plante et arrosez par le goulot de la bouteille. Cette technique permet de diriger l’eau vers les racines de la plante.
  5. Préparez-vous pour l’année suivante. On ne peut prédire le temps qu’il fera durant les étés à venir, mais on peut se préparer pour une sécheresse en ajoutant du compost l’automne, en cultivant des fleurs sauvages, des plantes et des arbustes, résistants aux sécheresses.

 En avons-nous oublié? Faites-nous part de vos méthodes de jardinage éprouvées.

 

Cinq façons selon lesquelles la nature peut contribuer à votre santé et à votre bonheur

La nature est l’un des meilleurs remèdes pour la santé mentale et physique.

Et il suffit de passer 20 minutes à l’extérieur pour profiter de ses avantages. Voici cinq raisons scientifiquement prouvées qui justifient que vous passiez du temps dehors tous les jours.

1. La nature améliore votre santé mentale

monarch womanÊtre au contact de la nature a pour effet de diminuer le rythme cardiaque et de générer un sentiment de paix intérieure et de bonheur. Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de l’Alabama à Birmingham, il suffit de passer 20 minutes dehors pour profiter de ses avantages et se sentir plus heureux. Dans le cadre de cette étude, 64 % des 94 participants se sentaient plus satisfaits de leur vie après 20 minutes de présence dans un parc.

2. La nature améliore votre santé physique

biking sunrise

Donnez un coup de pouce à votre système immunitaire en passant du temps à l’extérieur, en obtenant votre dose quotidienne de vitamine D et en vous exposant à diverses bactéries issues de la poussière et de la saleté.
La vitamine D est particulièrement utile au maintien de la santé de nos muscles, de nos os et de nos dents.

3. La nature vous aide à lutter contre le stress

woman outside stress free

Vous vous sentez fatigué, stressé ou dépassé? Faites une pause et sortez! Il a été démontré que les activités de plein air contribuent à réduire le taux de cortisol, la fréquence du pouls, la tension artérielle et l’activité du nerf sympathique. Passer du temps dehors stimule la créativité et permet de s’attaquer à tous les problèmes existentiels.

4. La nature vous restaure et vous donne un regain d’énergie

senior couple hiking

Voyons les choses en face, les humains passent beaucoup de temps à l’intérieur, sur les ordinateurs et les médias sociaux. Passer du temps dehors renforce l’énergie physique et mentale, et l’on se sent plus vivant en à peine 20 minutes.

5. La nature peut vous aider à améliorer votre sommeil

woman outside sleep grass

Nous pourrions tous bénéficier de quelques heures de repos supplémentaires! Une étude publiée en 2015 dans Preventive Medicine mené sur 255 000 adultes a constaté que ceux qui ont accès à des espaces naturels dorment mieux! Alors, respirez de l’air frais pendant 20 minutes pour mieux vous préparer pour votre nuit.

« Regardez profondément dans la nature et vous comprendrez tout mieux. » – Albert Einstein

De nombreuses autres raisons justifient que nous passions tous plus de temps à l’extérieur. La nature nous enseigne à nous calmer et à ralentir notre rythme de vie. Elle nous apprend à être à l’écoute et à ne faire qu’un avec la Terre. Elle nous enseigne à vivre le moment présent – à profiter des petites choses de la vie, comme observer les rythmes de naturels, écouter les oiseaux, entendre les arbres se balancer et craquer sous le vent.

En vérité, la nature peut nous enseigner beaucoup plus que les livres.

Comment vous sentez-vous lorsque vous êtes dans la nature? Faites-le nous savoir!

Comment éviter les tortues sur la route

Qu’est-ce que dit une tortue en traversant la rue? ON RALENTIT!

Il n’y a rien de pire que de conduire et d’apercevoir une magnifique tortue morte sur le bord de la route. C’est triste pour tellement de raisons. Saviez-vous que la majorité des populations de tortues du Canada se trouvent dans le sud de l’Ontario? Plus de 70 pour cent des milieux humides du sud de l’Ontario ont disparu. Les milieux humides qui restent sont souvent fragmentés par les routes. Toutes les huit espèces de tortues d’eau douce sont en péril. C’est donc particulièrement terrible lorsqu’elles sont tuées sur les routes.

Pourquoi les tortues traversent-elles la route en premier lieu? Les tortues restent généralement dans l’eau, mais durant la saison de nidification, les femelles doivent pondre leurs œufs sur la terre ferme. Dans certains cas, le gravier et la terre sèche qui se trouvent au bord de la route offrent des conditions idéales pour leurs œufs. Les tortues se déplacent aussi entre les milieux humides et pour ce faire, elles doivent traverser une route.

Faites attention aux tortues sur la route

blanding turtles in handsVeiller à ralentir et à les éviter est la plus grande aide que vous pourriez apporter à nos tortues. Les tortues se déplacent lentement et elles peuvent être légèrement brillantes de loin. Il n’est pas difficile de les éviter en conduisant à une vitesse raisonnable, en gardant une bonne distance entre les véhicules et en regardant assez loin devant soi.

Si une route est reconnue comme étant une traversée populaire, communiquez avec votre office de protection de la nature local et votre municipalité pour voir s’ils peuvent faire quelque chose pour la traversée des tortues.

Comment aider une tortue à traverser la route

helping blanding turtle cross the street

1re étape : La sécurité avant tout!
Tout d’abord, assurez-vous qu’il est sécuritaire d’aider la tortue. Regardez des deux côtés avant de mettre le pied sur la route. Si des voitures se dirigent vers vous, ne risquez pas votre vie. Pour savoir comment prendre la tortue pour l’aider à traverser, regardez cette vidéo : https://youtu.be/h5ESRtJUVqU

2e étape : Prenez la situation (et la tortue) en main
Il est assez facile de soulever une tortue, sauf si vous avez affaire à une tortue serpentine (nous y reviendrons). À l’aide de vos deux mains, prenez la tortue par les deux côtés de sa carapace. Il est possible que la tortue n’apprécie pas cette manœuvre ou qu’elle ne comprenne pas qu’elle est en train d’échapper aux dangers de la route. Préparez-vous à la possibilité qu’elle vous griffe ou qu’elle urine sur vous. En la tenant fermement avec vos deux mains, vous êtes moins susceptible de l’échapper si elle décide d’utiliser ses griffes.

3e étape : Déplacez-vous dans la bonne direction
Déplacez toujours la tortue dans la direction où elle se dirigeait, car elle sait où elle veut aller. Déposez la tortue sur l’accotement en gravier. Il est probable qu’elle s’éloigne rapidement de vous et de la route.

Quatrième étape : Signalez vos observations
Si vous vous trouvez dans la région ontarienne de Simcoe/Muskoka, appelez le service d’assistance téléphonique du S.T.A.R.T. au 705 955-4284. Vivez-vous ailleurs au Canada? Vous pouvez signaler les activités de tortues dans la section « Help The Turtles » (Aidez les tortues) d’iNaturalist.ca. Vos signalements (particulièrement près des autoroutes) nous aideront à déterminer les aires d’activité des tortues d’eau douce, ce qui est essentiel aux efforts de conservation continus de la Fédération canadienne de la faune.

Comment aider les tortues serpentines sur la route

Il est plus difficile de déplacer une tortue serpentine, particulièrement si elle est grosse. Les tortues serpentines sont rapides et il leur arrive de mordre. Elles peuvent également se retourner rapidement ou se jeter sur vous. Ne prenez pas la tortue serpentine par les côtés de sa carapace, car elle pourrait tourner la tête et vous mordre.

Il est possible de déplacer une tortue serpentine avec l’aide d’un tapis de voiture. Placez le tapis de voiture derrière la tortue, prenez la tortue par la partie de la carapace située près des pattes arrière et glissez-la sur le tapis de voiture. Ne tirez pas la tortue par la queue, car vous pourriez la blesser. Ensuite, une fois que la tortue est sur le tapis, posez une main sur son dos et faites glisser le tapis jusqu’au bord de la route.

snapping turtle in algonquin park
© Richard McKenzie

Vous pouvez également vous servir d’une pelle, si vous en avez une dans l’auto. Approchez-vous de la tortue serpentine par derrière, puis glissez la pelle sous son corps. Ensuite soulevez la pelle – pas trop haut car la tortue pourrait tomber – et emmenez la tortue jusqu’au bord de la route.

Encore une fois, déplacez toujours une tortue dans la direction où elle se dirige. Elle sait où elle veut aller. Relâchez la tortue sur l’accotement en gravier de la route et elle se dépêchera probablement de s’éloigner de vous et de la route.

Comment aider et manipuler une tortue blessée

small blanding turtle
Communiquez immédiatement avec le centre de réadaptation de la faune le plus près. Si vous êtes dans la région de Muskoka/lac Simcoe en Ontario, appelez le service d’assistance téléphonique du S.T.A.R.T. au 705 955-4284.

Notez l’emplacement (route, intersections principales et kilométrage) où vous avez trouvé la tortue pour veiller à ce qu’elle soit relâchée conformément à la réglementation provinciale.

Une fois que vous aurez le feu vert pour amener la tortue au centre, vous voudrez placer soigneusement l’animal blessé dans un contenant en plastique bien aéré avec un couvercle sûr. La plupart des tortues peuvent être ramassées soigneusement à deux mains. Dans le cas d’une tortue serpentine, restez à une distance sécuritaire de sa tête puisqu’elle vous mordra si elle se sent menacée. Vous pourriez utiliser une pelle ou un plateau pour soulever la tortue.

Si vous devez garder une tortue pour la nuit avant de l’amener dans un centre de réadaptation de la faune, placez-la dans un contenant bien aéré sans eau dans un endroit sombre et frais, à l’abri des animaux de compagnie. Nessayez jamais de soigner vous-même un animal sauvage malade ou blessé. Communiquez toujours avec le centre de réadaptation de la faune accrédité le plus près.

Choses à faire et à ne pas faire pour aider une tortue blessée :

snapping baby turtle
Ne transportez pas une tortue dans l’eau.
Lavez-vous les mains après avoir manipulé l’animal!
Ne lui donnez rien à manger ou à boire.

Apprenez-en plus sur la façon dont vous pouvez aider en visitant Aidezlestortues.ca.

Introduction à la remise à l’état sauvage

Devons-nous remettre les espaces à l’état sauvage?

L’urbanisation, la perte de la biodiversité, le changement climatique – l’humain a un effet indéniable sur la planète. Nous avons perdu des centaines d’espèces. Pouvons-nous remettre des espaces à l’état sauvage pour ramener des espèces qui sont disparues?

Commençons par la base. Qu’est-ce que la remise à l’état sauvage?

La remise à l’état sauvage signifie rétablir les caractéristiques qui ont été perdues, remettre un territoire dans son état naturel et possiblement réintroduire des espèces qui ont été chassées ou exterminées.

Quelle est la différence entre la conservation et la remise à l’état sauvage?

La conservation se concentre sur la protection et le rétablissement d’habitats et de populations de faune actuels. C’est comme si on appuyait sur « pause » pour ces espèces. La remise à l’état sauvage quant à elle constitue à rétablir les habitats et les espèces sauvages qui ont été éloignées.

Un des projets de remise à l’état sauvage les plus célèbres est la réintroduction des loups dans le parc national Yellowstone en 1990. Les loups ont changé le cours de certaines rivières, stabilisé les populations de chevreuils et de wapitis, contribué à la santé des rives en réduisant l’érosion et plus encore. Visionnez le vidéo (en anglais seulement).

Qu’en est-il du Canada?

Nous sommes chanceux au Canada d’avoir beaucoup de nature intacte et considérée comme « sauvage ». Toutefois, de nombreuses régions naturelles comportaient autrefois des espèces qui y avaient vécu pendant longtemps, mais qu’on ne retrouve plus maintenant.

grizzly bear

Par exemple, le grizzli vivait partout dans les Prairies autrefois. On dit que c’est dans l’est de la Saskatchewan que les explorateurs européens ont aperçu cette espèce pour la première fois. Malheureusement, il n’y a plus de grizzlis dans ce coin du pays aujourd’hui.

Des décisionnaires à Banff ont réintroduit le bison des plaines dans les montagnes Rocheuses l’été dernier, espèce qui avait disparu depuis environ un siècle.

La remise à l’état sauvage peut-elle fonctionner pour ces espèces? Doit-on même l’envisager comme option?

Il y a certes de nombreuses questions à poser avant de réintroduire une espèce dans un territoire d’où elle avait disparu. Beaucoup de ces questions demeureront sans réponse, car nous n’avons pas toutes les données. Devons-nous réintroduire des espèces qui sont disparues depuis longtemps? Nous devons alors être prêts à accepter ces espèces dans divers territoires, même si ces espaces se trouvent plus près de chez nous, car, comme nous le savons, les espèces sauvages ne connaissent ni les frontières, ni les limites de terrain.

C’est certainement une question difficile. On doit peser le pour et le contre.

wetland

Les avantages de la remise à l’état sauvage au Canada :

  • Réduction de l’extinction massive en donnant la chance à la nature de rétablir son état naturel d’abondance et de biodiversité. En fait, nous ne pourrions jamais inverser la sixième extinction massive, mais la remise à l’état sauvage pourrait la ralentir légèrement.
  • Maintien du patrimoine canadien. Chaque espèce a une valeur intrinsèque pour le Canada. En rétablissant des espèces disparues, nous maintenons une partie du patrimoine canadien.
  • Observation des espèces dans leur habitat naturel.
  • Lutte contre le changement climatique. Par exemple, chaque arbre planté dans le cadre d’un projet de remise à l’état sauvage absorbe jusqu’à 22 kilogrammes de dioxyde de carbone par année.
  • Insufflation d’un amour pour la nature et d’un sentiment de bien-être chez la prochaine génération.
  • Prévention de désastres naturels comme les inondations, l’érosion des sols et autres.

 

coyote

Les désavantages de la remise à l’état sauvage au Canada :

  • Effets sur les terrains. Certains propriétaires fonciers dans le voisinage des sites de remise à l’état sauvage pourraient être touchés négativement par ces projets. Par exemple, l’introduction de prédateurs comme le loup peut augmenter le risque de perte d’animaux d’élevage pour les fermiers.
  • Planification des exigences territoriales pour les projets de remise à l’état sauvage. Une planification approfondie est nécessaire pour choisir les terrains à remettre à l’état sauvage en campagne et en ville.
  • Manque de certitude quant au succès du projet. Ce n’est pas toujours garanti que les espèces disparues survivront si elles sont remises dans un ancien environnement.

Que pouvez-vous faire pour remettre votre propriété à l’état sauvage?

La façon la plus simple de faire votre part et d’aider à remettre votre propriété à l’état sauvage est de cultiver des fleurs, des arbres et des arbustes indigènes dans votre arrière-cour. Créez des habitats pour les chauves-souris, les papillons, les oiseaux et d’autres animaux sauvages. Prenez part au rétablissement des terres humides en retirant les plantes envahissantes.

Que pense la FCF de la remise à l’état sauvage?

Ça dépend. C’est compliqué et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Nous sommes plus intéressés dans le rétablissement des habitats et dans la conservation des populations d’espèces actuelles que dans la réintroduction d’espèces qui ont disparu depuis des siècles.

C’est prouvé que c’est plus efficace au niveau des coûts, de l’effort et du succès de prévenir la perte d’habitats et d’espèces que de les rétablir.

Qu’en pensez-vous?

Que pensez-vous de la remise à l’état sauvage? Devons-nous retourner en arrière des centaines ou des milliers d’années? Faites-nous savoir ce que vous en pensez dans les commentaires ci-dessous.

 

Comment les animaux communiquent-ils?

Les sons ne sont pas leur seule façon de s’exprimer

Les oiseaux pépient, les loups hurlent, les canards caquettent et les hiboux hululent… mais qu’en est-il des autres moyens d’expression des animaux? Découvrez ci-dessous le monde incroyable de leurs communications non-verbales!

Il y avait quelque chose dans l’air cette nuit-là

Vous êtes-vous déjà demandé comment toutes les fourmis semblent savoirqu’il y a un morceau de nourriture sur le sol? C’est parce que lorsqu’une fourmi trouve une nouvelle source de nourriture, elle libère des phéromones à cet endroit ainsi que le long du chemin qui y mène, pour faciliter l’orientation des autres fourmis. Lorsque la source de nourriture a presque disparu, elles cessent de libérer des phéromones pour laisser la piste disparaître.

Nous savons tous que, lorsque Pépé se sent menacé, il se défend en pulvérisant une eau de moufette spéciale sur les prédateurs. C’est ainsi que les moufettes communiquent de manière non-verbale avec les autres espèces des alentours pour les inciter à se tenir éloignées!

Les loups marquent leur territoire à l’aide d’urine et d’excréments pour avertir les autres loups que ce territoire est déjà occupé, et de passer leur chemin. Ils ont aussi recours à une diversité d’expressions faciales, de positions et de mouvements corporels, pour transmettre les règlements de la meute et exercer leur domination.

La Fièvre de la danse

sunflower beesLes abeilles retournent à la ruche pour informer les autres abeilles de l’emplacement d’une source de nectar par une danse frétillante. Celle-ci est interprétée par les autres abeilles par le toucher, dans l’obscurité, à l’intérieur du nid. Le frétillement de l’abeille pourrait-il être le prochain phénomène de danse du floss? Nous l’espérons bien!

Considéré comme l’un des plus grands danseurs de la nature, le tétras des armoises sait comment se pavaner pour impressionner une dame très spéciale. Il montre sa belle allure en s’ébouriffant, et en gonflant et dégonflant les sacs d’air de sa poitrine. Vous devez absolument effectuer une recherche sur Google, pour en savoir plus.

Les couples de grues blanches d’Amérique qui se courtisent sont également bien connus pour leurs performances de danse. Ils effectuent une chorégraphie élégante et élaborée, qui consiste à sauter, à battre des ailes et à balancer la tête. Inscrivez tout de suite ce duo pour l’émission La Fièvre de la danse!

Tout repose sur le battement

fawn deer and skunk

La queue des cerfs est plus qu’une simple queue – elle peut transmettre ce que ceux-ci ressentent. Les cerfs remuent la queue s’ils sont détendus et ne sentent pas de menace imminente. La situation commence à changer lorsque la queue s’arrête à mi-hauteur. C’est le premier signe que quelque chose ne va pas. Lorsque la queue se dresse, cela signifie que les cerfs sont en état d’alerte et savent qu’il y a un danger aux alentours. Et pour finir, la queue bat en guise d’avertissement. Ces battements rapides informent les autres cerfs de se préparer à fuir.

La queue des écureuils fait plus que les aider à maintenir leur équilibre. C’est un moyen de communiquer! Lorsque les écureuils voient quelque chose qui les met mal à l’aise, ils agitent leur queue pour informer leurs compagnons. Lorsque les écureuils s’approchent d’un membre du sexe opposé, leur queue tremble ou est parcourue de frissons afin d’attirer l’attention.

Comment les dauphins s’éclatent

dolphin

Nous connaissons les fameux sifflets et clics des dauphins, par lesquels ils dialoguent et signalent leur emplacement, mais ils possèdent encore bien d’autres moyens de communication! Les dauphins font souvent claquer leur queue et leurs nageoires à la surface de l’eau, produisant un son puissant pour attirer l’attention des autres dauphins du secteur.

Ami ou ennemi? Seul un bisou peut le dire

prairie dog

Les bisous sont un moyen de communication important pour les chiens de prairie. Malgré les apparences, cette manœuvre consiste en réalité à montrer les dents en rapprochant la bouche de celle de l’interlocuteur, pour vérifier on est amis au sein d’un même groupe social ou si on est ennemis. Si les chiens de prairie sont amis, ils continuent à vaquer à leurs occupations, mais s’ils sont ennemis, ils se battent.

L’équipe de nettoyage de la nature

Nous ne donnons pas suffisamment de crédit au travail que font certaines espèces pour garder notre environnement propre

Les espèces qui mangent des matières animales et végétales mortes et en décomposition sont appelées « charognards » – l’équipe de nettoyage de la nature, quoi!

Les charognards jouent un rôle essentiel pour l’environnement. Ils aident à décomposer la matière organique et à la remettre dans l’écosystème comme nutriments. Ils éloignent potentiellement les maladies et bactéries dangereuses en consommant les carcasses d’animaux sur le bord de la chaussée, le long de votre sentier préféré et dans d’autres endroits dont nous ne sommes même pas conscients.

Lisez ce qui suit pour connaître certains des charognards les plus productifs du Canada, dont certains pourraient vous étonner.

L’urubu à tête rouge

turkey vulture

L’urubu à tête rouge est un charognard dans son sens le plus vrai, car il se nourrit exclusivement d’animaux morts. Son odorat très développé l’aide à détecter le « parfum » de charogne le long des routes et sous la canopée des arbres. Son estomac contient des acides très forts qui aident à tuer les toxines et microorganismes dangereux, contribuant ainsi à réduire la propagation de maladies et de bactéries associées aux animaux en putréfaction.

Les papillons

butterly

Les papillons sont aussi des charognards! Plusieurs espèces de papillons ont été aperçues en groupe dans de la boue ou de l’urine ou posées sur des excréments ou des carcasses d’animaux ou de poissons pour se délecter des sels et minéraux vitaux.

Le renard roux

red fox

Le renard roux a un estomac d’acier et peut manger presque tout, y compris des campagnols, des souris, des écureuils, des lapins, des reptiles, des fruits sauvages et des déchets. Mais il mangera volontiers des carcasses s’il en a la chance.

La martre commune

pine marten

La martre commune est très jolie avec son petit visage rond et son nez pointu. Mais elle est aussi une prédatrice efficace avec ses griffes acérées, courbées et semi-rétractables qui l’aident à grimper les arbres. Comme de nombreuses autres espèces, elle est une prédatrice opportuniste qui ne manquera pas la chance de profiter d’un repas gratuit de restes.

Le coyote

coyote

Vous pouvez compter sur le coyote pour récupérer les restes des proies de loups. Il est un opportuniste de tout poil et mangera presque tout, qu’il s’agisse de petites proies, de cerfs, de fruits sauvages ou d’animaux morts.

Le grand corbeau

raven

Cet oiseau s’est adapté à la vie dans différents habitats du pays, grâce à quoi il s’est aussi habitué à la nourriture qui lui est accessible.  Le grand corbeau est surtout un omnivore opportuniste qui peut parfois s’attaquer à des animaux malades ou mourants et se nourrir de leur carcasse.

Le carcajou

wolverine

Le carcajou est plus carnassier que chasseur et dépend habituellement d’autres animaux, comme le loup, pour tuer pour lui. Mais s’il le faut, il tuera sa propre proie pour se nourrir.

Le homard d’Amérique

lobster

Le homard d’Amérique fait sa part pour nettoyer le plancher océanique. Ce crustacé des grandes profondeurs se nourrit de crabes, de mollusques et de crustacés, d’étoiles de mer, de vers marins, d’oursins, de limaces ou d’escargots – qu’ils soient vivants ou morts! Il fait certainement un bon boulot pour recycler les nutriments dans son habitat.

L’ours noir

black bear

L’ours noir profitera de toute nourriture qui lui est accessible. Il doit chercher de la nourriture près de 20 heures par jour pour prendre le poids nécessaire avant l’hiver et mangera des végétaux et des animaux, y compris de la charogne.

La tortue serpentine

snapping turtle

La tortue serpentine joue un rôle important dans les écosystèmes en tant que charognard. Cette tortue contribue à la propreté de nos lacs et nos rivières en se nourrissant de charognes et en retournant les nutriments dans les cours d’eau.

Les voisins du père Noël

La toundra arctique est une région fascinante située entre la forêt boréale et les calottes glaciaires permanentes qui se trouvent à proximité du pôle Nord.

Elle s’étend du Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut, dans le nord-est du Manitoba, dans le nord de l’Ontario, dans le nord du Québec et dans le nord du Labrador. Son climat très rude et sa vaste étendue géographique font en sorte qu’elle est l’hôte d’une gamme limitée d’espèces animales, qui ont dû s’adapter à de longs mois froids et à d’importantes accumulations de neige.

L’ours polaire

polar bears

On ne peut s’imaginer le pôle Nord sans l’ours polaire. Malheureusement, ce type d’ours constitue une espèce en péril dans la toundra. Il doit notamment composer avec les changements climatiques qui ont un effet marqué sur la banquise. L’état de la banquise pourrait sembler un problème anodin, mais les ours polaires, comme bien d’autres espèces en péril, dépendent de la glace pour leur migration et leur ravitaillement. La famine et même la mort peuvent résulter d’une glace peu abondante.

Le renard arctique

arctic fox

Le renard arctique est un autre animal souvent vu et toujours apprécié dans la toundra. Ce mammifère s’adapte parfaitement à ses dures conditions de vie en changeant la couleur de sa fourrure d’un gris brunâtre à blanc pendant la saison hivernale. Sa grosse queue touffue lui sert aussi à se protéger du vent glacial de l’hiver. Le renard arctique, comme beaucoup d’autres espèces de renard, se déplace sur de longues distances pour trouver de la nourriture comme des lemmings, des oiseaux et leurs œufs, des carcasses abandonnées et même des plantes.

Le lièvre arctique

arctic hare

Comme le renard arctique, le lièvre arctique s’est adapté pour survivre dans la toundra. Il a des oreilles courtes, des cils noirs qui protègent ses yeux du soleil éblouissant et une fourrure incroyablement épaisse qui passe d’un gris bleu à blanc en hiver. Pour se protéger du froid et des prédateurs, le lièvre arctique se creusera des tanières dans la neige ou la terre, qui l’aideront à conserver la chaleur de son corps. Ici, sous la neige, il trouvera aussi de la nourriture comme des buissons, de la mousse et du lichen qui lui permettront de se remplir la panse tout au long de l’hiver.

L’omble chevalier

arctic char

Les espèces de poissons qui restent dans l’Arctique pendant les mois les plus froids de l’année sont très peu nombreuses. L’un des poissons des lacs et des rivières de la toundra est l’omble chevalier. Il joue un rôle important dans la toundra comme source de nourriture pour de nombreux oiseaux de proie, l’été, et pour des mammifères, l’hiver. Le cycle de vie de l’omble chevalier le fait passer du temps en eau douce et en eau salée. Cependant, certaines espèces d’ombles chevaliers se sont adaptées à l’eau douce après avoir perdu leur accès à la mer.

Les oiseaux de la toundra

Greater White-fronted Geese © Nathan Clements
Oies rieuses © Nathan Clements

Les oiseaux constituent le groupe le plus varié de la toundra ! Dans l’Arctique, on trouve des oiseaux comme l’eider à duvet, le guillemot de Brünnich et la sterne arctique. Ces oiseaux vivent surtout près de l’océan Arctique et dépendent de l’environnement marin pour leur alimentation.

Plantes et champignons

tundra
@ Martin Prentice

Lorsqu’on songe à la vie dans la toundra, on ne pense pas immédiatement à des plantes et à des champignons. Pourtant, près de 2 000 espèces de plantes, de mousses, de carex, d’herbes et de plantes à fleurs s’y épanouissent ! Il n’y a pas que les oiseaux et les mammifères qui s’adaptent ; les plantes de la toundra se sont habituées à des saisons de croissance plus courte, à peu d’humidité et un sol faible en nutriments. Cette végétation pousse plus près du sol, ce qui la protège des grands vents. Il n’y a pas que les mammifères qui se blottissent ensemble pour conserver la chaleur ! Les plantes aussi se sont adaptées à croître serrer les unes contre les autres pour se garder au chaud.

Plonger dans l’hiver

Températures inférieures à zéro, vents froids, sols enneigés… Comment la faune canadienne se prépare-t-elle? Plongeons-nous dans la survie hivernale!

Le changement de couleur, l’air vif, le gel… Cela ne peut signifier qu’une chose – l’hiver arrive. L’hiver est une belle période de l’année. Elle peut être calme et sereine, mais aussi incertaine, impitoyable et difficile pour la faune. Alors que nous nous préparons pour l’hiver, la faune fait de même.

Ne me réveillez pas

black bear winter
Les chauves-souris comme la petite chauve-souris brune hibernent elles aussi au Canada.

Certaines espèces ont des trucs pour faire face à des températures plus froides en dormant tout l’hiver.

Les ours sont les dormeurs les plus célèbres du Canada ! Ils entrent dans leurs tanières dès que la température devient froide – généralement, entre septembre et octobre et émergent vers avril. Ils survivent tout ce temps en réduisant leur rythme respiratoire à une respiration toutes les 45 secondes, en ralentissant leur fréquence cardiaque de 8 à 19 battements par minute et en se fiant à leur réserve de graisse.

Les chauves-souris comme la petite chauve-souris brune hibernent elles aussi au Canada. Autrefois, elles hibernaient efficacement tout l’hiver dans leurs grottes en survivant grâce à leurs réserves de graisse. Ce n’est plus le cas pour plusieurs millions de chauves-souris. Le syndrome du nez blanc a de graves répercussions sur leurs capacités d’hibernation en les maintenant plus actives et en épuisant rapidement leurs précieux amas graisseux pendant les mois d’hiver les plus froids.

Les marmottes, animaux les plus reconnus pour hiberner au Canada, symbolisent l’arrivée du printemps. Elles  entrent en hibernation vers septembre ou octobre et réduisent leur fréquence cardiaque de 80 à 5 battements par minute. Elles baissent également leur température corporelle à 3 °C pour durer tout l’hiver.

Les couleuvres rayées hibernent par groupes de cent, voire des milliers, dans des trous ou des terriers pour rester au chaud. À l’arrivée du printemps, elles quittent leurs abris d’hiver pour absorber le plus de vitamine D possible.

Dans le froid

snowshoe hare winter
Les lièvres d’Amérique sont l’une des espèces les plus connues comme étant actives tout l’hiver.

Certaines espèces savent vraiment tirer parti de l’hiver et profitent du meilleur des deux mondes – un abri confortable et un pays des merveilles hivernales à explorer.

Les lièvres d’Amérique sont l’une des espèces les plus connues comme étant actives tout l’hiver. Leur fourrure s’épaissit et devient blanche pour se fondre dans la neige. Les tempêtes de neige et les conditions météorologiques peuvent gâcher leurs plans de recherche de nourriture quotidiens, mais ils sont connus pour affronter les tempêtes et se reposer dans des endroits abrités, appelés « formes », et sous des troncs d’arbres, des souches et des arbustes. Parce que ces petites bêtes sont toujours en mouvement, elles peuvent facilement trouver un abri et de la nourriture comme des bourgeons, des brindilles et de l’écorce. Ces animaux jouent également un rôle crucial dans la chaîne alimentaire pendant les hivers rigoureux du Canada. Le lièvre d’Amérique aide à garder d’autres espèces en vie, comme les lynx, les renards, les coyotes et plus encore pendant ces mois froids.

Les renards s’adaptent aussi bien aux conditions hivernales. Pendant les mois d’hiver, les renards s’abritent dans les bosquets et les buissons épais. Les renards explorent le sol hivernal et se nourrissent de petits mammifères tels que les lièvres d’Amérique, les souris, les campagnols, les lapins et bien d’autres sources d’alimentation pendant les mois les plus froids. Les renards ont une excellente ouïe et peuvent entendre les petits mammifères se gratter et faire du bruit sous la neige. Ils plongent ensuite dans la neige pour grignoter un en-cas.

La vie sous la neige

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Les petits mammifères comme les campagnols, les musaraignes et les souris construisent un réseau de tunnels leur permettant de se déplacer librement au fond à la recherche de nourriture.

Il ne faut pas laisser le calme d’une couverture de neige parfaite vous berner, il y a un réseau animé sous celle-ci. Les petits mammifères comme les campagnols, les musaraignes et les souris construisent un réseau de tunnels leur permettant de se déplacer librement au fond à la recherche de nourriture. Pour eux, plus il y a de neige, mieux c’est ! La neige agit comme un isolant, les maintenant bien au chaud durant les jours les plus froids et les protégeant quelque peu des prédateurs. Il y a une abondance de nourriture sous la neige, comme des graines, des noix, des herbes sèches et des insectes torpides qui les maintiennent bien nourris.