Êtes-vous ouvert à la possibilité de cohabiter avec des chauves-souris?

Entendez-vous des petits cris aigus? Apercevez-vous des chauves-souris tournant autour de votre toit?

Il est possible que vous partagiez votre demeure avec des chauves-souris. Bien que cette idée puisse vous effrayer, ne mettez pas tout de suite votre maison à vendre. Il est plus facile que vous pourriez le  croire de cohabiter avec des chauves-souris.

Pourquoi sont-elles là?

En un mot, pour nicher. Au printemps, les femelles se cherchent des endroits pour nicher et élever leurs petits. Les bébés naissent entre les mois de juin et d’août. Donc, si vous avez des chauves-souris dans le grenier en ce moment, il y a de fortes chances qu’il y ait aussi des petits. Il semblerait que les chauves-souris retournent tous les ans au même endroit pour mettre bas.

Je veux qu’elles partent!

Alors qu’arrive-t-il si vous expulsez les chauves-souris durant l’été? Vous n’aimerez pas la réponse. Lorsque vous expulsez des femelles durant l’été, vous laissez vraisemblablement mourir les bébés sans défense. Si vous voulez vraiment expulser une chauve-souris, le meilleur temps pour le faire est en septembre ou octobre. Peu importe ce que vous faites, ne les expulsez pas entre les mois de mai et août ou durant l’hiver.

Y a-t-il une autre façon?

Oui. Apprendre à cohabiter avec elle. Il est tellement important de prendre du recul et vraiment y penser. De nombreuses chauves-souris du Canada sont en péril. La pipistrelle de l’Est, le vespertilion nordique et la petite chauve-souris brune sont tous inscrits comme espèces en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. La chauve-souris blonde et la chauve-souris rousse sont menacées.  Et le vespertilion à queue frangée, l’oreillard maculé, l’oreillard de Townsend, le vespertilion pygmée de l’ouest, le vespertilion de Yuma et le molossidé sont des espèces préoccupantes.

Ces chauves-souris sont en péril pour diverses raisons, mais une des plus importantes est la perte d’habitat. Elles n’ont simplement plus assez d’endroits pour élire domicile. Et lorsqu’on sait que leur survie dépend moins des taux de natalité que des taux de survie et qu’elles ont seulement un ou deux bébés par année, il est essentiel de leur fournir des endroits où pourront survivre ces petits.

Mais comment pourrais-je vivre avec une… ou plusieurs (aïe!) chauves-souris?

Heureusement, votre nouvelle coloc ne partagera pas votre salle de toilette. En fait, vous ne la verrez presque jamais. Les chauves-souris préfèrent vivre dans les greniers. Vous pouvez donc adapter votre demeure pour leur fournir un perchoir sécuritaire. Les blocages, cloisons et points d’entrée et de sortie ne sont que quelques rénovations que vous pouvez faire pour reléguer les chauves-souris à une section particulière du grenier.

Cela étant dit, il faut prendre quelques précautions pour faire en sorte que cet arrangement est sécuritaire. Habituellement, le plus grand problème est le guano de chauves-souris. Placez une toile de protection dans votre grenier pour le recueillir et lavez la toile une ou deux fois par année pour veiller à ce que les excréments ne nuisent pas à votre santé.

Apprenez-en plus sur comment vous pouvez aider les chauves-souris à Aidonsleschauves-souris.ca.

 

La taille compte-t-elle?

La taille des navires joue-t-elle un rôle dans les blessures qu’ils infligent aux baleines?

Le Canada compte 33 espèces de cétacés. Ces mammifères marins passent toute leur vie dans l’eau. Malheureusement, il arrive qu’au contact d’objets présents dans les océans, comme les navires, ils vivent des expériences assez terribles. Lorsque des navires heurtent des baleines, les conséquences peuvent être désastreuses pour ces dernières : elles sont généralement blessées ou meurent de ces collisions.

Si les baleines semblent souvent nager normalement après une collision avec un navire, leurs blessures peuvent toutefois être suffisamment graves pour entraîner leur mort peu de temps après. Les nécropsies effectuées sur des baleines décédées suite à des collisions avec des navires ont montré que ces impacts sont susceptibles d’endommager les vaisseaux sanguins entourant leur nageoire dorsale. Certains navires peuvent même leur fracturer les os, tandis que la plupart provoquent de graves hémorragies au niveau de la graisse et des tissus corporels.

humpback whale in antarctica with ship

Mais qu’en est-il de la taille du navire? Les navires de grande taille sont-ils plus dangereux pour les baleines? C’est ce que les chercheurs de la Fédération canadienne de la faune s’efforcent de découvrir.

Il est bien connu que les grands navires, comme les navires de croisière et de charge, peuvent être mortels pour les baleines. Nous savons qu’en raison de leur taille énorme et des vitesses rapides qu’ils peuvent atteindre, ces puissants navires peuvent avoir un impact brutal sur les baleines en cas de collision. Les plus graves blessures sont causées par ces gros navires. En conséquence, un grand nombre de ces navires sont soumis à des limitations de vitesse afin d’atténuer les dommages infligés à nos baleines.

Alors, la taille compte-t-elle vraiment?

sailboat and whale tale

Mais qu’en est-il des navires plus petits, comme les bateaux de pêche? Selon Pêches et Océans Canada, rien qu’en 2016, plus de 15 000 bateaux de pêche (d’une longueur inférieure à 20 mètres) étaient immatriculés dans les provinces atlantiques du Canada. Or, ces bateaux de pêche heurtent également les baleines. Bien qu’ils ne se déplacent généralement pas très vite (généralement à une vitesse inférieure à 10 nœuds), la limitation de leur vitesse peut contribuer à réduire les risques de blessures et de décès de nos baleines.

Sean Brilant, chercheur en conservation principal pour les Programmes maritimes de la Fédération canadienne de la faune, étudie les impacts que ces petits navires peuvent avoir sur nos baleines. Cet été, Sean Brillant et son équipe de chercheurs étudient des bateaux de course au large à grande vitesse afin de déterminer si ces derniers sont susceptibles de blesser gravement les baleines en cas de collision.

Apprenez-en plus sur le travail de la Fédération canadienne de la faune sur nos côtes et dans nos océans

La chaleur monte!

Ces animaux qui connaissent la ménopause

Vous avez réglé l’air conditionné au maximum. Vous avez investi dans un appareil de bruits ambiants pour arriver à trouver un peu de sommeil. Votre patience connaît de toutes nouvelles limites ces derniers temps. Mesdames, la ménopause n’a rien d’amusant, mais saviez-vous que nous ne sommes pas les seules du royaume animal à en souffrir?

Honnêtement, nous sommes des oiseaux rares. La plupart des animaux continuent d’avoir des enfants jusqu’à leur vieillesse. Cependant, beaucoup de baleines à dents fonctionnent de manière semblable aux humains, puisqu’elles se reproduisent pendant un certain nombre d’années, puis continuent leur vie après cette période reproductrice.

Découvrons certains animaux sauvages qui vivent la ménopause :

1. Les globicéphales du Pacifique

Pilot whale mom and calf | Photo @ Clair Evers

Les globicéphales du Pacifique peuvent vivre jusqu’à 60 ans. Du moins, les femelles. Les mâles meurent généralement vers l’âge d’environ 45 ans. La femelle globicéphale du Pacifique atteint la maturité sexuelle vers l’âge d’environ 10 ans. Une fois cet âge atteint, elle commence à avoir des petits tous les cinq à huit ans jusqu’à sa ménopause.

2. Les bélugas

Beluga pod | Photo: Shafik Diwan, CWF Photo Club

Les bélugas ont une grande espérance de vie. Ils peuvent vivre jusqu’à 75 ans en nature. Ça fait beaucoup de bougies d’anniversaire à souffler! Les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre l’âge de 8 et 14 ans. Ensuite, elles ont des petits (un à la fois) environ tous les trois ans jusqu’à ce qu’elles atteignent la ménopause.

3. Les narvals

Narwhals

La femelle narval atteint la maturité sexuelle entre l’âge de 8 et 12 ans. Après quoi, elle aura un petit à la fois. Elle donne généralement naissance à un petit tous les trois ans, bien que ce cycle puisse être encore plus long. Éventuellement, sa période reproductrice se termine et elle traverse une ménopause avant de vivre jusqu’à 50 ans (bien que la plupart vivent moins de 30 ans).

4. Les épaulards

killer whales | Photo: Kari Watkins, CWF Photo Club

Les épaulards ne vivent pas aussi longtemps que les autres espèces de baleines. Les mâles vivent en moyenne 30 ans, alors que les femelles peuvent vivre jusqu’à 50 ans. La femelle de ce mammifère marin social ne donne pas naissance à son premier petit avant d’avoir atteint environ 15 ans. Après sa période reproductrice, elle prendra soin des petits de ses petits. Voilà une famille tissée serrée!

Quel est le but?

Alors, quel est le but de traverser une ménopause avant de continuer à vivre jusqu’à nos vieux jours? Pour être honnête, c’est un peu mystérieux. Certains chercheurs attribuent ce phénomène à l’hypothèse de la grand-mère. Cette idée suggère que les femelles plus vieilles se retirent pour soutenir la progéniture de leurs petits au lieu de porter plus de leurs propres petits.

Bien que cette idée fonctionne pour les créatures sociales comme les épaulards, toutes les baleines ne sont pas sociales. Et selon cette théorie… les espèces comme les éléphants ne devraient-elles pas avoir évolué pour connaître une ménopause? Ce sont des êtres extrêmement sociaux qui prennent soin des petits de leurs petits, mais les femelles ne démontrent aucun signe de ménopause.

Donc, il ne semble pas encore exister de réponse claire à savoir pourquoi certains animaux traversent une ménopause. Qu’en pensez-vous?

De gros petits mensonges

Lorsqu’il s’agit de la faune, nous avons cru quelques bêtises au courant des années.

Si vous vous croisez les yeux, ils resteront comme ça. Si vous avalez de la gomme, elle demeurera dans votre estomac pendant sept ans. Combien de bêtises comme celles-ci avez-nous au courant de votre vie? Eh bien, on accepte encore de nombreuses faussetés au sujet de la faune.

Mettons les choses au clair.

MYTHE no 1 : Les excréments de chauves-souris causent des maladies

bat

Faux! De nombreuses personnes accusent uniquement les chauves-souris, alors que les excréments de nombreux animaux peuvent causer des maladies. En fait, les spores fongiques qui causent l’histoplasmose (une infection des poumons) se retrouvent dans divers types d’excréments, dont les excréments de chauves-souris (appelés guano), mais aussi ceux de l’humain, des chevaux, des chiens, des vaches, des oiseaux, des moufettes et des opossums. Mais vous ne vous débarrasseriez pas de Fido pour autant! En vérité, vous êtes à risque de nuire à votre santé lorsque vous venez en contact avec n’importe quelle matière en décomposition, peu importe la source.

MYTHE no 2 : Si vous touchez un oisillon, ses parents l’abandonneront

eagle chick

Les oiseaux n’abandonnent pas leurs petits simplement parce que quelqu’un les a touchés. Il ne semblerait pas que les oiseaux reconnaissent leurs oisillons à l’odorat de toute façon. Ce n’est pas parce leur odorat n’est pas développé, comme on pourrait le croire. On sait maintenant que l’urubu à tête rouge et les oiseaux marins ont un sens de l’odorat très développé. Et les recherches sur le diamant mandarin prouvent qu’il utilise son odorat pour reconnaître les membres de sa famille.

MYTHE no 3 : Vous aurez des verrues si vous touchez un crapaud

american toad

Sérieusement? Je regrette de vous l’annoncer, mais ce sont plutôt les planchers malpropres de la douche à votre centre d’entraînement local qui vous ont causé ces jolies verrues plantaires, plutôt qu’un crapaud. Oui, les crapauds semblent avoir des verrues, mais ce n’est que l’apparence de leur peau. Certains crapauds ont des bosses qui dégagent des toxines afin d’éloigner les prédateurs.

MYTHE no 4 : Les chauves-souris sont aveugles

En fait, les chauves-souris voient très bien. Ce mythe persiste possiblement, car on sait que les chauves-souris dépendent de l’écholocalisation pour se déplacer. Puisque la majorité des chauves-souris ne voient pas dans le noir, elles dépendent de leur système sonar intégré pour se déplacer à de très grande vitesse dans l’obscurité!

MYTHE no 5 : Le requin peut flairer une goutte de sang à des kilomètres de distance

blood in water and shark

Il est vrai que le requin utilise l’odorat pour trouver des proies. Mais vous devrez saigner abondamment pour attirer leur attention. Une seule goutte de sang pourrait attirer un requin vivant dans une petite piscine, mais non dans le vaste océan.

 

Une nouvelle menace pour les chauves-souris

Un malheur n’arrive jamais seul. Comment pouvons-nous aider les chauves-souris face à cette nouvelle menace?

Le Canada abrite 19 espèces de chauves-souris, et chacune d’entre elles est importante pour notre environnement et notre économie.

Quand le soleil se couche, les chauves-souris se mettent au travail et ingurgitent les parasites nuisibles de votre jardin (moustiques, prenez garde!). Elles sont également extrêmement bénéfiques pour l’agriculture. Les chauves-souris rapportent des économies de 30 millions de dollars par année au secteur agricole. Mais malheureusement, elles sont confrontées à des menaces écrasantes qui pourraient les éradiquer. De la perte de leur habitat au syndrome du museau blanc, les chauves-souris du Canada font face à des défis majeurs. Et maintenant, les chercheurs craignent d’avoir affaire à une autre menace : les néonicotinoïdes.

Pour mettre les choses en contexte , l’industrie agricole a beaucoup changé au cours des 20 dernières années en ce qui concerne la gestion des parasites. Des insecticides systémiques, comme les néonicotinoïdes, ont été introduits, qui pénètrent directement dans les plantes – des racines jusqu’aux feuilles. Nous savons déjà que les néonicotinoïdes ont des effets dévastateurs sur les abeilles, les papillons et d’autres pollinisateurs, mais il semble que les chauves-souris aussi en soient très affectées.

Les néonicotinoïdes peuvent avoir un impact sur les chauves-souris de trois manières :

  1. La réduction du nombre d’insectes disponibles
  2. L’empoisonnement, lorsqu’elles avalent des insectes qui ont été exposés aux néonicotinoïdes
  3. L’attaque de leur système immunitaire, qui les rend plus vulnérables aux maladies

Famine

Les chauves-souris nécessitent de nombreux insectes pour manger à leur faim. En une nuit, une seule chauve-souris peut ingurgiter de 30 à 50 % de son poids corporel en insectes. Bien que les néonicotinoïdes ne soient pas les seuls responsables du déclin mondial des insectes, ils n’améliorent certainement pas les choses!

Poison

Lorsque les chauves-souris mangent des insectes, elles risquent d’ingérer le pesticide. Les insectes peuvent être exposés aux néonicotinoïdes et transporter le pesticide sur leurs ailes, leurs écailles ou leurs poils. L’ingestion de nombreux insectes infectés peut affecter la capacité des chauves-souris à se déplacer par écholocation, et avoir d’autres conséquences sur leur santé.

Maladie

Les néonicotinoïdes peuvent demeurer dans les corps des chauve-souris pendant longtemps. Une étude de recherche, portant sur les tissus de chauve-souris testés au cours de l’hiver, a révélé la présence de néonicotinoïdes. Une exposition prolongée des chauves-souris aux néonicotinoïdes pourrait fragiliser leur système immunitaire et les rendre plus vulnérables à des maladies comme le syndrome du museau blanc.

 

Les trompeurs dans la nature

Comment fonctionne la monogamie dans la nature?

La monogamie peut-elle vraiment exister dans la nature? La plupart des animaux n’essaient même pas de rester fidèles à un partenaire, mais trois pour cent des mammifères aiment fonder un foyer avec leur grand amour. Cela dit, les chercheurs ont constaté que même les couples les plus fidèles peuvent avoir des aventures passagères. Rencontrez la faune aux yeux baladeurs.

Les presque fidèles

Certains animaux sont socialement monogames, ce qui signifie qu’ils peuvent choisir un partenaire pour la vie, mais qu’ils sont capables de le tromper de temps en temps.

Les castors

beaver

Les castors choisissent un partenaire pour la vie et s’investissent beaucoup dans leur relation. Les mâles comme les femelles assument leur part de responsabilité lorsqu’ils ont des petits, et ils sont si attachés l’un à l’autre qu’ils font équipe jusqu’à la mort de l’un des partenaires. Cela dit, on sait que les castors ont aussi des aventures. Mais ce n’est pas un œil baladeur qui brisera cette équipe.

Les loups

Les loups se reproduisent environ une fois par an à l’état sauvage. Ils choisissent souvent un partenaire et restent fidèles pendant de nombreuses années, jusqu’à la mort de l’un des deux. Cependant, ils abandonnent parfois leur partenaire s’il n’est plus dans la force de l’âge et n’est plus en mesure de procréer.

Les campagnols des Prairies

vole

Les campagnols des Prairies incarnent la monogamie chez les animaux. Ces petits rongeurs, qui occupent les prairies du Canada, se lient avec un partenaire et sont souvent inséparables jusqu’à la mort de l’un ou l’autre. Ce sont également des partenaires formidables, jouant tous les deux un rôle de premier plan dans l’élevage de leurs petits et consacrant également du temps à se toiletter mutuellement. Il est rare de voir des campagnols des Prairies faire des galipettes avec un autre compagnon, mais une étude a révélé que 10 % des mâles trompaient leur partenaire quand on leur présentait une autre femelle. Cela dit, ce sont des compagnons très fidèles. Moins de 20 % des campagnols des Prairies cherchent un autre partenaire après le décès de leur grand amour.

Pas de contraintes!

Les mammifères monogames sont plutôt rares. La plupart s’accouplent avec plusieurs partenaires et certains sont même polygames.

Les dauphins à gros nez

bottlenose dolphin

Les dauphins sont connus pour être des animaux incroyablement sociaux. Leurs groupes peuvent compter de 12 à 1000 individus! Ces mammifères marins ne prennent pas la peine d’être monogames; ils préfèrent de loin partager leur amour. Quand une femelle plaît à un mâle, il nage jusqu’à elle et la sollicite du museau jusqu’à ce qu’elle lui donne le feu vert.

Les morses

walrus ice floe arctic

Les morses mâles possèdent un grand harem de femelles. Le mâle s’accouple avec toutes les femelles en les attirant par des vocalisations spéciales. Sous l’eau, ces sons ressemblent à des clics ou même à des cloches, tandis que sur terre ils sonnent davantage comme des sifflets. Les morses mâles sont aussi terriblement protecteurs de leur harem et défient tout autre concurrent qui s’approche trop près d’une femelle par un rugissement puissant.

La prochaine extinction

Sommes-nous témoins d’une extinction massive?

La vie sur Terre a commencé il y a 3,8 milliards d’années. Depuis, notre planète a vécu beaucoup de périples, dont cinq extinctions massives. La dernière extinction a eu lieu il y a 65 millions d’années. On pense qu’un astéroïde d’une largeur équivalent à 10 kilomètres a atterri sur la Terre et tué les dinosaures.

De nombreux chercheurs sont d’avis que la prochaine extinction massive surviendra plus tôt que plus tard – en fait, qu’elle est déjà commencée.

La 6e extinction

Vancouver Island Marmot

Voyez-vous, les espèces s’éteignent à un rythme sans précédent. Il est normal de perdre une espèce tous les 700 ans. Selon La 6e extinction – comment l’homme détruit la vie d’Elizabeth Kolbert, nous perdons certaines espèces 45 000 fois plus rapidement que dans le passé. À ce rythme, nous pourrions perdre 20 à 50 pour cent de nos espèces d’ici la fin du siècle.

Nous pourrions perdre 20 à 50 pour cent de nos espèces d’ici la fin du siècle.

Les chercheurs croient qu’un tiers des mollusques d’eau douce, des requins et des récifs sont en voie de disparition dans nos eaux. De plus, un quart de nos mammifères, un cinquième de nos reptiles et un sixième de nos oiseaux disparaissent. Et chaque fois qu’une autre espèce s’éteint, nous sommes tous témoins d’un événement qui ne devrait pas se produire.

city smog

Pourquoi sommes-nous lancés vers cet abîme? Malheureusement, nous sommes les coupables, vous et moi. Les humains prennent vraiment toute la place. Notre population explose et nous nous emparons de toutes les ressources de cette planète – le sol, l’air, l’eau et plus encore. Par exemple, depuis la révolution industrielle, nous avons émis dans l’atmosphère près de 365 milliards de tonnes métriques de dioxyde de carbone en brûlant des combustibles fossiles et 180 milliards de tonnes additionnelles en éliminant des forêts.

Nous plaçons aussi des barrages dans nos rivières, pêchons d’énormes quantités de poissons dans nos océans et utilisons de plus en plus l’eau du globe. Et, grâce à nous, les espèces se déplacent par des moyens  anciennement inconnus, dont l’avion et le navire de charge. On les transporte d’un continent à l’autre, introduisant ainsi une gamme d’espèces envahissantes qui menacent les espèces indigènes.

Nous avons besoin d’un peu de recul. Nos décisions sont si souvent basées sur la commodité et la facilité – mais à quel coût? Qui paiera le prix? Peut-être les beaux papillons multicolores qui visitent votre jardin tous les printemps ou les majestueuses baleines qui sillonnent nos océans depuis des siècles. Sommes-nous prêts à les perdre?

Examiner les risques

Les dernières évaluations de la rencontre du COSEPAC

L’évaluation de 22 espèces de faune et de flore par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en novembre a mis en relief la nécessité pour les gouvernements fédéral et provinciaux de travailler à prévenir la perte des espèces indigènes du Canada. Le COSEPAC a examiné la situation de trois espèces à risque de disparaître au Canada  – l’ours polaire, le frêne noir et le saumon chinook.

L’ours polaire

Polar Bear

Ces magnifiques sources dépendent de leur chasse aux phoques pour survivre. Cependant, des études prédisent que les étés arctiques dureront plus longtemps, ce qui rendra cette chasse cruciale encore plus difficile Les Inuits on bon espoir que les ours polaires seront en mesure de s’adapter et que cette capacité saura préserver cet ours en péril. Le Comité a déclaré que l’ours polaire est une espèce préoccupante.

Saumon chinook

The Chinook salmon migration to the Upper Yukon River must travel around the Whitehorse Rapids Generating Facility via a 300 m long fish ladder. A viewing chamber partway through the ladder provides an incredible opportunity for the public to observe Chinook salmon as they approach spawning grounds

Saviez-vous que le saumon chinook réalise la plus longue migration au Canada ? Malheureusement, son long voyage migratoire est ponctué de défis et de menaces.  Le Comité a noté que 13 populations ont connu une diminution significative. Parmi celles-ci, huit populations sont jugées en voie de disparition, quatre sont menacées et une est préoccupante.

« À titre de membre fondateur du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada, la FCF s’inquiète du fait que 13 des 16 groupes de populations de saumons chinook évalués dans le sud de la Colombie-Britannique sont menacés de disparition », indique David Browne, directeur du volet Conservation de la FCF. « Une diminution de la qualité des habitats marins et d’eau douce est considérée comme une des principales causes de cette situation. Il y a donc plus de raisons que jamais d’investir dans la protection et le rétablissement des habitats dans le bassin hydrographique de la rivière Fraser et de se conformer aux recommandations de la Commission Cohen. Les nouvelles ne sont pas bonnes non plus pour les épaulards résidents du Sud, puisque les experts du Canada s’entendent pour qualifier leur principale proie, le saumon chinook de la rivière Fraser, d’espèce menacée de disparition. »

Le frêne noir

Black ash leaves
@ Keith Kanoti

Le pernicieux agrile du frêne s’est répandu dans bien des forêts au Canada. Cette espèce envahissante a détruit environ 2 milliards d’arbres en Amérique du Nord et ne montre aucun signe d’essoufflement (ou de pitié). Il est difficile de déterminer, parmi les 162 millions de frênes noirs qui tiennent encore, lesquels survivront. Le Comité a donc déclaré que l’espèce est menacée. Le frêne noir et un arbre très important pour nos forêts. Il s’agit de l’arbre le plus largement répandu au Canada, qui sert à produire des articles commerciaux comme des paniers, des meubles, du recouvrement de plancher et des raquettes.

Ce que vous pouvez faire

upload observations to inaturalist.ca

Oui, la faune et la flore du Canada font face à de nombreux défis, mais nous ne voulons surtout pas que vous vous sentiez impuissant face à cette situation. Nous avons plein de suggestions pour vous permettre de nous aider ! Saviez-vous que 13 des 22 espèces évaluées ont été observées par des utilisateurs d’iNaturalist ? Vous pouvez contribuer à l’évaluation d’autres espèces en téléchargeant l’appli iNaturalist et en faisant partie de l’équipe de surveillances de la biodiversité du Canada !

 

 

Les tueurs qui imitent – D’infâmes meurtriers trouvent leur pendant dans la nature

Les cinq animaux suivants n’ont peut-être pas étudié le comportement de certains des plus ignobles tueurs de l’histoire, mais ils semblent imiter leurs meurtres de façon plutôt astucieuse. Pouvez-vous deviner lesquels?

Vlad l’Empaleur
Imitateur : La pie-grièch

loggerhead shrike

Tout comme Vlad l’Empaleur, un dément roumain du 15e siècle, la pie-grièche empale ses victimes (sur une branche).

Toutefois, elle le fait à défaut d’avoir des serres, ce dont la plupart des oiseaux de proie sont équipés pour tuer leur prochain repas. Cet oiseau se débrouille malgré tout en empalant plusieurs proies à la fois, ce qui lui permet d’emmagasiner de la nourriture. Lorsqu’elle a un petit creux, la pie-grièche peut choisir parmi de nombreuses collations.

De plus, c’est une façon de faire qui aide les mâles à attirer les femelles. Plus la pile de proies empalées est haute, plus le mâle est susceptible d’être choisi comme partenaire!

Cette pratique a aussi d’autres avantages pour les espèces de pie-grièche qui se nourrissent de papillons monarques, comme la pie-grièche migratrice. Puisque le monarque accumule du poison dans son organisme afin de se protéger de la majorité des prédateurs, la pie-grièche le laisse sur une branche pendant plusieurs jours jusqu’à ce que les toxines se soient dégradées et que le papillon soit comestible.

Hannibal Lecter
Imitateurs : Les aigles et les faucons

bald eagle with catch

Hannibal Lecter mangeait certaines de ses victimes accompagnées de gourganes et d’un bon Chianti. Il dévorait les autres alors qu’elles étaient encore vivantes.

Les aigles et les faucons sont également connus pour consommer leurs proies sans les tuer, sauf bien sûr si elles se débattent trop. Leurs victimes meurent généralement d’une importante perte de sang ou d’une défaillance d’organe. Gloups.

L’étrangleur de Boston
Imitateur : Le putois d’Amérique

Le putois d’Amérique s’inspire de l’étrangleur de Boston en étouffant sa proie principale, le chien de prairie, jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Selon des recherches, le putois se glisse dans le terrier du chien de prairie, grimpe subrepticement sur le dos du rongeur, lui donne des coups de patte pour le réveiller et referme ses mâchoires sur sa gorge afin de l’étrangler à mort. Étangler? Ce ne serait pas plutôt mordre? Hé non. La plupart des chiens de prairie meurent bel et bien de suffocation. C’est à donner la chair de poule.

Charles Manson
Imitateur : L’épaulard

killer whale or orca pod

Charles Manson était à la tête d’un groupe d’adeptes, plus tard connu comme la famille Manson, qui a commis une série de meurtres atroces, tout cela en plein cœur des années 60, la décennie de l’amour.

L’épaulard s’entoure lui aussi de collaborateurs pour chasser ses plus grosses proies. Cependant, ce mammifère utilise cette méthode uniquement à des fins de survie. Fait notable, les épaulards travaillent silencieusement en bandes pouvant compter jusqu’à 40 individus. De cette façon, ils sont en mesure d’entendre des proies de grande taille, comme les baleines et les requins. C’est seulement après être partis à la chasse qu’ils commencent à chanter pour communiquer.

Dracula
Imitateur : La lamproie

lamprey

Dracula n’est pas le seul à vouloir sucer votre sang! Donnez-en l’occasion à la lamproie et vous le regretterez assurément.

Ce poisson dépourvu de mâchoire se cramponne à la chair d’autres poissons ou de mammifères marins à l’aide de sa bouche en forme d’entonnoir et suce le sang de ses proies. Il peut s’agripper à un hôte pendant des mois, jusqu’à ce qu’il soit rassasié ou que sa victime meure.

Ça y est, vous avez peur?

Visitez la page Destination Halloween de la Fédération canadienne de la faune pour lire des histoires véritablement terrifiantes! Vous pouvez également y télécharger des gabarits pour sculpter des citrouilles, obtenir de succulentes recettes et envoyer gratuitement des cartes d’Halloween électroniques qui donnent la chair de poule! Joyeuse Halloween!

 

Sept façons d’être confortable en plein air cet automne!

Mettez un peu de « hygge » dans vos vies à mesure que les températures baissent

e ne sais pas ce qu’il en est de vous, mais il y a quelque chose en automne qui me donne envie d’hiberner. D’allumer toutes les bougies. De lire tous les livres. Apparemment, je ne suis pas la seule. Trouver le bonheur dans le confort est un mode de vie au Danemark. Les Danois appellent cela « hygge ». Et bien que se retirer à l’intérieur en prévision des mois froids à venir soit une façon de s’y prendre, on peut aussi profiter de petits plaisirs cet automne en plein air. Voici sept façons de pratiquer l’« hygge » en plein air cet automne pour vous aider à profiter du temps frais!

Allez pique-niquer

picnic

L’automne est la saison idéale pour pique-niquer. Préparez des repas chauds comme de la soupe, du ragoût, du chili ou du curry, et mettez-vous à l’aise avec un grand chandail en tricot et des chaussettes épaisses. Remarque : Les Danois sont convaincus que les friandises sont une part importante de l’« hygge ». Alors, assurez-vous d’accompagner votre repas chaud de chocolat, de biscuits ou de gâteaux.

Louez un chalet

campfire by cabin

Rendez-vous dans un chalet dans les bois en compagnie de quelques amis. Vous pouvez randonner dans la journée et faire des feux de camp la nuit. N’oubliez pas les ingrédients pour vos s’mores! Et s’il pleut, réjouissez-vous. Vous pouvez vous blottir à l’intérieur pendant une heure ou deux avec des jeux de société, puis retourner dehors une fois le mauvais temps dissipé.

Aidez les espèces sauvages cet automne

yellow fall leaves

Vous pourriez être tenté de ratisser toutes les feuilles mortes dans votre jardin, mais assurez-vous d’en laisser dans certaines zones. De nombreux animaux trouvent refuge dans les tas de broussailles et s’y cachent des prédateurs. Installez également une mangeoire à oiseaux. De nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs s’engraissent pendant cette période de l’année pour disposer de suffisamment de carburant pour leur long voyage à venir. La faune de votre jardin vous en remerciera!

Allez cueillir des pommes

go apple picking

Rien n’évoque l’automne comme de mordre dans une pomme acidulée, non? Prenez un panier et rendez-vous dans un verger de votre région. Mieux encore, invitez vos meilleurs amis à partager votre plaisir. Lorsque vous aurez suffisamment rempli votre panier, rentrez chez vous et préparez une croustade aux pommes. Miam!

Organisez une chasse au trésor automnale

fall forest

Avec les enfants qui vous entourent, organisez une chasse au trésor en plein air sur le thème de l’automne. Vous voudrez regarder en haut et en bas pour rechercher un érable à sucre, un peuplier baumier, un bouleau jaune, un chêne rouge et tous les merveilleux arbres à feuilles caduques dans votre coin de forêt. Pendant que vous y êtes, ramassez aussi des feuilles mortes, des glands et des pommes de pin – ils feront de belles décorations dans votre maison!

Promenez-vous dans les bois

hike fall forest

Il n’y a rien de plus apaisant que le bruit des feuilles craquant sous les pieds. Nos vies sont si agitées qu’il est important de s’efforcer de ralentir. Prenez le temps de faire une longue promenade dans les bois. Écoutez le bruit des feuilles qui craquent sous vos pieds. Mettez-vous au défi de garder votre téléphone dans votre poche – sans faire défiler votre fil d’actualités Facebook! Il est temps de vous déconnecter et de vraiment apprécier la beauté qui vous entoure. C’est encore mieux si vous emmenez Pitou!

Contemplez le ciel nocturne

stargazing camping winter tent

Le soleil se couche plus tôt ces jours-ci et il n’y a pas de meilleure excuse pour observer un peu les étoiles. Accompagné de votre bien-aimé, enveloppez-vous dans une grande couverture moelleuse, un verre de cidre de pomme chaud à la main, et levez les yeux vers les cieux. Vous pouvez même télécharger une application qui vous aidera à vous y retrouver parmi tous ces points lumineux.

Le style de vie « hygge » vous invite à profiter du moment présent. Chaque saison est un cadeau. L’automne sera fini en un rien de temps, alors profitez-en! Après vos aventures en plein air automnales, recherchez aussi le confort chez vous. Allumez des bougies, détendez-vous sur le canapé enveloppé d’une couverture confortable, une tasse de thé à la main. Respirez profondément et profitez du lieu dans lequel vous vous trouvez, à l’instant même. Bon automne à tous!